Hommes sauvages d’Écosse

Une empreinte de 35,5 cm (14 inch) trouvée à Dumfries en 2018.

Nessie pourrait ne pas être la seule étrangeté animale à hanter le tiers nord de la Grande-Bretagne. Nous partons vers la terre des « Gaëls des dunes et des collines », que les Romains nommaient Caledonia ( terme vraisemblablement issu du gallois Celydd , un abri boisé) et qui prendra à partir du moyen-âge le terme de Scotia.

Avant de se pencher sur les hommes sauvages d’Écosse, il faut en préalable se poser une question ; L’homme sauvage a t-il sa place dans les paysages nus, voire désolés de la lande écossaise ? Que devient l ‘homme des bois quand, justement, il n ‘y a pas de bois ?

Plusieurs facteurs tels que la déforestation extrême, du brûlage des terres, la chasse excessive, le pâturage excessif des moutons et des cerfs et de la mauvaise gestion générale des terres pendant des centaines d’années, ont endommagé l ‘écosystème .

Certes le paysage écossais typique, celui des cartes postales est dépourvu du moindre tronc, mais il ne faut pas se laisser tromper par un tableau inexact. Aujourd’hui environ 20% des terres écossaises sont couvertes de forêts, un taux en augmentation grâce aux politiques publiques de réensauvagèrent des terres. Peu à peu, le paysage écossais se transforme pour retrouver une partie des vastes forêts qui le recouvraient jadis.

pourcentage de terres couverte de forêts

Pline l’Ancien rapporte que la Caledonia Silva, aux abords impénétrables, aurait empêché les troupes de l’Empire Romain de coloniser les « Hautes Terres ». C’était une forêt ­primaire post-glaciaire dont les historiens s’accordent à dire qu’elle couvrait près des trois quarts de l’Écosse il y a cinq mille ans, et qui était l’une des les plus magnifiques du monde. Et par endroit, des étendues plus ou moins vastes de forêts verdoyantes ont subsisté jusqu’à aujourd’hui. La plus longue haie d’arbres au monde et le plus vieil arbre du Royaume-Uni se trouvent tous deux dans le Perthshire, surnommé « Big Tree Country ». L’arbre le plus haut du Royaume-Uni se trouve à Inverness, non loin de l’ancienne forêt calédonienne ; et Dumfries abrite la première forêt « Dark Sky » du Royaume-Uni, c’est à dire plongée dans une obscurité nocturne totale.

On peut donc encore trouver des fragments réels et identifiables de la Caledonia Silva bien qu’il ne forment plus une forêt continue, mais plusieurs massifs isolés, principalement dans les Highlands composés de boisements naturels de pin sylvestre écossais (Scots pine) mêlés de bouleaux, sorbiers, saules, trembles et ifs.

Rothiemurchus Forest, hantée jadis par une créature connue sous le nom de Bod-an-Dun qui aurait nuit à la famille Grant propriétaire autrefois ces terres.

Rothiemurchus Forest (près d’Aviemore), souvent cité comme le cœur vivant de l’ancienne Caledonian Forest; Abernethy Forest, une vaste réserve foréstière autour de Loch Garten; Glen Affric est probablement le paysage le plus proche de ce qu’était la forêt originelle. Glen Feshie est aujourd’hui restauré activement, il retrouve progressivement sa structure de forêt primaire. A Rùm, Torridon, Coille Coire Chuilc, il reste quelques petits noyaux de forêt primaire.

Glen Affric

Glen Feshie

Abernethy Forest

Pline l’Ancien décrivait une forêt sombre, dense, hostile aux légions, une masse boisée peu pénétrable. Ce ne sont plus des forêts « vierges », toutes ont été affectées par le pâturage, la coupe ou les incendies au fil des siècles. Mais certaines zones sont si peu perturbées et si anciennes qu’elles conservent une continuité écologique rare en Europe occidentale. Ces massifs ténébreux ont-ils abrité des créatures mythiques et folkloriques, de type homme sauvage ?

L’Úrisk (Úrusigs/Uruisg/Uraigean)

Il existe dans les Highlands un esprit rude et poilu, appelé l’Úrisk. Certains pensent qu’ils sont synonymes des Brownies, les esprits domestiques écossais, mais ils diffèrent sur plusieurs points essentiels. Les Úrisks ne vivent pas dans les lieux habités par les humains, mais uniquement dans des endroits reculés tels que les forêts profondes, les cavernes ou les sommets des montagnes. Physiquement, ces créatures avaient une apparence humanoïde, mais elles étaient plus grandes et avaient la peau grise. Comme les humains, elles pouvaient être de sexe masculin ou féminin. Les voyageurs qui s’aventuraient sur le territoire d’un Urisk apercevaient parfois la créature assise, immobile sur un rocher, les fixant du regard. On ne pouvait les voir que le soir, car ils se cachaient probablement le jour. Il leur arrivait rarement de parler aux humains, et certains récits rapportent qu’ils les attaquaient physiquement. Généralement, cependant, les Úrisks préfèrent ne pas s’immiscer dans les affaires humaines. Et, en de rares occasions, un Úrisk venait en aide à un voyageur en difficulté.

Les Úrisks, étaient habituellement inoffensifs et n’avaient généralement aucune intention de nuire à qui que ce soit, préférant une vie paisible et solitaire. C’est une créature importante de la culture écossaise, car elle est souvent mentionnée dans la toponymie des zones reculées des Highlands, comme s’il s’agissait de créatures indigènes. ( plus de détails dans cet article en Gaélique et ici)

Certaines Úrisk ont été identifiés personnellement, ils avaient un nom, d’ailleurs treize individus sont mentionnés dans un verset du gaélique écossais. L’un d’eux était Padarlan ou Padarlaidh, commémoré dans l’Allt Coire Phadarlaidh, à l’ouest de Fernan, sur la rive nord du Loch Tay. Une légende raconte comment un fermier l’a chassé du pays en faisant tuer ses fils. Plus au nord, dans le Perthshire, on raconte que deux Úrusigs vivaient près d’une cascade sur l’Allt a’ Poll-choere, au sud de Poolewe, dans le West Ross. L’un s’appelait Crotachan Liobastan, et l’autre Ciuthach Caogach. Ils étaient parait-il d’une beauté surprenante. Une légende, semblable à celles d’autres régions, raconte qu’une femme s’en est débarrassée par ruse, et qu’on ne les a plus revus depuis.

La région où la tradition des Úrusigs est la plus ancrée est Braghaid Albainn. Robert Armstrong publia son remarquable dictionnaire en 1825. Originaire de Kenmore, sur les rives du Loch Tay, il consacra l’un des chapitres les plus importants de son ouvrage aux « Úrusig » ! Bien qu’il les qualifiât d’imaginaires, il écrivait comme s’ils avaient réellement existé, même si personne ne pouvait les voir à moins d’avoir une vision double. Généralement solitaires, ils rôdaient cependant dans les villages à la fin de l’automne et raffolaient du lait, du beurre et du fromage.

Par exemple, l’Úrisk de Breadalbane (dans les Highlands du sud de l’Écosse) ne vivait au sommet de sa montagne que durant l’été. L’hiver, transi de froid, il descendait vers les villages. Il se réchauffait dans les maisons et, en échange, travaillait pour le fermier.Une situation similaire se produisit à Tyndrum : l’Úrisk d’une colline voisine vint au village durant l’hiver. Saint Fillan le rencontra et le bannit à Rome.

Le Ghillie Dhu ou Gille Dubh ) est un lutin solitaire mâle décrit dans le folklore écossais. On disait de lui qu’il avait les cheveux noirs et qu’il était vêtu de feuilles et de mousse, d’où le nom de « ghillie suit ». Il apparaît principalement dans des récits de la fin du XVIIIe siècle, vivant dans une forêt de bouleaux des Highlands du nord-ouest de l’Écosse. On disait qu’il protégeait farouchement la forêt des intrus, mais aussi qu’il traitait les enfants avec bienveillance.

Ghillie suit

« Ghillie » est l’équivalent anglais du mot gaélique écossais « gille ». Le lexicographe anglais Edward Dwelly définit « gille » comme un « garçon », un « jeune homme » ou un « enfant »  ; « dubh » signifiant « sombre » ou « aux cheveux noirs ».

Selon la folkloriste Katharine Briggs, le Ghillie Dhu était un esprit de la montagne doux et bienveillant, ou une « fée de la nature plutôt inhabituelle ». Généralement timide, il pouvait aussi se montrer « sauvage ». D’apparence généralement débraillée, il était vêtu de mousse verte et de feuilles d’arbres. Comme son l’indique, il avait les cheveux noirs. Il était de petite taille. On disait qu’il vivait dans les bois de bouleaux près du Loch a Druing, dans la région de Gairloch, au nord-ouest des Highlands. Les bois se situent dans un creux d’une zone vallonnée, à environ 3,2 kilomètres (2 miles) de l’emplacement où fut construit plus tard le phare de Rua Reidh. Son existence est principalement mentionnée dans la seconde moitié du XVIIIe siècle. Osgood Mackenzie, propriétaire terrien et horticulteur écossais, le décrit dans ses mémoires de 1921.

Le récit le plus connu du Ghillie Dhu concerne une jeune fille nommée Jessie Macrae, qui vivait près des bois. Elle s’y aventura et s’y perdit au crépuscule. Ses sanglots auraient attiré l’attention du Ghillie Dhu, qui la réconforta et la ramena chez elle avant la nuit, ou bien resta avec elle toute la nuit et la ramena au matin. Pendant quarante ans, la créature aurait été aperçue par de nombreuses personnes, mais Jessie fut la seule avec qui elle conversa.

Après avoir étudié les traditions folkloriques recueillies principalement dans les régions gaéliques d’Écosse, Susan Schoon Eberly, spécialiste des maladies congénitales, a émis l’hypothèse que le récit du Ghillie Dhu pourrait avoir pour origine un être humain atteint d’une maladie ; d’autres universitaires, comme Carole G. Silver, professeure d’anglais au Stern College for Women, partagent cet avis et suggèrent qu’il s’agissait d’un nain. Eberly a soutenu que plusieurs autres fées solitaires, comme le Brownie et le Fenodyree de l’île de Man, pourraient également avoir une explication médicale plutôt que surnaturelle.

Le canular gris du Ben MacDui

Ben MacDui, est la deuxième plus haute montagne des îles Britanniques après Ben Nevis, culminant à 1 309 m (4 295 pieds) à l’extrémité sud des Cairngorms. Mais tandis que jusqu’à 125 000 personnes s’attaquent chaque année au Ben Nevis, l’inaccessible et enveloppé de brume Ben MacDui est souvent désert pendant une grande partie de l’année. Peut-être parce que ces lieux sont censés être hantés par l’Homme Gris, un humanoïde mesurant plusieurs mètres de haut et dotée de pouvoirs surnaturels capables d’inspirer la crainte et la terreur aux montagnards et aux alpinistes.

Cette créature est connue sous le nom d’Am Fear Liath Mòr en gaélique écossais et ceux qui l’ont vue disent qu’elle est plus homme que singe, recouverte de poils gris ou bruns, avec de longs bras et une grosse tête et mesurant environ six mètres (20 pieds) de haut. Bien qu’on le surnomme souvent le yéti écossais, l’Homme Gris serait le plus grand des monstres poilus à l’apparence humaine qui existent au monde. Am Fear Liath Mòr a été entendu, vu et ressenti par des dizaines d’alpinistes au cours des 150 dernières années. Le plus souvent, la créature reste invisible dans le brouillard, les rencontres se limitant au bruit du gravier qui crisse sous ses pas lorsqu’elle suit les grimpeurs et à un sentiment général d’effroi.

L’un des récits les plus célèbres de l’Homme Gris provient du professeur John Norman Collie, scientifique anglais, alpiniste et membre de la Royal Geographical Society. Bien qu’il ait rencontré la créature dans sa jeunesse en 1891, ce n’est qu’en 1925 — soit quelque 34 ans plus tard — qu’il a finalement trouvé le courage d’en parler. Il a déclaré : « Je revenais du cairn au sommet, dans le brouillard, quand j’ai commencé à penser que j’entendais autre chose que le simple bruit de mes pas. À chaque petit pas, j’entendais un craquement, puis un autre, comme si quelqu’un me suivait en faisant des pas trois ou quatre fois plus longs que les miens. Je me suis dit : tout cela n’a aucun sens. J’ai écouté et j’ai entendu à nouveau, mais je ne voyais rien dans la brume. Alors que je continuais à marcher et que le craquement sinistre résonnait derrière moi, j’ai été saisi de terreur et j’ai pris mes jambes à mon cou, titubant à l’aveuglette parmi les rochers pendant six ou huit kilomètres, presque jusqu’à la forêt de Rothiemurchus. Quoi que vous en pensiez, je n’en sais rien, mais il y a quelque chose de très étrange au sommet du Ben Macdui et je n’y retournerai pas. »

Son récit a fait sensation, et de nombreux alpinistes se sont manifestés pour raconter leurs propres expériences terrifiantes sur ces pentes désertes.

En 1945, un volontaire de la Seconde Guerre mondiale nommé Peter Densham a signalé d’étranges bruits dans le brouillard, puis une pression intense autour de son cou, tandis que trois ans plus tard, un alpiniste appelé Richard Frère a entendu « une note chantante extrêmement aiguë ». Frère raconta aussi l’histoire d’un ami qui s’était réveillé une nuit, terrifié, et qui, en regardant hors de sa tente, avait aperçu une silhouette gigantesque au clair de lune. Le naturaliste et alpiniste Alexander Tewnion rencontra lui aussi l’Homme Gris pendant la guerre, bien qu’il ait attendu quelques années avant d’écrire un article dans le magazine The Scots. Il a écrit : « Un après-midi, juste au moment où j’atteignais le cairn sommital de Ben MacDhui, la brume tourbillonnait sur le Lairig Ghru et enveloppait la montagne. L’atmosphère devint sombre et oppressante, un vent violent et mordant s’engouffrait entre les rochers, et… un bruit étrange résonna dans la brume – un pas lourd, semblait-il. Puis un autre, et encore un autre… Une forme étrange apparut, recula, puis chargea sur moi ! Sans hésiter, j’ai sorti le revolver et tiré trois fois sur la silhouette. Comme elle avançait encore, je me suis retourné et j’ai dévalé le sentier, atteignant Glen Derry en un temps que je n’ai jamais égalé. Vous pourriez vous demander s’il s’agissait vraiment de la Fear Liath Mòr ? Franchement, je pense que oui.»

Les observations reflètent donc la plupart du temps un sentiment, des impressions, et des sons étranges. Les descriptions visuelles évoquent une silhouette, rien de plus précis. De quoi douter que l ‘Homme Gris soit réellement une entité biologique. Déjà dans les années 1790, le poète James Hogg écrivait avoir été confronté à une silhouette mystérieuse dans les Cairngorms alors qu’il gardait des moutons. Pris de peur, il s’enfuit, mais revint le lendemain et constata la même chose. Hogg découvrit lors de cette seconde rencontre que la silhouette se déplaçait en même temps que lui. Il est probable que Hogg avait observé le phénomène atmosphérique connu sous le nom de spectre brisé.

C’est en tout cas l’avis de Andy McGrath, auteur de « Beasts of the World », comme il l ‘explique dans cet article. Pour lui, le mystère du Ben MacDui est une simple hallucination météorologique. « Selon certains sceptiques, une anomalie atmosphérique courante appelée effet de spectre brisé serait responsable des témoignages oculaires, et non un monstre de chair et de sang. Cette rare anomalie atmosphérique se produit lorsque le soleil frappe la brume et amplifie l’ombre allongée d’une personne sur les nuages, la brume et le brouillard. Ceci, selon les sceptiques, donne l’illusion d’une forme humanoïde géante surgissant des brumes vers le témoin légitimement terrifié ; qui ignore superbement ce véritable tour de lumière dont il est victime. »

Derek Petrie Brocken spectre
Il s’agit d’une grande ombre projetée sur un nuage ou du brouillard. Cet exemple, avec un arc de brouillard formant une voûte au-dessus, a été photographié par Derek Petrie en février sur Beinn A’Ghlo.
John Garbett Brocken spectre
L’ombre est une illusion d’optique qui peut donner l’impression d’une silhouette gigantesque. John Garbett a pris cette photo sur le Ben Vorlich en février.
Huw Owen Brocken Spectre
La photo d’un spectre brisé prise par Huw Owen a été prise en janvier sur le Schiehallion.

« Cet effet, parfois accompagné d’une « glorie » (un halo ressemblant à un arc-en-ciel), renforce l’expérience surnaturelle que le témoin croit vivre. L’hypothèse d’hallucinations provoquées par un manque d’oxygène en haute altitude dans les Cairngorms a également été avancée pour réfuter scientifiquement les témoignages des alpinistes. La haute altitude et la désorientation créée par les sommets sans relief des Cairngorms pourraient également ajouter un élément de panique et de comportement irrationnel aux personnes souffrant de cette affection courante. Toutes sortes de sons et de formes peuvent migrer du subconscient vers le délire d’un rêve éveillé. Tel que celui que l’on peut éprouver en s’endormant, à la fin d’une longue et pénible journée. »

Si le phénomène du spectre brisé, peut expliquer les observations visuelle, il ne clarifie pas les sons et bruits étranges entendus par les alpiniste comme Collie.

Chris Townsend a gravi le Ben Macdui de nombreuses de fois par tous les temps. Cet écrivain, photographe et randonneur au long cours, spécialisé dans les activités de plein air pense que les sons et les apparitions occasionnelles sont liés à la désorientation causée par le brouillard ou l’obscurité, qui amplifient le volume des sons et la taille des objets. »

Townsend a une autre théorie concernant cette légende. « Norman Collie avait effectivement la réputation d’être un farceur, et cette idée du Grand Homme Gris apparaît effectivement à plusieurs reprises dans ses écrits. Son statut d’alpiniste de haut niveau et de scientifique a certainement contribué à accroître la notoriété du Grand Homme Gris et a incité d’autres personnes à affirmer avoir entendu ou ressenti quelque chose. »

Le yéti de Balmoral

S’il n’y a probablement aucun homme gris de plusieurs mètres de hauteur errant sur les pentes du Ben Macdui, l ‘Écosse fourmille d’histoires de rencontres supposées avec des Hommes sauvages. Et parmi ces témoins figurerait Prince Philip Mountbatten époux de la reine Élisabeth II. C’est ce qu’affirme en tout cas l’ufologue britannique Marx Christopher Lee dans cet article. Dans les années 1970, le duc d’Edimbourg, aurait aperçu le  » yéti de Balmoral », une sorte de gorille. Marx Christopher Lee affirme obtenir ses infos directement de Buckingham Palace. Et ce n ‘est pas le seul élément qui relie le défunt couple royal aux hommes sauvages. Un autre témoin, l ‘acteur Brian Blessed ( connu entre autre pour avoir joué dans Flash Gordon, ou avoir donné sa voix à Boss Nass dans Star Wars épisode 1) affirme que Élisabeth et Philip croyaient au Yéti, au Bigfoot et à l ‘existence des hommes sauvages. Ils auraient même rencontré à Vancouver Albert Ostman, le trappeur qui affirmait avoir été enlevé par un groupe de sasquatch.

Situé dans l’Aberdeenshire, en Écosse, le château de Balmoral est une résidence royale qui fait partie du domaine privé de la famille royale britannique depuis 1852. La reine Victoria et le prince Albert l’ont acheté, et il a été transmis de génération en génération.

L’autre monstre de Loch Ness

Emanant de multiples endroits d’Écosse, les témoignages ont afflué ces dernières années. Deborah Hatswell une enquêtrice du surnaturel, podcaster, a recueilli ces récits autour des années 2010/2020, accomplissant un énorme travail de collecte concernant l’ensemble des îles britanniques avec le groupe du British Bigfoot Research. Exemple :

« Salut Deborah, je veux faire état d’une observation récente de ce que je crois être une créature du type bigfoot en octobre dernier. C’est quelque chose auquel je songe toujours quand bien même ce fut il y a plus de 12 mois. Je ne cesse de repenser à l’incident et d’essayer d’en trouver une explication raisonnable. Je vis dans les Midlands et j’ai roulé jusqu’à Glasgow pour examiner des engins pour mon entreprise.

Comme c’était ma première sortie en Écosse et après que j’aie terminé le boulot, j’ai décidé que je ferais un déplacement à Inverness comme j’avais un lit installé dans mon fourgon. Pendant que j’étais là, j’ai décidé de séjourner la nuit et de dormir dans mon fourgon et je me suis retrouvé rangé dans une aire de repos sur le coté de la route au bord du Loch Ness. J’étais le seul véhicule sur l’aire de repos. La nuit était assez normale jusqu’autour de Minuit trente la nuit quand je me suis réveillé et me suis assis dans mon lit, tourné vers la vitre de la fenêtre.

Je ne suis pas sûr de ce qui m’a réveillé mais au moment où je regardais à travers la fenêtre, j’ai réalisé que je pouvais voir une silhouette se déplaçant là-dehors. Elle se trimballait et je ne peux la décrire que comme énorme. Je l’ai vue marcher devant mon fourgon. A aucun moment je n’ai vu son visage, je ne l’ai captée que de profil. Je reconnais qu’elle était à 20 pieds [6,1m] environ de mon fourgon et qu’elle faisait 7 pieds [2m13] de haut au moins. Ses bras étaient vraiment longs. Quoi que ce pût être, ça avait été au lac et ça a marché devant mon fourgon pour traverser la route jusque dans la forêt qui était sur ma droite.

Cette observation a été suffisante pour me faire bondir sur le siège conducteur et me faire partir vers le parking le plus proche. En regardant des images sur Internet, ça ressemblait exactement à un bigfoot vu de profil, c’était trop gros pour être un homme ».

Un triangle du Bigfoot en Écosse ?

Il semble que Deborah Hatswel ait depuis cessé ses activités de recherche, mais on peut accéder à une partie du matériel ici, nous en présenterons quelques extraits. Une zone attire l ‘attention, comprise entre Dundee, Glascow et Edimburgh, l ‘ancien Royaume de Fife, terre des Pictes, une région côtière de l’est, entre les estuaires de la Forth et du Tay. C’est une péninsule naturelle, à la biodiversité très riche.

témoignage : Un automobiliste a affirmé avoir aperçu une étrange « silhouette du type humain velu » à moins d’un mile [1,6km] de l’estuaire de la Tay et près de l’A92 au rond-point des cinq routes : ».. mes phares ont relevé ce que j’ai cru être un homme se tenant sur le coté gauche de la route. J’ai pu voir sa silhouette clairement et lorsque je me suis approché la silhouette s’est engagée sur la route devant ma voiture et naturellement je me suis arrêté pour éviter de percuter la personne, mais en regardant la silhouette j’ai réalisé que ce n’était pas une personne dans le sens habituel du terme. Cette « personne » était une grande créature simienne velue qui s’est tournée pour regarder la voiture lorsque je me suis approché. Ses yeux présentaient un brillant qui était très visible et elle a traversé la route en trois grandes enjambées à peu près en se déplaçant avec aise. Je me suis senti mal à l’aise mais j’ai fait la voiture s’arrêter et j’ai baissé la vitre afin que je puisse écouter lorsqu’elle est partie. J’ai pu entendre quelque chose comme un écrasement au moment où quelque chose clairement se déplaçait à travers la forêt. Je n’avais aucune torche avec moi pour la braquer vers les bruits. J’ai remarqué toutefois qu’il y avait une odeur désagréable dans l’air et tout d’un coup j’ai eu une sensation qu’on m’observait comme tout est devenu très silencieux. Le silence tout autour de moi, c’était très déconcertant. Cette « personne » faisait bien plus de 7 pieds [2m13] de haut et était d’une couleur marron foncé. Son pelage était d’une longueur raisonnable et était d’une seule couleur. Je n’ai jamais revu cette « créature » nul par en Écosse et je ne l’ai confié qu’à ma compagne de l’époque. J’ai cru que ces créatures existaient dans d’autres régions du monde mais pas ici. Je sais sans équivoque ce que j’ai vu et c’est toujours clair dans mon esprit comme si c’était arrivé hier. Il y a des rumeurs de dérangement de moutons et de bétail dans cette région mais je n’ai eu vent d’aucunes observations de grandes créatures velues dans cette région ou en Écosse à ce titre dans son ensemble. Pendant de nombreuses années j’ai travaillé en tant qu’employé dans le civile et j’ai fait l’expérience de choses étranges – mais je dois avouer que ceci a été une grande surprise ».

Ce récit fut publié dans le journal local a conduit d’autres personnes à se confier. Dont Mark Luke, alors âgé de 46 ans, qui raconta à sa maman avoir été en présence d’une « grande silhouette bipède velue » juste à l’écart du pont de la route de Tay en 1995 alors qu’il se rendait à Dundee de nuit. Son observation est survenue dans le même secteur, au rond-point des Cinq Routes.

« Je peux me rappeler qu’il y avait une forêt dense sur mes deux cotés, et j’ai regardé sur ma gauche pour apercevoir une « grande forme sombre » se tenant à 20 pieds [6,1m] environ parmi les arbres. J’ai cru d’abord que c’était un homme ordinaire, mais ensuite lorsqu’il est venu vers moi j’ai pu m’apercevoir clairement que ce n’était pas un homme. Il devait être énorme, quelques huit à dix pieds [2m44 – 3m05], et vraiment large, semblait-il à ce moment-là. J’ai été tout à fait effrayé et désorienté pour être honnête. J’ai posé mon pied sans réfléchir et j’ai continué juste à rouler. J’allais à 60 miles à l’heure [96,56km/h] et je n’allais retourner pour regarder à nouveau jusqu’à qu’il fût loin derrière moi. Il faisait sombre sous les arbres, c’était donc très difficile de percevoir à l’intérieur des bois. J’ai pu apercevoir une forme mais aucuns détails du visage. Je ne l’ai dit qu’à ma mère après avoir lu l’histoire dans « The Courier » et elle m’a encouragé à me présenter et à partager ce qui est arrivé. Je suis certain à 90% qu’ils sont là-dehors. Je ne serai jamais certain à 100%. Même le fait de voir un d’entre eux de vos yeux ne permet pas à cela de paraître possible. Il y a toujours beaucoup trop de choses inexpliquées là-dehors ».

Une autre enquêtrice locale, Charmaine Fraser, affirme qu’il y a de nombreux autres récits de bigfoot ou d’homme sauvage localisés autour de la rivière Tay. Elle s’est passionnée pour le phénomène des hommes sauvages en Écosse après avoir fait elle même l ‘expérience d’une observation à Carmyllie.

La zone forestière autour de Carmyllie ne fait pas partie des zones refuges de la forêt primaire calédonienne, c’est une plantation moderne, plantée et gérée, mais cela n ’empêche pas une créature d’être signalée, d’autres témoignages partent du sud de la ville de Porter Brae, vers l’ouest et la ville de Stirling en direction d’Edimbourg.

Témoignage recueilli par Charmaine Fraser:

« Salut. J’aimerai faire état d’une expérience que j’ai faite il y a quelques années. Je n’en ai jamais parlé à personne parce que vous savez, mentionner du bigfoot fait de vous une personne folle dans l’esprit de certaine personne, mais j’ai découvert juste récemment qu’il y a eu deux autres observations près d’une carrière pas loin de chez moi en dehors de Carmyllie, et je vis très près de là.

Ce fut durant l’hiver 2012 ou 2013, qui fut très intense si vous vous rappelez. A Carmyllie, la neige faisait un pied [30,5cm] de profondeur sur le terrain plat et de nombreux pieds de profondeur dans les congères. Je promenais la chienne de la famille le long d’une piste de terre qui donnait un accès à une série de parcelles agricoles. Cela s’étalait entre la route principale, à travers le secteur, et une zone boisée au-delà de ces terres plus au sud.

Un peu plus loin que la moitié de la longueur de la route à peu près, j’ai aperçu ce qui paraissait être une empreinte extrêmement grande dans la neige. La chute de neige avait légèrement adouci ses rebords, mais c’était suffisamment net pour distinguer que c’était la forme d’un pied nu plutôt que la forme d’une chaussure ou d’une botte, et elle faisait autour de 1,5 fois la longueur de ma chaussure. Selon mon jugement ceci lui donne une taille d’un peu plus d’un pied et demi [45,7cm]. On avait l’impression qui quiconque ait laissé l’empreinte traversait la route en marchant latéralement. En considérant qu’à cet endroit-là la route faisait 4 pieds [1m22] de large peut-être du fait des congères et qu’il n’y avait dessus que l’empreinte d’un seul pied, la créature qui l’a laissée devait être assez grande. J’ai essayé de voir où il y avait d’autres empreintes aux alentours mais je n’ai pu en trouver aucune. Je crois que ça aurait pu être parce que la neige qui normalement tomberait sur l’empreinte a été soufflée pour former les congères sur les deux cotés du chemin. Cette empreinte donc a été légèrement plus protégée comme les chutes de neiges l’ont moins effacée que les autres empreintes, et elle est restée nette ainsi tandis que les autres ont été dissimulées par la chute de la neige.

Aussi étrange que ce fût, j’ai jugé que ce n’était probablement rien dont s’inquiéter. Je dois préciser aussi que le secteur présente beaucoup de basses broussailles rabougries. Avec la neige, ces broussailles pouvaient faire autour de 5 pieds [1m52] de haut, arrivant jusqu’à mon cou. Une fois que moi et ma chienne sommes arrivées à la zone boisée, la chienne a réagi, elle est parue avoir aperçu quelque chose avant moi et a commencé à aboyer et à se projeter violemment en avant . Avant que j’aie aperçu la créature, je l’ai entendue. Un genre de son allongé et profond de « ooooo », qui a poussé la chienne à cesser d’aboyer et elle s’est mise à pousser des petits cris aigus et à gémir avec la frayeur. Finalement, juste avant que je fusse sur le point de me tourner et de partir par égard pour la chienne et dans mon propre intérêt franchement, j’ai vu cette grosse et grande créature se dresser de derrière une des broussailles. Elle dépassait le sommet de la broussaille de 3 têtes facilement et est parue disproportionnellement large au niveau des épaules et du cou avec une couleur presque noir. La neige aussi est parue faire étinceler ses yeux, me les faisant ressortir légèrement plus que, disons, un humain normal. Bien que la visibilité fût légèrement entravée par la neige, cette créature n’était qu’à 5 mètres devant moi peut-être et pourtant elle me dominait de sa taille. Ce fut à cet instant que la chienne est partie et je suis partie sur ses talons et n’ai pas regardé dans mon dos.

Depuis ce moment-là je suis retournée sur la route avec circonspection mais je n’ai vu aucune trace de la créature. En général je ne crois pas à ces sortes de choses, mais je suppose que pour vous convaincre il faut que quelque chose comme ceci ne vous arrive qu’une seule fois. Malgré tout, je n’ai jamais raconté cette histoire et je ne la révèle que maintenant du fait de ma découverte des autres histoires. Peut-être y a-t-il quelque chose dans cette région que nous n’avons pas encore découverte ».

« Cet incident est survenu autour de 1970, je sais maintenant que ce fut il y a un moment, mais je n’ai jamais oublié l’événement, même maintenant donc j’ai une assurance au sujet de ce qui est arrivé et de ce que j’ai vu. Il y a 45 ans environ je me trouvais avec ma petite amie de l’époque stationné sur une route sylvicole à la jonction de Longdykes Brae, Porter Brae et de la route vers Cults. La région est densément boisée avec beaucoup de forêts denses et c’est un secteur utilisé par la gestion forestière et l’exploitation forestière. Ce carrefour maintenant où nous étions rangés est à 1 – 5 miles [1,6 – 8,05km] environ de Kenoway en Fife. J’étais rangé à 300 yards [274,32m] à peu près en haut de la route sylvicole de Torloisk et les arbres sur ma gauche avaient été abattus et 50 yards [45,72m] environ entre la route et la arbres étaient une coupe claire et le sol était déboisé jusqu’à la lisière des arbres et les bois étaient empilés sur le coté de la route sylvicole. Il y avait une pleine-lune et vous pouviez distinguer les arbres debout de l’autre coté de la clairière directement. Ma petite amie de l’époque a affirmé avoir aperçu quelque chose se déplaçant dans la clairière pour lequel j’ai répondu que ça devait être un renard ou un cerf sans aucun doute et de ne pas s’en inquiéter.

Après un moment je me suis endormi jusqu’à que ma petite amie m’ait réveillé en me secouant et ait dit qu’il y avait quelque chose se déplaçant derrière les arbres entassés à coté de la voiture. C’était la même chose qu’elle avait vue plus tôt mais maintenant elle était beaucoup plus proche qu’auparavant. Elle s’est déplacée autour de nous depuis un moment maintenant alors que je dormais. Croyant que c’était une créature quotidienne de la forêt j’ai descendu en vitesse la vitre et j’ai donné un grand coup sur la portière pour la faire partir, mais la créature ou quoi que ce pût être était complètement imperturbable, elle n’a jamais bougé. J’ai bondi alors sur le siège conducteur et j’ai mis la voiture en marche arrière afin que la lumière des phares avant soit braquée dans la direction de cette créature. À ma grande surprise et étonnement la créature s’est redressée à la verticale et pendant une ou deux secondes seulement, et j’ai pu m’apercevoir qu’elle faisait autour de 8 pieds [2m44] de haut et avait une poitrine et un visage blanc/gris avec le reste du corps qui était noir. Elle est partie ensuite en direction de la forêt et a disparu de notre vue.

Nous étions tous les deux désorientés et nous sommes juste restés assis là à essayer de réfléchir sur ce que ça aurait pu être et puis elle est revenue. Cette chose s’est mise à lancer sur la voiture des branche, et ce n’était pas des petites branches comme vous pouviez les entendre frapper la voiture avec un bruit sourd. Nous avons entendu des bruits de fracas traversant une lisière de jeunes hêtres près de la voiture. Nous sommes juste sortis de là avec le véhicule et ma petite amie n’a pas voulu y retourner. J’y suis revenu donc pour jeter un œil à des choses en journée. Je suis retourné là le jour suivant avec mon frère. Nous sommes allés chercher des traces et des signes mais il avait plu et nous n’avons rien trouvé. Plus tard j’ai demandé à un homme que je connais et qui avait travaillé toute sa vie dans ces forêts si il savait quoi que ce soit au sujet de ce que nous avions aperçu mais il n’était jamais tombé sur rien de similaire à ce que c’était ».

La forêt d’Abernethy située plus à l ouest du Tay, au centre du pays en quelque sorte, est quant à elle considérée comme l’ un meilleurs témoins vivants de la forêt postglaciaire originelle d’Écosse. En 2012, deux frères ont affirmé y avoir fait une rencontre effrayante.

Abernethy Forest

« Je m’appelle Al Smith mais tout le monde m’appelle Hillbilly Al, qui s’est trouvé raccourci en Hal il y a quelques années, et c’est resté. Après avoir quitté l’école, j’ai décidé que je voulais être dehors autant que possible, j’ai songé donc qu’un boulot avec des animaux serait l’idéal. Par l’intermédiaire de l’association britannique et écossaise des zoos et aquariums j’ai trouvé un boulot en tant qu’assistant de biologiste de terrain, que j’ai aimé et qui m’a fourni une opportunité géniale de voyager et de voir des endroits étonnants, rencontrer des gens différents et voir des animaux dans leur habitat naturel.

J’ai appris bientôt que j’avais une réelle passion pour les primates et j’ai discuté avec des gens pour faire de cette passion une carrière. (…) J’ai eu la chance suffisante de travailler dans plusieurs zoos dans tout le Royaume Uni, mon préféré étant le zoo de Dudley, parce que j’y ai rencontré certains des meilleurs soigneurs de primates avec qui j’aie jamais travaillé et j’avais un respect total pour eux.

(…) En août 2012, ce fut au tour de mon frère de choisir le lieux pour notre congé annuel et cette année-là il a choisi un coin merveilleux dans la forêt d’Abernethy, Strathspey dans les hautes contrées de l’Écosse.

Le site était parfait. De l’eau à proximité, des prairies dégagées et beaucoup de couvert forestier. Nous avons installé le camp à 20 pieds [6,1m] environ à l’intérieur de la forêt en utilisant des bâches et des hamacs et puis nous avons entrepris d’allumer un feu.(…)

(…)Maintenant, je chasse seul habituellement parce que mon frère à le pas lourd, mais après quelques pas je ne l ‘entendais plus derrière moi, j’ai donc regardé dans mon dos pour voir si il était toujours là. La mine sur son visage fut quelque chose que je n’avais jamais vu avant de sa part. Sa bouche et ses yeux étaient large ouverts et il regardait droit au-delà de moi. Pour être aussi honnête que je peux l’être maintenant, je ne me rappelle pas complètement si il montrait du doigt ou parlait parce que les quelques secondes suivantes sont un peu floues dans ma tête. J’ai regardé pour voir ce qui le bouleversé tant et j’ai eu le choc de ma vie.

Il y avait une silhouette foncée accroupie avec son dos tourné vers nous. Je reconnais qu’elle était à 50 pieds [15,24m] de moi environ et même accroupie elle paraissait faire facilement ma hauteur (5 pieds 2 pouces [1m57]). Elle semblait manger des baies de la broussaille, de la façon dont ses épaules bougeaient et de la manière dont elle était voûtée. Puis elle a levé un peu sa tête, se tournant légèrement vers nous et elle l’a inclinée sur un coté comme pour écouter. Elle s’est relevée et s’est tournée en même temps et maintenant elle me regardait directement maintenant. Elle devait faire 7 ou 8 pieds [2m13 – 2m44] de haut. Elle était couverte sur tout son corps d’un pelage noir de jais, à l’exception de la partie supérieure de sa poitrine et du visage et sa peau était très foncée à l’exception de sa lèvre inférieure qui paraissait rose. Elle avait un nez large et de grands yeux. Ses traits m’ont rappelé un bonobo âgé, mais le visage était beaucoup plus plat, en particulier autour de la bouche. Elle devenait chauve au sommet et à mon avis, cette photo d’un bonobo est ce à quoi elle ressemblait mais avec un museau beaucoup plus plat.

Ses épaules paraissaient faire autour de 4 pieds [91,4cm] de large avec des poils plus longs sur ses avant-bras et sur son menton. Je n’ai jamais eu si peur de ma vie, bien qu’elle n’ait jamais une seule fois fait un pas vers moi ni eu de geste menaçant. Ce fut sa taille faramineuse juste et dans mon esprit le fait qu’elle n’aurait pas du être là. Je ne sais pas pendant combien de temps nous nous sommes regardés fixement, j’ai eu l’impression d’une éternité. J’ai eu le sentiment irrépressible de devoir déposer mon fusil. Je me suis donc baissé sur un genoux, très lentement et j’ai placé mon fusil au sol. Elle s’est tournée alors et est partie dans la lisière des arbres en regardant juste une seule fois encore dans son dos pour voir si nous la suivions. Puis elle a disparu. J’ai regardé derrière moi pourvoir la réaction de mon frère mais il n’était pas là, il était parti aussi, j’ai donc saisi mon fusil et je suis revenu en courant au camp, paniquant maintenant que je réalisais que j’étais tout seul.

Au moment où j’étais revenu au camp, mon frère avait déjà fourré dans ses sacs sa bâche, sa couchette et le reste et œuvrait maintenant sur mes affaires. J’ai essayé de l’arrêter comme je voulais rester et chercher ce que nous avions juste aperçu, mais il n’a même pas voulu me parler. Je ne l’avais jamais vu comme cela avant. Il a vendu par la suite tout son matériel de camping et de pêche. Pas très longtemps après nous avons cessé complètement de nous parler. Bien que je vois toujours sa femme à l’occasion, elle m’assure qu’il ne quitte jamais la ville maintenant.

Je suis retourné en 2016 à l’endroit exact et j’avoue maintenant que je me suis pris d’intérêt pour chercher ces créatures. J’étais plein de grandes attentes du genre, mais en dehors d’arbres cassés, d’abris en appui et des vocalisations très douces que je ne pouvais pas discerner tout à fait, rien n’est arrivé. J’avais entendu parler bien-sûr du bigfoot avant que tout ceci soit arrivé mais je n’avais jamais vraiment réfléchi à leur sujet. Mes yeux maintenant sont larges ouverts. Durant toutes mes années passées dans les bois et les forêts je n’ai jamais rien vu que je n’aie pas pu expliquer sur le champ, cela avant cette observation qui a changé ma vie. Pour quelqu’un qui a travaillé étroitement avec des primates je crois que ce que j’ai vu était un simien et non un hominidé. Pour moi ce n’était sous aucune forme humain, pour moi c’était un grand singe anthropoïde. Le corps ressemblait beaucoup à un gorille bipède, les bras et les cuisses étaient énormes juste comme un gorille. Le visage était beaucoup plus plat mais toujours très simien. Je ne peux même pas promener mon chien maintenant sans me demander si il y a quelque chose parmi les arbres« .

Tout proche de la ville de Perth, un marcheur en forêt prétend avoir photographié une de ces créatures. Encore une fois c’est le journal The Courier qui nous l ‘apprend.

Gary Mcteague promenait son chien lorsqu’il a aperçu une « silhouette sinistre »
« Mon chien est généralement assez timide, mais il est devenu complètement fou »
« J’ai réussi à prendre une photo rapide avec mon téléphone avant que “ça” ne disparaisse. Quelqu’un d’autre a-t-il vu ça ou sait ce que c’est ?
» Un homme en capuche on répondu certains.

Côte Ouest

D’autres histoires proviennent aussi du sud du pays, des plus hautes des basses-terres, dans le secteur de Galloway Forest Park, le massif le plus vaste du Royaume-Uni. Cette forêt n ‘est pas un héritage de la forêt primaire, elle a été reboisée de sapins au 20ème siècle pour l ‘industrie du bois. Néanmoins, on y trouve des fragments de forêts atlantiques anciennes (chêne, bouleau) très localisés, des landes, des tourbières, des pâturages et une faune importante, dont des cerfs et des rapaces.

Galloway Forest Park

C’est après avoir rencontré Charmaine Fraser que Robert Shankland a décidé de mener de sérieuses investigations ( article) dans le secteur de la vallée Doon, New Galloway Forest. L’une des hypothèses les plus courantes est que nous avons affaire à un ancêtre humanoïde d’un passé lointain, une sorte de cousin préhistorique qui a réussi à survivre, et qui survit encore, jusqu’à nos jours. Comment ? Personne ne le sait vraiment. New Galloway et ses environs forment un corridor vert, si vous regardez une carte – c’est un immense espace sauvage. Peut-être que la créature le traverse en remontant vers les Highlands ?

Robert Shankland

Pendant deux ans, il a parcouru la zone et accumulé les indices intéressants. D’abords les empreintes. ( article)

Cette grande marque en forme d’empreinte de pas dessinée dans le gravier a été phtotgraphiée près de Corson Cone dans la forêt de Craigdulyart, à New Cumnock.

Autre empreinte trouvée à Galloway Park

En plus, Robert Shankland pense qu’il a probablement réussi à capter le regard étincelant de l ‘homme sauvage écossais si souvent évoqué par les témoins.

« Je ne me suis rendu compte de sa présence qu’en rentrant chez moi et en regardant les photos.
J’ai juste remarqué quelque chose en arrière-plan et j’ai zoomé. Je ne sais pas ce que c’était, mais il y avait vraiment quelque chose.
« 

Notre panorama de l’homme sauvage en Écosse prend fin, il y a bien d’autres témoignages, même si nous avons tenté de retenir certains des plus emblématiques.

En dehors des éléments du folklore, qui correspondent logiquement ce que l ‘on retrouve ailleurs en Europe, on ne peut qu’être interpellé par le grand nombre de témoins contemporains et la facilité avec laquelle il s’expriment publiquement. L’Écosse, comme le reste du Royaume-Uni, a-t-elle vécu dans les années 2010/2020, une fièvre du yéti digne de celle partie du Népal dans les années 1950 ? Le  » british bigfoot » n ‘existait pas il y 20 ans, aujourd’hui, c’est un phénomène populaire presque digne de son équivalent américain. Est-ce une mode, ou bien au contraire une prise de conscience ? Ces témoins sont ils d’abord les témoins involontaires d’une hallucination collective, ou bien doit-on les considérer tout simplement comme des lanceurs d’alerte ?

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