
Il semble bien, que la messe est dite. Le célèbre film de Roger Patterson montrant une femelle bigfoot regardant derrière elle, était un faux. Il s’agissait bien d’un homme dans un costume d’après un documentaire intitulé Capturing Bigfoot qui devrait être diffusé bientôt, exposant toute cette histoire sans nul doute l ‘un des canular les plus marquants de notre époque.
Des archives filmées inédites sont apparues dans lesquelles apparaîtraient les protagonistes manipuler le costume, faire des essais devant la caméra. La veuve de feu-Roger Patterson et son fils sont interviewés également et ils confirment la supercherie. Le but était tout simplement de gagner de l’argent, et cela a très bien fonctionné.


Ce bout de pellicule était la source de la silhouette iconique de l’homme sauvage en Amérique, pour beaucoup le symbole que ces histoires pouvaient être authentiques. Mais voilà, le symbole de bigfoot est aujourd’hui celui de la fraude. Pas d’erreur d’identification, de témoin sincèrement confus, non ici il s’agit de la fabrication pure et simple d’un mythe. Cela projette sur une noble cause une image déplorable, avec le risque de compliquer le travail de terrain mené par les chercheurs amateurs, en décourageant des témoins, par exemple.
Certains diront que c’est la fin d’une croyance, qu’il n’est plus possible de soutenir rationnellement l’hypothèse de l’existence du sasquatch, yéti, almasty ou autre yowie. Comme d’habitude il conviendra de considérer cette prise de position comme dépourvue du moindre sens.
En réalité la disparition de Patty ne change rien, car elle n’a jamais été acceptée comme une preuve par la communauté scientifique. Bigfoot était ignoré avant Patty et il va continuer ainsi. Prouver son existence ne pouvait, de toute façon, pas reposer sur quelques secondes d’image, dont tout le monde savait à quel point l’ authenticité était contestée.
Rappelons tout de même le point de départ : il n ‘y a pas d’ hommes sauvages, de bigfoot, D’un côté, nous avons la quasi-totalité de la communauté scientifique, et la majorité des gens ( faites un test sur votre entourage) qui pensent qu’ils existent pas. L’homme est la seule espèce humaine sur terre, c’est une vérité scientifique admise par tous. De l ‘autre côté, une minorité, de plus en plus nombreuse et organisée, s’efforce avec peine d’éprouver ce paradigme qui ne l ‘a jamais été. (Hormis une expédition officielle chinoise qui dura dix ans et échoua, mais représente une mine d’enseignements pour la mise en œuvre pratique de la capture d’un spécimen vivant).


Une bonne partie des représentations traditionnelles de l ‘homme sauvage en Europe montrent non pas une créature mythologique, mais bien un homme costumé, déguisé pour la danse de l ‘homme sauvage. Et c’est encore plus intéressant, car cette danse de l ‘homme sauvage, elle existe depuis l ‘antiquité, et elle raconte l ‘histoire d’un peuple vivant dans la forêt, poilu sur tous le corps, et c’est le clou du spectacle : avec des capacités physiques qui les distinguent des humains, c’est ce que raconte la danse de l ‘homme sauvage, d’où provient cette image stéréotypée.
Alors si la disparition de Patty change quelque-chose, c’est qu’elle représente peut-être une étape nécessaire, un pas vers la maturité. L’époque des monstres va t’elle laisser place au temps des hominidés archaïques ?
Car en fin de compte, on peut considérer que le boulot a été fait. La cryptozoologie, cette pseudo-science pratiquée par des amateurs sur leur temps libre, née dans les années 1950, a depuis accumulé une masse énorme de données pertinentes, et un certain nombre d’éléments matériels. Avec évidemment des imperfections, et donc un inventaire rigoureux et sélectif à effectuer. Le debunk du film de Patterson va dans ce sens. Le plus important : ces données issues du monde entier, sont à la disposition des scientifiques, lorsque ceux-ci estimeront le moment venu de les examiner de près. Nous n ‘y sommes pas encore, mais cela arrivera, c’est inéluctable.
Parce qu’aujourd’hui, plus que jamais, la science académique et la cryptozoologie se rapprochent mécaniquement. C’est inattendu, les dernières découvertes en paléoanthropologie ont mis les chercheurs sur une piste qui conduit à l ‘hypothèse des espèces multiples. Loin des controverses, loin des egos et des buzz sur les réseaux sociaux.
Chers lecteurs, nous sommes à l’aube de découvertes importantes, il n’y a aucun regret à laisser Patty sur le bord du chemin, aujourd’hui la science avance dans un sens qui légitime plus que jamais la quête de vérité sur les hommes sauvages . Allez, c’est parti pour le journal des bonnes nouvelles !


-Nous savons qu’une multitude de sous-espèces humaines partageaient la terre aux mêmes moments et aux même endroits entre -500 000 et – 50 000 environ. Les espèces multiples, c’est la règle dans l’évolution humaine. Très tôt, peut-être déjà dès les australopithèques, ( ce qui expliquerait pourquoi certaines caractéristiques de Florensiensis et Luzonensis sont antérieures à Homo Erectus) des espèces humaines ont quitté l’Afrique pour l’Eurasie et l ‘Océanie.
-En plus des néandertaliens et dénisoviens, Homo Sapiens a croisé de mystérieux cousins considérés comme archaïques, voire super-archaïques, dont nous n ‘avons pas retrouvé de squelette, mais des traces discrètes dans notre ADN.
-Leurs aspects étaient très divers : des pygmées ou de solides gaillards d’1m90 (6 pieds), des mâchoires énormes, des crêtes sagittales, et des pieds plus massifs que nous. Ils se sont sans doute évités, mais aussi côtoyés, peut-être combattus, en tout cas mélangés.
-Les paléoanthropologues s’intéressent massivement aux empreintes de pas fossiles. D’après eux, c’est une formidable source d’enseignements ! Récemment des découvertes ont permis de prouver que des humains très différents vivaient côte à côte.




Empreintes attribuée au yeren l ‘homme sauvage de Chine, collecté dans les années 1970-80.


A gauche empreinte collectée par Shipton en 1951 dans l Himalaya, à droite empreinte collectée par MJ Koffman ( Caucase, rivière Malka, Dolina Narzanov, mars 1978)
-loin de se chasser les unes les autres, ces sous-espèces humaines ont déployé des stratégies de survie impliquant des micros partages de temps et de territoire. Les mêmes sources de nourritures, visitées à des endroits différents. L’adaptation a de nouvelles niches écologiques pour éviter l ‘extinction.
-Des humains parfois très différents, ont vécu jusqu’à très récemment à nos côtés. Des croisements importants ( introgressions) entre deux groupes homogènes, des Denisoviens et des Sapiens pourraient même être survenus vers – 10 000 ans en Asie du sud. Des groupes d’humains différents existaient donc probablement au tout début de l’agriculture.
-On ne sait pas précisément quand, comment, pourquoi, ces espèces ont disparu, même si les causes éventuelles ne manquent pas. Il n ‘y a aucune trace de guerre, ou de violence entre les différentes espèces humaines.
– La question se pose donc naturellement de savoir si elles ont vraiment disparu. Cette idée est un trait d’union entre la cryptozoologie et la science académique, et la conséquence de la découverte récente d’une diversité humaine bien plus étendue, entre – 500 000 et – 50 000 ans, bien plus diverse et étonnante qu’envisagée auparavant.
Vous l ‘avez compris, pour nous Patty, n’a jamais été importante, elle donnait même une image faussée du phénomène des hommes sauvages, qui est bien plus riche, bien plus complexe, bien plus massif, que ces malheureuses histoires d’escrocs.


Bonsoir,
Des « debunkages » comme celui-ci il en sort à peu près chaque année. Je m’en tiens pour ma part aux analyse pointues de Krantz, Meldrum (au fait, est-ce un hasard si ça sort peu après son décès ?), Bayanov, Bourtsev, Donskoy, etc. Il est impossible d’obtenir ce qu’on voit dans le film avec un être humain normal déguisé. Et d’ailleurs personne n’y est arrivé… ce n’est pas faute d’essayer mais à chaque fois toutes sortes de choses clochent…
Si ce qu’on voit est une tête humaine normale enfoncée dans un déguisement, elle est minuscule par rapport au tronc…
Je ne connais personne capable de se déhancher, pour regarder derrière, comme ce qu’on voit…
Les proportions, largeur d’épaules, musculature, etc. sont hors de la variabilité humaine (j’ai le livre de Krantz là-dessus, très pointu)…
Etc. etc. Voir https://daruc.fr/jambe.htm
Quant à l’opinion de Bernard Heuvelmans, qui par ailleurs a longtemps soutenu des bobards évidents comme l’améranthropoïde ou l’histoire Rawicz, elle ne m’impressionne plus depuis belle lurette.
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Merci pour ce retour Jean, je comprends très bien ton point de vue et je ne vais pas me faire l ‘avocat des » anti-bigfoots » mais il y beaucoup trop de signaux négatifs autour de cette vidéo. ça commence à faire beaucoup trop pour continuer à faire comme si de rien n ‘était. Les rares personnes qui ont vu ce documentaire racontent qu’il contient visiblement des archives personnelles de la famille Patterson. Et pourquoi est-il resté planqué ? parce que jusqu’à aujourd’hui, c’est une machine à cash, et comme il semble que la vérité commençait à poindre son nez les Patterson ont peut-être préféré avouer et faire acte de contrition publique, évidemment l’argent est en toile de fond de toute cette histoire. Pour la famille Patterson on pourrait penser qu’ils obtiennent le beurre et l ‘argent du beurre. Le problème des analyses de Krantz et des autres, et bien entendu on pense au travail de Jeff Meldrum, ( ceci est vraiment le coup le plus rude) c’est le fait de chercher absolument à prouver quelque-chose à partir d’un matériel aussi insuffisant. Et il faut bien avouer que c’est révélateur d’une certaine façon de fonctionner en circuit fermé : des preuves apportées par des gens de la cryptozoologie, qui seront ensuite validées par des gens de la cryptozoologie.
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Je persiste et signe : on doit partir de ce qu’on voit sur la pellicule (NB ce n’est pas une vidéo), et on n’a encore montré aucun être humain présentant ces proportions et capable de produire de tels mouvements. Par exemple, des spécialistes des prothèses à qui on montrait le film ont été frappés de ce que la fréquence du balancement des bras correspondait à ce qu’on pouvait attendre compte-tenu du poids déduit de l’épaisseur.
Le film n’a d’ailleurs pas tant rapporté que ça. Roger Patterson, alors qu’il se savait condamné à brève échéance par la maladie de Hodgkin, a réinvesti ses gains dans une expédition illusoire sur la foi d’un vague renseignement sur des restes se trouvant dans un monastère bouddhiste en Thaïlande (de mémoire). La famille Patterson ne touchait plus rien depuis longtemps, les droits ayant été rachetés par René Dahinden (ce qui fait qu’on n’a pu voir, jusqu’à son décès, que de mauvaises copies noir et blanc).
Un jour, sur un forum, quelqu’un m’a brandi péremptoirement un lien sur un site qui affirmait que Bob Gimlin (qui n’avait rien touché) reconnaissait le faux. J’ai ouvert le lien, Gimlin disait en fait que (de mémoire) : « Si c’était un faux, il était sacrément bien fait !« . Pour rappel, il avait vu Pattie de bien plus près.
Enfin, la volte-face de la famille Patterson ressemble à celle de Reinhold Messner, qui a, pour mémoire, subitement changé d’optique entre l’annonce de son livre et sa sortie effective (entretemps il avait été élu député européen et ne pouvait donc plus assumer…). https://bouquinsblog.blog4ever.com/yeti-rheinhold-messner
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Bonjour,
Il est certain que beaucoup de gens qui s’intéressent à la cryptozoologie ont une crédulité excessive. Certains croient encore au monstre du Loch Ness ( strictement impossible: les croyants sont allés jusqu’à dire qu’il y a très peu de poissons car les monstres les mangent……..) » croient encore au » yéti » himalayen sur la base d’une seule photo d’une seule empreinte, évidement truquée en 1953 etc…………………….. Je dis que même HEUVELMANS avait une crédulité excessive ( il a consulté des voyants qui lui ont assuré qu’il y avait tant et tant de multi-bosses et des autres cryptides ( en distinguant les adultes des jeunes…..) qu’il avait imaginé dans son livre sur le serpent de mer )). Mais dans le dossier bigfoot il y a nombre de témoignages, quelques empreintes convaincantes, et un historique. Vs pas d’os, une évanescence intrigante et une origine à la limite de l’inexplicable. Si la preuve est amenée qu’en 1966, donc avant la date officielle du PG film, a été faite une répétition de la scène avec donc le » costume » de Patty, le consensus devrait se faire sur le fait que PATTERSON a bien roulé son monde. ( et que GIMLIN était complice, que les empreintes étaient fabriquées, etc…..) Est ce qu’il aura gagné plus de dollars ainsi qu’en travaillant à Hollywood . Pas sur du tout. Mais pour moi :1) le PG sera définitivement enterré2) la possibilité d’une existence moderne du sasquatch baissera du fait de la disparition d’un des rares arguments majeurs. Je ne connais pas de film à moitié aussi convaincant que le PG film, et si lui-même est faux, et si les milliers de caméras espions n’ont jamais rien donné à part un ours galeux……………..ça changera la donne. J’attends quand même d’en savoir plus sur ces archives. Amicalement, J. ERB
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Autre précédent de débunkage, celui de la famille de Ray Wallace affirmant qu’il avait produit les fameuses traces lors des incidents de 1958 dans la région (déjà) de Bluff Creek. Mais, outre qu’il n’y avait pas eu que des traces, les patins avec lesquels Wallace aurait procédé ne collent pas avec les moulages obtenus à l’époque par Jerry Crew. https://www.bfro.net/news/Wallace.asp#achievements
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Merci Jean de revenir sur le fameux dossier des empreintes (suspicieuses) de Bluff Creek en 1958. A partir de cet évènement, les canulars, plus ou moins bien élaborés, ont explosé et le bigfoot/sasquatch est rentré dans la pop culture : Ivan T. Sanderson, dans Abominable Snowmen (1961), évoquait déjà une récupréation commerciale de cette figure (par le biais d’enseigne de bars, notamment). Meme l’équipe de John Chambers, le prestigieux maquilleur de « La Planète des singes » (1968), s’est preté au jeu avec un costume très sophistiqué : le bigoot de Burbank (1970). Les films de série B, plus ou moins recommandables, ont ensuite fleuri sur cet homme sauvage.
La mort (symbolique) de Pattie signe sans doute la fin des hoax, canulars, spectacularisation de l’image qui ont charmé et étourdi les cryptozoloogues… Il est désormais temps de jeter des ponts entre les hommes sauvages et : le folklore, les recherches fossiles, l’anthropologie, les analyses adn… Sans doute le début d’un travail de fond plus sérieux, marqué par le signe du débunk et de la maturité scientifique…
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Bonjour,
Je vais être plus direct : commenter ce film sans partir de ce qu’on y voit concrètement, dans le détail, ce n’est pas sérieux.
A une époque, du vivant de Dahinden, où ne circulaient que de mauvaises copies, Dmitri Bayanov (au passage, pub gratuite, https://bouquinsblog.blog4ever.com/sur-les-traces-de-l-homme-des-neiges-russe-dmitri-bayanov-2 ) m’a fait personnellement parvenir, en me demandant de la garder pour moi, une vue (fixe, sur papier) de la frame la plus significative. J’ai pu constater que le blanc de l’oeil est bien reconnaissable, que l’oeil est bien enfoncé sous les arcades sourcilières, et aussi que le téton est bien dégagé (de petits malins dont Bernard Heuvelmans prétendaient que le sein était poilu, ce qui serait effectivement gênant).
Cela posé, une analyse fouillée comme celle de Krantz n’est pas non plus exempte de préjugés donc de biais. Je rappelle qu’il était, comme Meldrum, mormon militant. Cela les autorisait à soutenir l’existence puisqu’un disciple important de Joseph Smith a déclaré une observation de ce qu’on n’appelait pas encore bigfoot, mais à la condition impérative de le tenir loin de l’humain (façon aussi de dire aux chasseurs qu’ils pouvaient, si l’opportunité se présentait, faire un carton… le pauvre Frank Hansen a vu où ça conduisait).
Et donc, dans ses dizaines de pages d’analyse pointue, Krantz ne montre jamais la vue vraiment de profil, qui aurait suffi à mettre au rancart l’hypothèse absurde du gigantopithèque. Ce qui se rapproche le plus de Pattie, dans les fossiles connus, C’est H rhodesiensis (l’Homme de Rhodésie ou de Broken Hill, aujourd’hui Kabwe en Zambie, et je suis de ceux qui mettent en doute son caractère fossile, https://daruc.fr/paleorec.htm ).
Cordialement,
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Bonjour à tous,
Je ne retrouve pas le livre de KRANTZ, mais MELDRUM reproduit p 91 de son » sasquatch : legend meets science » la tentative de reconstruction de KRANTZ du crâne du gigantopithèque, qui ressemble fortement à celui d’un gorille ( p 166 ). Quelle valeur aurait une reconstruction du crâne d’un bf ? Pour le gigantopothèque on a 3 morceaux de mandibule, et ça laisse déjà pas mal de place à l’imagination. Disons sans plus que la reconstruction de KRANTZ ne cadre pas avec le PG film, même en considérant que sa reconstruction est visiblement celle d’un mâle ( forte crête sagittale ), une femelle pouvant par extrapolation du cas du gorille ne pas avoir de crête sagittale Je ne partage pas vraiment tes doutes sur leur honnêteté: être mormon reste une croyance qui doit passer pour un scientifique après des faits, quand il y en a. Il a quand même passé une bonne partie de sa vie à subir des retombées négatives ( avancement freiné…..). Les motivations des faussaires sont de 2 catégories:- faire parler de soi, même en mal- les dollars ! Et à ce sujet je me demande qu’on pu gagner les chercheurs honnêtes ( comme DAHINDEN ou J. GREEN je pense ), et les faussaires. Comme dit PATTERSON n’a pas gagné grand’chose. Après tout beaucoup ont eu la tentation d’améliorer leurs résultats ( sans doute MENDEL ) et quand ce n’était pas les découvreurs eux mêmes, ça a pu être leurs admirateurs ( EDDINGTON pour EINSTEIN ?……. ). Il faut des preuves très fortes pour prouver l’existence d’un animal » impossible » pour certains. Il faut des preuves fortes pour disqualifier un film » incroyable » mais soutenus par des éléments tangibles et des gens très qualifiés; J’attends donc quand même pour écarter définitivement le PG film le détails de ces preuves.
NB: pourrait-tu m’envoyer copie de cette vue envoyée par D. BAYANOV ? Amicalement, J. ERB
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Je n’ai pas parlé de l’honnêteté de Krantz et Meldrum, ils pouvaient considérer, parfaitement de bonne foi, qu’un être à la fois trop humain pour être qualifié d’animal, et trop animal pour être qualifié d’humain, ça ne peut pas exister, que Dieu ne le permettrait pas.
Ce que je dis pour ma part, c’est que culturellement, émotionnellement, légalement, religieusement, nous ne sommes pas configurés pour l’envisager… et que c’est la seule approche permettant d’expliquer le phénomène global : beaucoup trop d’éléments pour quelque chose qui n’existe pas, et beaucoup trop peu pour quelque chose qui existe.
Pour la vue envoyée par Bayanov, ben il faut que je retrouve…
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