
Dans la même aire culturelle celte que la Grande-Bretagne, la Bretagne, péninsule française, a aussi vent des hommes sauvages en la figure des « korrigans », du breton « korr » qui signifie nain, affublé du diminutif « ig » et du suffixe « an », qui veulent dire « petit ». Ces korrigans sont donc les « petit-petit-nain », et oscillent, comme le rappelle le spécialiste du « petit peuple » Pierre Dubois, entre une à deux coudées de hauteur, c’est-à-dire entre cinquante-cinq centimètres et un mètre dix. Ils sont souvent vêtus d’habits rouges et sont dotés de cornes et de griffes de chats. Comme le nuton des Ardennes belges, cette petite créature agit en groupe, et se révèle fort malicieuse.

Omniprésent dans la culture populaire bretonne, le korrigan est souvent associé à un groupe et se montre tantôt bienveillant, tantôt auteur de malices et de mauvais tours. Au fil du temps, ce nain breton est devenu une véritable célébrité locale, imprimé sur les devantures de cafés et de commerces, objet de chansonnettes, de livres, de bandes dessinées et de documentaires, à l’exemple du curieux faux-documentaire Korriganed (2016) de Gaël Bizien, qui mime une enquête sur ce nain en faisant appel à toute une brochette d’experts (Pierre Dubois, Pascal Moguérou, Patrick Ewan) pour apporter une caution scientifique à l’ensemble.
Chers lecteurs de Strange Reality, laissez-moi vous conter, à quelques encablures de la Bretagne et de cette légende des korrigans, l’histoire du petit peuple de l’île de Guernesey et de la Grande Bretagne.
Arragousets
Les arragousets sont des nains anglais vivant sur l’île de Guernesey. Ils vivent comme tous les nains dans des grottes et sous terre. Ils y sont décrits comme des troglodytes très belliqueux, qui seraient soudain sortis d’une caverne de la côte ouest de Guernesey, le Creux des Fées, pour envahir et dévaster l’île.

Le grand folkloriste français Paul Sébillot a documenté les arragousets : « D’après la tradition, c’est d’une caverne de la côte Ouest de Guernesey, appelée le Creux des Fées, que sont sortis les Arragousets (Sarragousets de Victor Hugo) qui ont dévasté l’île. Un homme nommé Jean Letocq s’étant levé plus matin qu’à l’accoutumée, pour se rendre à sa bergerie, vit des troupes innombrables de petites gens, armés de toute pièces, qui sortaient du Creux des Fées : ils se répandirent bientôt, malgré la résistance qu’on leur fit, par toute l’île, tuant tous les hommes, et prenant possession de leurs femmes et de leurs demeures. Deux personnes du sexe masculin échappèrent à ce carnage, un homme et un jeune garçon de la paroisse de Saint-André, qui réussirent à se cacher dans un four. Pendant bien des années, les envahisseurs, qui appartenaient évidemment à la race des nains, vécurent tranquillement avec les femmes qu’ils s’étaient appropriés, se comportant en bons pères de famille et engendrant fil et filles. C’est à ce mélange de race que l’on attribue la petite taille et l’intelligence supérieure de quelques familles. Le jour vint cependant que, pour quelque raison qu’on n’a jamais pu deviner, mais que l’on croit avoir été un ordre émanant du chef des nains, il leur fallut quitter les femmes et les demeures auxquelles ils s’étaient attachés » (Paul Sébillot, Le Folk-lore de France, La Mer et les Eaux douces (Tome II), 1905).
Ce récit initial, troublant, est complété par une multitudes d’autres contes qui semblent apocryphes. Selon la légende, lors des nuits de pleine lune, les nains sortent du Creu des Fées pour aller rencontrer les sorcières du dolmen du Trépied, situé à un kilomètre de distance. Ils y dansent jusqu’à l’aube en chantant : « Qui hou hou, Marie Lihou », pour se gausser de Notre Dame de Lihou, le sanctuaire chrétien de l’île d’en face.

Une lecture sociohistorique de ce récit stipulerait que ces nains belliqueux et farouches ne seraient possiblement qu’une diabolisation des forces païennes de la nature afin de renforcer la diffusion du christianisme imposée par le sanctuaire de Notre Dame de Lihou et la paroisse de Saint-Pierre-du-Bois.

Edgar MacCulloch, bailli de Guernesey, rapporte les récits suivants sur le Creu des Fées : « On raconte qu’un homme, qui se trouvait par hasard étendu sur l’herbe à proximité, entendit une voix à l’intérieur du dolmen qui criait : « La païlle, la païlle, le fouar est caûd ». (La pelle, le four est chaud). A quoi la réponse fut aussitôt renvoyée : « Bon ! J’airon de la gâche bientôt. (Bien ! Nous allons avoir du gâteau tout à l’heure.) » (Edgar MacCulloch, Guernesey Folk-Lore, 1903). Deux autres récits de MacCulloch, sans doute postérieurs au récit des nains belliqueux de Sébillot, rappelleront des canevas classiques du petit peuple autour des thèmes du changelin et du troc silencieux.
A l’image du Petit peuple belge, l’arragouset femelle se faisant passer pour un nouveau-né parle par inadvertance et se fait ainsi démasquer. Subjuguée par un chaudron de patelles (escargots de mer) au feu, l’arragouset ne peut retenir sa langue : « Je ne suis pas de cet an, ni d’antan, ni du temps de Rouey Jehan, mais de tous mes jours et de tous mes ans, je n’ai jamais vu autant de pots bouillants ».

Une autre version stipule que le moyen de forcer l’arragouset femelle à rendre l’enfant humain était de jeter hors du berceau le bébé arragouset. Aussitôt, le bébé arragouset se met à crier, et l’arragouset femelle se précipite pour restituer le nourrisson et reprendre le sien.
Le troc silencieux semblait être une pratique équitable entre les hommes et les arragousets : « Les vieilles gens du voisinage de l’Erée assurent que, jadis, si l’on portait le soir une écuelle de soupe au lait au Creu des Fées, si l’on y déposait un tricot que l’on voulait voir promptement achevé, en mettant de la laine et des aiguilles à tricoter, on retrouvait le lendemain l’écuelle vide, et le tricot achevé en perfection (Edgar MacCulloch, op. cit.).
Paul Sébillot prétend aussi qu’après leur disparition à la suite de leur raid agressif, les arragousets ne redevinrent jamais visibles pour leurs femmes ou leurs descendants mais qu’ils « ne cessèrent pas, la nuit quand tous les habitants de la maison dormaient, de visiter leurs anciennes demeures pour compléter l’ouvrage qu’on avait laissé inachevé la veille, et rendre mille autres petits services ».
Le Creux des Fées mentionné dans ces divers récits n’est pas purement folklorique mais demeure une structure mégalithique concrète : c’est un dolmen situé dans la paroisse de Saint-Pierre-du-Bois, sur l’île Anglo-Normande de Guernesey.


Le dolmen mesure 9 m de long et 2 m de hauteur. La chambre est recouverte par deux tables de couverture. Le tumulus comporte un mur de parement externe sur l’un des côtés. Le site fut fouillé une première fois en 1840 par William Collings Lukis, archéologue et antiquaire de l’île, qui y découvrit des pointes de flèches, des silex, de la poterie et des ossements humains et d’animaux. Ces matériaux ont été datés du Néolithique. Le tumulus fut à nouveau fouillé entre 2006 et 2010.
Une hypothèse plus matérialiste énoncerait que cette structure mégalithique funéraire, relativement profonde, aurait pu être réinvestie par une communauté de nains qui auraient été dérangés par l’arrivée des premiers habitants modernes de l’île.
Disparition du petit peuple
Trois hypothèses ont été émises sur la disparition des Arragousets de l’île de Guernesey : Paul Sébillot a suggéré qu’ils ont tous été rappelés par leur chef de tribu (hypothèse pragmatique) ; MacCulloch affirme que, étant des créatures de l’autre monde, leur temps sur terre était limité (hypothèse fantastique) ; Victor Hugo, justement exilé à Guernesey, a déclaré dans Les travailleurs de la mer (1863) qu’on peut encore les voir les jours de tempête, dansant dans les nuages et désireux de retourner à la terre (hypothèse poétique).
Les boggarts sont des nains velus du folklore britannique qui, au cours de leurs récits, connaîtront trois phases successives. D’abord, les boggarts semblent être des créatures inoffensives et bien misérables, comme le montre une source du roi d’Ecosse Jacques VI : « c’est un homme hirsute qui hante diverses maisons sans y faire aucun mal, mais se comporte parfois comme s’il était nécessaire de mettre la maison sens dessus dessous » (Jacques VI, Daemonologie, 1597).
Ensuite, ces créatures, sans doute dans une relation commensale avec l’Homme, vont être méprisées et dupées, comme l’attestent certains récits. Par exemple, dans un vieux conte du village de Mumby dans le Lincolnshire, le boggart est décrit comme velu et malodorant. L’histoire raconte qu’un agriculteur avait acheté un lopin de terre habité par un boggart. Lorsque l’agriculteur tenta de cultiver le domaine du boggart, celui-ci se fâcha, et après de nombreuses discussions, ils décidèrent de travailler la terre en même temps et de partager les richesses. Cependant, l’agriculteur était gourmand. Il commença à réfléchir à une manière de tromper le boggart. Lorsqu’ils débattaient quoi planter, il lui demanda : « Quelle moitié de la récolte souhaitez-vous, la partie inférieure ou la partie supérieure au sol ? ». Le boggart réfléchit pendant un certain temps avant de répondre « La partie inférieure du sol ». L’agriculteur sema donc de l’orge dans le domaine. Au moment de la récolte, l’agriculteur prit une grande pile d’orge, alors que la récompense que le boggart recevait en échange de son travail se résumait à un peu de chaume. Il entra dans une rage folle et hurla que la prochaine fois, il faudrait qu’il prenne ce qui poussait au-dessus du sol. La fois suivante, l’agriculteur sema des pommes de terre. Au moment de la récolte, il rit en regardant son énorme tas de pommes de terre tandis que le boggart ne recevait rien. Frémissant de rage, le boggart partit, et ne revint jamais.
Enfin, dans un dernier mouvement de pensée, les boggarts deviennent des créatures hideuses et malveillantes, hantant les landes et dévastant les chaumières, sans doute en réponse aux innombrables mépris qu’ils ont essuyé de la part des humains. De nombreux folkloristes affirment que le mythe du boggart et celui de la buggane, une créature maléfique décrite exclusivement sur l’île de Man, dotée d’ongles et de dents extrêmement longs, ont des origines communes.


Deux articles de références sur les Boggarts et le petit peuple britannique notamment de l ‘expert de référence Simon Young ici, ou encore celui-ci très récent.
À Manchester, il existe un parc municipal appelé Boggart Hole Clough, bordé des quartiers de Moston et de Blackley. Clough est un mot d’un dialecte du nord de l’Angleterre, utilisé pour désigner une vallée boisée et abrupte. Une grande partie du Boggart Hole Clough est composé de ce genre de vallées qui seraient, selon la légende, anciennement peuplées par des boggarts. On attribue à ces boggarts de nombreuses disparitions inexpliquées survenues dans la région, en particulier au début du XIXe siècle.


Les duergars sont des nains à la peau sombre du folklore du nord de l’Angleterre. Ils sont décrits comme des êtres trapus et costauds, dont la taille ne dépasse pas le genou d’un homme normal. On dit d’eux qu’ils exercent le double métier de mineurs et de forgerons, et qu’ils s’habillaient généralement de vêtements dont la couleur se confond avec celle de la pierre. Walter Scott prétendait qu’ils avaient des talents de météorologues. Le pasteur luthérien Einard Gumund leur prêtait une âme capable de raisonner, des sentiments semblables à ceux des humains, et une forte tendance au commerce amoureux avec les femmes de ces derniers. Une fois que les humains sont devenus trop envahissants, ils se sont réfugiés dans des endroits sombres comme les cavernes.
Les Fanfrelons sont des nains du folklore populaire anglais, réputés pour s’habiller en rouge et dépenser les minerais précieux qu’ils trouvent dans la boisson. Si l’on pousse la réflexion plus avant, ce trait de caractère pourrait être dû à une alcoolisation massive d’un peuple en chute démographique et perte de repères identitaires.
Féérisation du petit peuple
Les Bonnets-Rouges sont des nains qui habitent les ruines de châteaux situés le long de la frontière entre l’Angleterre et l’Écosse. D’après la tradition, ils assassinent les voyageurs qui s’égarent dans leur demeure, parfois en poussant des rochers du haut des falaises.
– Intéressant, me diriez-vous. Mais en quoi cette description différerait d’une confrérie de nains achondroplases qui se seraient adonnés au brigandage ? En rien, vous rétorquerai-je. Si ce n’est la rumeur s’attachant à ces vagabonds et qui les a peu à peu diabolisés : leur surnom provient de la teinte de leur chapeau, qu’ils ont pris l’habitude de tremper dans le sang de leurs victimes.
Concrets dans les premiers récits, les Bonnets-Rouges deviennent avec le temps de véritables croquemitaines : des vieillards aux cheveux longs, au teint sombre, aux yeux rouges étincelants et aux dents saillantes. Ils ont des serres d’aigle à la place des mains et chaussent des bottes de fer. Ils sont armés d’une canne ou d’un bâton muni d’un embout métallique avec lequel ils tuent les voyageurs égarés ou les visiteurs solitaires des ruines qu’ils hantent. La solution pour faire fuir ces abominations est toute trouvée : brandir un crucifix devant eux ou bien dessiner le symbole de la croix. Ils disparaitront alors dans de grands cris de douleur.


Représentations artistiques des Bonnets-Rouges
De même que pour les Bonnets-Rouges, le puritanisme anglais s’est chargé du goubelin du Cotentin, anglicisé en « goblin » sur le versant britannique. Vers 1520, en pleine époque de la Réforme protestante, le préfixe « hob », fréquemment employé pour soutenir le caractère légendaire, est accolé à « goblin », donnant la terminologie hobgoblin, qui signe l’apparition d’une créature diabolique et malfaisante qui aura ces titres de noblesses en antagoniste repoussant dans Le Hobbit (1937) de J.R.R. Tolkien et son adaptation cinématographique par Peter Jackson.

A l’origine, le púca est une créature du folklore irlandais que l’ère élisabéthaine érigera en dernier vestige du paganisme grâce à l’immense talent de l’écrivain William Shakespeare. Dans Le Songe d’une nuit d’été (1594), le dramaturge anglais imagine Puck, un esprit espiègle qui effraie les jeunes filles, ôte la crème du lait, joue des tours aux vieilles, égare les voyageurs dans la nuit et amuse son maître Obéron, roi des fées, en imitant le hennissement d’une jeune pouliche pour « séduire » un cheval bien nourri (acte II, scène 1).
Obéron, désireux de se venger de Titania, reine des fées, envoie Puck chercher une fleur de songe qui a la capacité magique de piqué d’un vif amour le premier être vivant vu lorsqu’on se réveille. Cette suite de quiproquos autour de la fleur de songe donnera tout son charme à l’intrigue du Songe d’une nuit d’été, dernier hommage aux fêtes païennes débridées en cette période de puritanisme protestant.

Un glissement sémantique inéluctable s’est opéré entre le nain (Dwarf) et la fée (Fairy), entre des créatures concrètes et des esprits fantastiques, entre des pratiques païennes et l’imposition d’un culte protestant. Deux auteurs du XXème siècle, Edouard Brasset et Paul Dubois, représenteront le dernier mouvement d’une fictionnalisation du peuple nain, après diverses distanciations opérées par la Réforme protestante (diabolisation), l’ère Elisabéthaine (féérisation) et les lilliputiens de Jonathan Swift (miniaturisation). Ces deux auteurs sont les fers de lance d’une vision des nains comme « Encyclopédie du merveilleux » et s’adonnent facilement à la miniaturisation swiftienne et à la complaisance envers les récits les plus modernes.
Dans la littérature encyclopédique du XXe siècle, les nains sont dévoyés, et apparaissent plus cocasses et fantaisistes que nous les montrent les rapports les plus anciens et les collectes ethnographiques. C’est à nous, auteurs de Strange Reality, de redoubler de sérieux et de vigilance afin de revenir avec plus de force aux documents originaux sur le petit peuple.
Si l’on s’adonne à une lecture paléoanthropologique du dossier britannique, nous remarquerons dans les migrations humaines que d’anciens haplogroupes, regagnent, entre deux glaciations, l’Angleterre :
– avant le dernier maximum glaciaire (21000 ans B.P.), l’haplogroupe C (C1a) vers 43000 ans B.P., bien étudié dans l’article Ice Gnome.
– après le dernier maximum glaciaire (21000 ans B.P.), l’haplogroupe I (I2a1, représentatif de l’Homme de Cro-Magnon) vers 16000 ans B.P., a été bien étudié dans le quatrième article sur les cagots.
A ce titre, L’Homme de Cheddar, découvert en 1903 dans la grotte de Gough est un homme ayant vécu en Grande-Bretagne en 10000ans B.P. Son squelette presque complet a été découvert en 1903 dans la grotte de Gough, dans le Somerset, en Angleterre. L’homme était un chasseur-cueilleur du Mésolithique qui mesurait environ 1m66. Il avait entre vingt et trente ans au moment de sa mort, due sans doute à une cause violente.
Si sa taille adulte d’1m66 ne concorde pas avec celles des nains d’Angleterre, une étude de ses gènes aurait montré qu’il devait avoir la peau noire et les yeux bleus, reprenant ainsi le type Magdalénien.Or, nos récits de pygmées britanniques abondent en exemples de créatures à la peau visiblement pigmentée : « les duergars sont des nains à la peau sombre » ; « les Bonnets-Rouges sont des vieillards aux cheveux longs, au teint sombre, aux yeux rouges étincelants et aux dents saillantes ».


Les populations à la peau claire, maîtrisant l’agriculture et se sédentarisant, seraient arrivées en Grande-Bretagne plus tardivement, au Néolithique, depuis l’Europe de l’Est :
– d’abord avec l’haplogroupe G apporté par les fermiers néolithiques de l’Anatolie vers 6000 ans B.P.
– ensuite avec l’haplogroupe R1B apporté par les indo-européens de l’Ukraine vers 4000 ans B.P.
Alors, ces nains du folklore britannique pourraient-ils répondre à une grille de lecture paléoanthropologique ? Sont-ils le résultat d’un nanisme insulaire opéré sur un Homo sapiens archaïque apparenté à l’Homme de Cheddar ? Les analyses adn et les témoignages littéraires, bien que sporadiques, nous permettent d’esquisser l ‘idée d’ une population autochtone (sans doute magdalénienne) qui aurait été peu à peu remplacée et assimilée par une population indo-européenne plus modernes.
Chers lecteurs de Strange Reality, nous tenterons d’affiner ce vaste état de la question au Royaume-Uni en s’aventurant plus au Nord, en Ecosse et en Irlande, à la rencontre du Petit peuple gaélique.


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