Tribus oubliées de Mélanésie

Représentation du mwakeni, nain mythique de la Nouvelle-Calédonie

     Chers lecteurs de Strange Reality, demeurons encore quelques temps dans le Pacifique, et attardons-nous sur l’aire de culture austronésienne que l’on a plus tardivement nommé la Mélanésie, un vaste archipel dont les plus grands ensembles sont la Nouvelle-Calédonie, les îles Salomon et la Papouasie-Nouvelle-Guinée. Observons d’abord les îles de la Nouvelle-Calédonie où la présence de lutins légendaires est attestée. Ils revêtent plusieurs noms en fonction des tribus : mwakeni, maica, kavere, etc.

     Selon le mythe de la création des peuples kanaks (Tea Kanake), les premiers esprits humains à avoir hanté la terre étaient des lutins. Ainsi, les maica sont des hommes de petite taille à la peau très foncée. On les voit la nuit, mais le jour ils peuvent prendre l’apparence de pigeons verts (Drepanoptila holosericea).

Les nains calédoniens se transforment la nuit en… pigeons verts !

     Ces mythes et légendes kanaks autour du petit peuple de Nouvelle-Calédonie sont repris avec un bel effort d’animation dans le documentaire de Canal + La tribu de l’invisible (2017) d’Emmanuel Desbouigues et Dorothée Tromparent.

Les géants de Guadalcanal

      Dans les îles Salomon existe l’histoire des « géants du Guadalcanal ». Ce grand classique de la littérature cryptozoologique, voire de la légende urbaine, connaît la limite de n’avoir qu’une seule et unique source : celle de Marius Boirayon (Solomon Islands Mysteries, Adventures Unlimited Press, 2010), un pilote d’hélicoptère à la retraite marié à une autochtone de l’île Malaita, dont le récit est le suivant :

Lorsqu’ils ont traversé les nombreuses forêts denses humides reculées de l’île lors de la bataille du Guadalcanal (1942-1943), les soldats des deux camps ont souvent signalé être tombés sur autre chose que l’ennemi attendu : des hominidés velus géants faisant des tailles allant de 10 à 15 pieds [3m05 – 4m57], et couverts d’un long pelage marron à marron roussâtre, avec des sourcils proéminents, des nez plats et de larges bouches. Les créatures avaient des bras immenses et étaient connues à l’occasion pour même brandir des armes sommaires telles que des gourdins.

Représentation typique du géant de Guadalcanal martyrisant les soldats japonais

     Marius Boirayon :  Ces géants étaient connus pour être assez agressifs et même attaquer à l’occasion. Plusieurs unités militaires ont décrit ces bêtes terrifiantes traversant en fracas le feuillage pour ravager les sections de soldats, ou rompre en deux des arbres et des branches dans des démonstrations menaçantes de puissance. On prétendait que les balles avaient peu d’effets sur eux et qu’en de nombreuses occasions les soldats ont été tenus éveillés par un gémissement inhumain venant de l’obscurité au moment où les étranges géants erraient dans la nuit.

Ruines encore présentes de la bataille de Guadalcanal (1942-1943)

    En effet, les îles Salomon ont un long historique de géants mystérieux, et les locaux en ont bien connaissance. Il y a une riche tradition de folklore, aussi bien que des observations et des preuves d’empreintes d’hominidés velus géants sur les îles qui continuent jusqu’à maintenant.

     En plus d’être connus pour la construction de structures à base de bois abritant des sagoutiers et d’autres feuilles, ils possèdent de vastes systèmes de grottes s’étendant sur la majeure partie des montagnes de cette île de jungle tropicale longue de plus de 200 kilomètres. Certains des géants de Guadalcanal vivent dans des modes de vie organisés avec des structures sociales, et j’ai rencontré de nombreux habitants de Guadalcanal qui croient qu’ils peuvent aller d’est en ouest à travers leurs systèmes de grottes sans voir la lumière du jour, et beaucoup pensent que leur population se situe autour d’un millier.

     D’une grande importance, je voudrais attirer votre attention sur le fait qu’il existe de nombreux vestiges de cette civilisation perdue de la race géante dispersés dans différentes parties de Malaita. Je dis « civilisation » pour une très bonne raison. Autour d’une montagne près du « Mont Mala » à l’intérieur du nord de Malaita, se trouve un grand chemin parfaitement adapté en forme de mur de blocs de pierre qui serpente autour de la montagne. Ce chemin mène à une zone plate au sommet de la montagne où un autre grand mur de blocs de pierre sépare une zone plate plus élevée sur deux niveaux où se trouve un autel. Quelques centaines de mètres plus loin se trouve un lieu de sépulture sur lequel se trouve une pierre parfaitement plate d’environ 18 pieds x 6 pieds x 1 pied. Les gens de la brousse plus éloignés de cette zone disent qu’un Ramo de grande importance y est enterré. À Kwaio, dans le centre-est de Malaita, un endroit d’où ma femme est originaire, il y a des structures en blocs de pierre avec d’étranges inscriptions au fond de la brousse.  À Malaita, ces structures en pierre, parfois grandes, sur lesquelles est gravée l’ancienne écriture Ramo, sont considérées avec respect pour les habitants de la brousse à proximité de l’endroit où elles se trouvent. Par exemple, le grand-père de ma femme, un homme célèbre de Kwaio, est enterré près d’une structure en blocs de pierre Ramo aux bords arrondis de quatre pieds avec Ramo, ou race géante, écrivant dessus.

     Voici, en substance, le récit de Marius Boyraion sur les « Géants du Guadalcanal », qui est plutôt à savourer comme un délicieux pastiche cryptozoologique. En effet, jusqu’à preuve du contraire, aucun élément n’est jamais venu le confirmer, il semble qu’il ne s’agisse que d’un récit de science-fiction, fruit de l’imagination et du sens du récit de son auteur. Toutefois, les références nombreuses à des ruines antiques et désertes aux hiéroglyphes énigmatiques, sont bien un élément tangible pouvant relier ce texte à la réalité : ne serait-on pas tout simplement face aux traces archéologiques largement balisées de la culture Lapita dans les îles Salomon ?

Ruines du Guadalcanal attribuées à l’aire culturelle de répartition des Lapita

Les kakamoras de San Cristobal

      Les géants du Guadalcanal, très certainement mythiques, ont sans doute éclipsé de leur aura médiatique un dossier pourtant bien plus tangible et concret : les nains de San Cristobal.

Les kakamoras sont des créatures légendaires de la mythologie des îles Salomon, et d’autres archipels dans le Pacifique. Ce sont des humanoïdes de très petite taille, vivant dans des cavernes au fond de la forêt dense. On les retrouve dans les légendes de plusieurs îles, sous des noms différents : mumu dans le sud de Malaita et dodore dans le nord, kalibohibohi ou encore tutlangi à Guadalcanal. Des créatures similaires sont aussi connues d’autres archipels du Pacifique, comme les nopitu, dans les îles Banks, au Vanuatu. Cependant, c’est dans l’île de San Cristobal (anciennement Makira) que l’on trouve les légendes les plus détaillées concernant les kakamoras.

La grande île de San Cristobal (Crédit photographique : Australia in Solomon Islands)

     Les kakamora seraient des humanoïdes de petites tailles, mesurant autour d’1m40. Ils ressembleraient beaucoup à l’Homme, mais possèderaient une abondante chevelure, ou fourrure sur le haut du corps, qui descendrait jusqu’au dos, ou aux chevilles, ne laissant que leurs pieds visibles. Ils ont des dents pointues, et des ongles longs et tranchants. Ils vivraient au cœur de la forêt, dans des grottes. Ils grimperaient également très bien aux arbres. Les kakamoras parleraient un langage totalement incompréhensible des humains, et auraient leur propre culture.

     Selon le schéma typique de la fuite du petit peuple face aux envahisseurs humains, les kakamoras détalent dans les arbres à la lisière de la plage dès que les mélanésiens accostent au son lourd de la conque. Afin de se remémorer cet épisode, une danse traditionnelle met à l’honneur les kakamoras en fuite.

Danse des kakamoras au son de la Conque (courtoisie Darius Xaiver, 2018)

    

Les kakamoras ne savent pas faire de feu, cependant, contrairement aux animaux, ils n’en ont pas peur : ils n’hésitent pas à voler des torches allumées aux êtres humains. Ils se nourrissent de fruits sauvages, et sont également un peu chasseurs : leur plat préféré serait le couscous tacheté (Spilocuscus maculatus).

  • Quatre comportements qui font partie du canevas classique du petit peuple :

Les kakamoras sont rarement vus des êtres humains, et, normalement, ils ne sont pas dangereux. Les légendes racontent qu’ils pourraient commencer à battre l’un des membres de leur propre tribu et qu’il pleurerait comme un enfant. Le voyageur penserait qu’il y a un enfant perdu dans la jungle et le chercherait. Finalement, le voyageur se perd et entend des kakamoras assis haut dans les arbres et se moquer de lui (le canevas assez classique du « crieur des bois »).

Il pourrait y avoir une fin bien pire : les kakamoras peuvent attaquer et poignarder avec leurs ongles pointus et manger leur victime. Il existe également des histoires de tentatives infructueuses de kakamoras pour voler des enfants dans les villages (le canevas assez classique du croquemitaine).

Mais si un voyageur solitaire sent que les kakamoras le dérangent, il suffit d’agiter un drap blanc. Alors toutes ces créatures sont terrifiées et s’enfuient (le canevas de la fuite du petit peuple).

Selon les légendes, les kakamoras habitaient déjà sur Makira lorsque les gens (les Mélanésiens actuels) sont venus ici. Les kakamoras se retirent alors dans les montagnes sans opposer aucune résistance sérieuse (le canevas classique de la disparition du petit peuple).

     Il n’existe aucune observation connue de kakamora par les Européens, même si le missionnaire Charles Elliot Fox a vu des traces de ces petites personnes et décrit cette expérience dans son récit de voyage Au seuil du Pacifique (A.A. Knopf, 1924).

     Cet explorateur et missionnaire voyageait à travers la partie ouest de Makira avec un groupe d’Arosi. L’un des habitants, qui précédait le groupe, a aperçu un kakamora dans une rivière qu’ils allaient traverser à gué. Alors que le groupe atteignait cette rivière, Fox trouva du poisson cru à moitié mangé et quelques petites empreintes humides sur une pierre sèche de la rivière. Les rapports les plus fréquents sur les observations de kakamoras provenaient de l’ouest de Makira, en terre Arosi. Même au milieu des années 1970, les Arosi rapportaient qu’un kakamora avait été capturé par leurs chasseurs. Il s’était échappé après plusieurs jours.

     Selon la thèse socio-historique, la plupart des chercheurs ainsi que de nombreux insulaires considèrent que le kakamora n’est qu’une invention parmi d’autres dans la riche collection de personnages de contes de fées des Îles Salomon.

     Les locaux de Makira ont remarqué que les observations de kakamoras ont presque pris fin au début du XXe siècle, lorsque de nombreux habitants se sont procurés des armes à feu. Puis les armes à feu ont été interdites vers 1920 et quelques mois plus tard, les premiers rapports faisaient état d’observations de kakamoras – ils volaient à nouveau des fruits dans les jardins et étaient aperçus à proximité des villages.

     À cette époque, de nombreux villageois pensaient que ce n’était qu’une question de temps lorsque quelqu’un attraperait un kakamora et le montrerait aux Blancs. Beaucoup s’attendaient à recevoir une importante récompense financière pour cela et parcouraient la forêt à la recherche de ces êtres mythiques.

     Selon la thèse anthropologique, il est possible que les légendes sur les kakamoras fassent référence à une tribu pygmée, vivant ici avant l’arrivée des Mélanésiens actuels. Au fil du temps, ils se sont transformés en êtres mythiques dans les contes de Bauro, Arosi et d’autres populations locales. Les légendes du peuple Makira le montrent : il est très possible que les grottes calcaires de la partie centrale de l’île cachent des preuves intéressantes du passé des îles Salomon.

     Dans le dessin-animé Vaiana (2016) de Ron Clements et John Munsker, Maui et Moana sont attaqués par des kakamoras qui semblent très imaginaires : ils vivent protégés et cachés dans des armures en noix de coco, qui recouvrent entièrement leur corps, ne laissant dépasser que leurs bras et leurs jambes, et ils ont un visage dessiné dessus. En fait, on dirait même que ce sont des noix de coco humanoïdes ! Ce sont des marins, et des pirates, qui vivent en tribus nombreuses sur de grands bateaux, et attaquent les autres voyageurs. Ils sont armés de lances et de sarbacanes. Ces kakamoras remis au goût du jour par Vaiana (2016) ne se départissent pas de quelques biais cognitifs : d’abord, une taille minuscule de 15 centimètres sous influence swiftienne (liliputien) ; ensuite, un look à la Lapins crétins (Ubisoft, 2006) afin de séduire les enfants ; enfin, l’utilisation de la conque normalement dévolue aux… envahisseurs mélanésiens !

Les kakamoras de Vaiana (2016) de Ron Clements et John Munsker

     La taille minuscule attribuée aux kakamoras est désormais légion et l’ère post-disney amènera tout un lot d’avatars en tout genre calqués sur le même patron imaginaire :

Les avatars post-disneyen du kakamora, davantage Lapins crétins que tribus farouches

          La Nouvelle-Guinée, à quelques encablures des îles Salomon, connait aussi un folklore riche en nains : ainsi, les Dama Dagenda sont des lutins qui égarent les hommes dans la brousse en imitant les cris d’animaux. Le seul moyen d’échapper à ces derniers, qui engendrent des saignements de nez et créent des plaies ouvertes sur leurs victimes, est d’apprendre une langue qu’ils ne connaissent pas et de s’enfuir pendant qu’ils essaient de comprendre les paroles prononcées.

     Fait intéressant, les Dama Dagenda, lointains lutins mythiques de la Nouvelle-Guinée, perdus dans les brumes du temps, connaissent une version concrète et actuelle avec les authentiques Pygmées Tapiros.

     Le capitaine Rawling sera le premier occidental à côtoyer en décembre 1909 cette tribu isolée de Nouvelle-Guinée : « Avant la fin du séjour chez les Tapiros, ceux-ci avaient perdu toute défiance, à tel point qu’ils déposèrent beaucoup de leurs armes. On ne vit ni femmes ni enfants. Plus de 60 hommes parurent ; on en mesura la moitié, et on obtint comme taille moyenne lm25. Ils sont bien développés et nerveux, de couleur sombre. Les cheveux, remarquablement noirs, ont parfois une teinte brune ou même rouge, et sont courts. Beaucoup des pygmées portent une barbe, que les plus âgés teignent en rouge vif. Ils aiment à se parer d’anneaux faits avec les omoplates du wallaby, les plumes du casoar, ou des ficelles noires nouées » (« Les pygmées de la Nouvelle-Guinée », in. Bulletins et Mémoires de la Société d’anthropologie de Paris, 1913. p. 378).

Quatre pygmées tapiros (1m30-1m40) encadrés par deux papous (1m75-1m80) Planche photographique extraite de M.A.F.R. Wollaston, Pygmies and Papuans : the stone age today in Dutch New Guinea, Smith, Elder and Co., 1912

     Cette expédition inaugurale fut un choc, qui conduisit à la production d’un épais volume (Pygmies and Papuans : the stone age today in Dutch New Guinea) par le médecin de l’équipe M.A.F.R. Wollaston, et une seconde expédition vit le jour en 1938 afin de reprendre les recherches anthropologiques sur ces curieux pygmées Tapiros : « La couleur de la peau est notablement plus claire que chez les peuples voisins habitant les vallées, surtout ceux de la base des monts Aiome, qui sont les plus foncés de tous. Quant à la taille elle variait, chez les 12 hommes qui ont pu être mesurés, de lm33 à lm47 ; chez les femmes, dont 3 seulement ont été examinées, de lm28 à lm345. Comme les autres Pygmées de Nouvelle-Guinée, ce sont d’habiles jardiniers et il semble impossible de trouver une relation entre leur culture et celle des autres groupes de Pygmées Indonésiens déjà connus. Que sont-ils donc ? » (« Les Pygmées en Nouvelle-Guinée », in. La Terre et La Vie, Revue d’Histoire naturelle, tome 8, n°2, 1938. p. 61)

Trois pygmées Tapiros (Wollaston, 1912)

     Les Tapiros marquent les esprits par leur faible envergure : certains individus ne mesureraient qu1m32, ce qui placerait cette tribu dans des tailles inférieures aux Pygmées africains. Sur l’île San Cristobal, à quelques encablures de là, les légendaires kakamoras ne mesuraient qu’1m40. A défaut d’une étude comparative plus complète, nous pouvons tout de même constater une certaine cohérence dans les tailles du petit peuple, présent et passé, pygmées et lutins, authentiques et mythiques.

     Alors, qui sont ces tribus naines insolites de Mélanésie ? Des Negritos oubliés, comme dans le dossier philippin et taiwanais ? Ou bien des communautés d’une autre origine ?

     Concernant les pygmées Tapiros de Nouvelle-Guinée, la paléontologue néerlandaise Mariska van der Plas penche plutôt vers des papous évoluant par nanisme insulaire : « pour la Papouasie-Nouvelle-Guinée l’idée est que la population de l’intérieur, qu’on supposait être des Négritos, sont en fait simplement des populations de Papouasie-Nouvelle-Guinée adaptées à la vie dans une forêt tropicale montagneuse aux ressources nutritionnelles limitées […] par une stature diminuée » (Mariska van der Plas, « A new model for the evolution of Homo sapiens from the Wallacean islands », PalArch’s Journal of Vertebrate Palaeontology 1, 2007).

    Concernant les Dama Dagenda, tribu mythique de Nouvelle-Guinée, les interrogations demeurent : sont-ils solubles dans les Pygmées Tapiros ? Sont-ils les ancêtres des Tapiros ? Ou bien une tribu encore plus primitive et isolée ?

     Concernant les légendaires kakamoras de San Cristobal, l’histoire du peuplement des îles Salomon peut nous éclairer sur leur réelle identité : les premiers êtres humains s’installent dans la partie nord et occidentale des Salomon il y a quelque 28 000 ans. Venus d’Asie du Sud-Est, ces premiers habitants de l’Océanie sont notamment les proches ancêtres des Papous et des Aborigènes d’Australie. Ainsi, si l’on admet la thèse anthropologique de leur existence, les kakamoras pourraient être, tout comme les pygmées Tapiros, une population papoue ayant évolué vers le nanisme insulaire.

     Chers lecteurs de Strange Reality, après ce dossier de longue haleine, nous dériverons dans un prochain article de la Mélanésie vers l’océan Indien et l’île du Sri Lanka, afin d’éclairer un dossier un peu plus connu des amateurs de cryptozoologie : les nittaewos de Ceylan.

2 commentaires

    1. Merci Jean Roche pour vos commentaires, toujours éclairés.

      D’après mes recherches personnelles, je ne pense pas que ces populations soient, comme à Florès ou bien Luçon, des populations non sapiennes (en l’occurrence Homo erectus).

      Je pense que ces populations sont soient des populations negritos pygmées (dont on connait des occurrences actuelles : les aetas, les tapiros), soient des populations austronésiennes pygmées (dont on connait moins d’occurrence, si ce n’est les Rampasasa de Florès).

      Au plaisir de vous entendre,

      Bien cordialement,

      Florent

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