Elle était Marie-Jeanne Koffmann 1

1919-1954, les origines et le goulag

Nous entamons ici une série de six articles sur la vie et l ‘œuvre de Marie-Jeanne Koffmann. Il s’agit bien entendu d’un hommage, car cette immense dame, cette scientifique visionnaire nous a définitivement quitté cet été.

 L’objet, ici, est de tenter de compléter les biographies plus ou moins sommaires, dont nous devons nous contenter depuis si longtemps. Je n ‘ai jamais eu la chance de rencontrer Marie-Jeanne Koffmann, même s’il elle résidait en région parisienne depuis le milieu des années 1980. Cet article est alimenté par ce que j ‘ai trouvé sur les sites internet russes, par les informations précieuses contenues dans un livre passé inaperçu et publié en 2015, et surtout Florent Barrère, pilier de Strange reality, auteur de la dernière interview filmée de Marie-Jeanne Koffmann m ‘a donné accès à sa précieuse documentation, une impressionnante collection d’écrits. Ces mots, qui à ma connaissance n ‘ont jamais été publiés,  vont constituer la matière première de cette série d’ articles.  Il s’agit uniquement de donner une idée de ce que fut sa vie, de rendre compte de ses aventures sur la piste du yéti du Caucase. Le travail accompli est tellement immense qu’il paraît insensé de vouloir le restituer d’une façon exhaustive. Nous pouvons simplement mesurer tout ce qu’il reste encore à puiser de cette expérience unique.

Marie-Jeanne Koffmann

Cet article  abordera donc sa vie avant sa rencontre avec l ‘almasty, donc avant 1959. Pourquoi ? Parce que les premières années de Marie-Jeanne Koffmann, sa vie d’enfant et d’adolescente sont un témoignage irremplaçable, bouleversant, de ce que fut le 20ème siècle, et ce que fut la vie au temps du communisme soviétique. C’est un parcours tel que ceux que l ‘on rencontre dans les romans historiques, un destin  qui a finalement aboutit à une vie entière vouée à suivre les pas du yéti européen. Le but est aussi de donner des éléments pour tenter de comprendre pourquoi une personne si intelligente, si courageuse, qui avait traversé tant d’épreuves a pu choisiR de consacrer sa vie à une quête aussi incongrue et incomprise que celle de l ‘almasty .

Marie-Jeanne Koffmann est née le 22 juillet 1919, à Paris, dans le quartier de Saint-Germain des-Près, considéré comme le cœur de la vie intellectuelle française pendant la majeure partie du 20ème siècle.

Son père est russe, Joseph Borisovich Kofman avait 20 ans en 1905, il était alors à Saint-Pétersbourg, lorsque est survenu l‘épisode de la mutinerie de l‘équipage du cuirassé Potemkine, 12 ans avant que Lénine, et les soviets prennent le pouvoir en Russie.

Mais en 1905, le maître de la Russie est le Tsar, un monarque absolu, le peuple est soumis à l l’injustice et la misère, les révoltes grondent. De plus la Russie accumule les défaites dans une guerre menée contre un Japon en plein boom industriel. Les idées socialistes se répandent, y compris au sein d’une flotte russe démoralisée.

Joseph Borisovich Kofman est un fervent partisan des idées socialistes révolutionnaires, il ne s’en cache pas et il aurait transmis des messages pour le compte des mutinés du Potemkine. Il est alors arrêté par la police tsariste, au bout de quelque mois il est libéré mais en contrepartie il doit s’ exiler. Il choisit la Suisse, commence des études, il voyage. Lorsque la première guerre mondiale éclate, Joseph Borisovich Kofman se trouve encore en Suisse, un pays neutre, il décide alors de partir en bicyclette en France pour s’engager et aller combattre contre l ‘Allemagne. Il est envoyé au front sans tarder et participe à la bataille de Verdun. C’est là, alors qu’il est cantonné dans un village, qu’il rencontre Jeanne Estève, la nièce de sa logeuse. Ils se marient à quelques jours de l’armistice à Paris où le couple s’installe.  Marie-Jeanne née en 1919, Geneviève sa sœur, trois ans après. Pendant ce temps, en 1917, la révolution s’accomplit en Russie.

La mère de Marie-Jeanne Kofmann a une belle voix, et rêve d’une carrière de cantatrice, mais elle du y renoncer car ce n ‘était pas une carrière convenable, pour une femme digne selon la mentalité de l‘époque. Elle donna toute sa vie des cours de chant mais ne monta jamais sur scène. Joseph Borisovich Kofman devient lui, secrétaire à l ‘ambassade d’une Russie devenue maintenant socialiste, mais cette vie agréable ne le satisfaisait pas. Il avait le mal du pays, n ‘avait pas revu sa mère depuis vingt ans. Finalement, en dépit de l ‘opposition de sa famille, il retourne seul en Russie en 1927. Un an plus tard, Marie-Jeanne Koffmann a neuf ans quand avec sa mère et sa sœur, elles partent le rejoindre. L’arrivée à Moscou est brutale. La famille  ne parle pas russe, vit dans une seule pièce, la salle de bain est partagée avec les voisins. Durant les hivers, le froid est inimaginable.

Cet ouvrage a été publié en 2015, il est aujourd’hui quasiment introuvable

Ces informations nous les  tirons d’un ouvrage publié en 2015, intitulé : Une française dans l ‘enfer du goulag, c’est un livre de mémoires de Geneviève Koffmann, la propre sœur cadette de Marie-Jeanne Koffmann. Elle y raconte son expérience du goulag. C’est un témoignage exceptionnel. Reprenons le fil du récit.

Ensuite la famille déménage dans une petite ville, la vie est encore dure mais les sœurs Koffmann vont à l ‘école et apprennent le russe, à skier, à patiner. En 1930, leur père disparaît. Victime d’une purge, il est emprisonné. La famille subsiste tant bien que mal mais au bout de quelques mois leur mère envoie Marie-Jeanne Koffmann et sa soeur  en France, elles traversent l ‘Europe en train, retrouvent leur oncle et leur tante, qui n ‘ont pas d’enfants et vivent dans le quartier de Montparnasse.

Elles retrouvent alors la vie parisienne dont elles avaient tant rêvé, confortable, agréable. Avec des préoccupations de leur âge. Leur mère finit par les rejoindre. Une vie normale en somme en ce début des années 1930. Mais cela ne va hélas pas durer.

En 1935, les sœurs Koffmann sont contraintes de suivre leur maman qui souhaite retourner en Russie. Pour Marie-Jeanne,  alors âgée de 15 ans, c’est un déchirement tel qu’elle ne peut s’y résoudre. Sur le chemin de Moscou, leur train ne fait qu’un seul arrêt : à Berlin. Elle conçoit un plan « d’évasion», et avec sa sœur profitent d’un moment d’inattention, sautent du train et fuguent. Elles se faufilent dans les rue de la capitale allemande, en plein triomphe nazi, espérant naïvement trouver une oreille compatissante. Mais elles sont toutes les deux arrêtées, mises en cellule, puis transférées à l ‘ambassade russe, où leur mère les attend. Ce désir de retour, ou plutôt de fuite vers la France ne quittera jamais Marie-Jeanne Koffmann ( dès que sa notoriété le lui  permettra, elle sollicitera un visa et préparera son retour définitif en France).

Les principaux camps du Goulag entre 1923 et 1961, selon les travaux de la fondation russe Memorial.

La vie en Russie reprend donc, le père de Marie-Jeanne Koffmann est finalement libéré, mais, devenu fin connaisseur de cet univers carcéral,  il continue à  travailler pour l ‘administration  des camps de travail. C’est une vie  étrange, la famille se déplace au gré des chantiers, ( les camps de travail sont généralement itinérants, et ils suivent les grands programmes de construction d’infrastructures) vivant juste en dehors de la limite des goulags dans lesquels leur père travaille. A l’âge de vingt ans, Marie-Jeanne Koffmann débute ses étude de médecine, elle s’est peu à peu intégrée à la vie en Russie. Mais lorsque la guerre éclate, que la France est occupée, elle veut s’engager, dans la Résistance d’abord, bien qu’ elle ne puisse pas quitter le pays.

Puis quand la guerre touche la Russie, elle fait partie d’une équipe de pompiers volontaires postée sur les toits de Moscou, bombardée par les avions allemands, puis, en 1942, elle est engagée dans un bataillon de montagne, et devient commandante d’une équipe de moniteurs alpins. A Tbilissi, installée dans le stade Dynamo, elle apprenait aux soldats par exemple à descendre en rappel.

Juste avant de s’engager,  elle termine ses études de médecines, à priori au 2ème institut médical, devenu aujourd’hui l’université médicale Pyrogov, mais elle obtiendra définitivement son doctorat en médecine en 1954.

Des chasseurs alpins de la 1e Gebirgsjäger arrivent au sommet du mont Elbrouz, plantant un drapeau au sommet de celui-ci, à 5600 mètres d’altitude. Malgré cet exploit ils ne contrôlent par pour autant la zone. Les vallées montagneuses et les cols étant fortement défendus par des troupes locales renforcées d’éléments de l’armée rouge.

Marie-Jeanne Koffmann atteindra le grade de capitaine de l‘armée rouge, a sans doute participé à des combats,  notamment pour le retrait du drapeau nazi sur le mont caucasien d’ Elbrouz, installé par les troupes allemandes en 1943.  Selon sa sœur, Marie-Jeanne Koffmann  reçu en tout sept médailles militaires pour actes de bravoure pendant la guerre.

 Au printemps 1945, la  guerre tout juste terminée, elle fut nommée médecin d’une expédition dans le Caucase, oragnisée par la Direction des Sports de la Centrale des Syndicats pour explorer les centres sportifs dévastés par la bataille et les préparer à la renaissance de l’alpinisme. Marie-Jeanne Koffmann se lie d’amitié avec l’alpiniste Elena Kazakova, et multiplie des expéditions dans les montagnes du Caucase.

En 1948 elle est pourtant condamnée, en vertu de l ‘article 58, pour trahison et espionnage. Il ne fait pas bon être française en ce début de guerre froide, que l’on soit ou non une héroïne de guerre.

Les soeurs Koffmann vont donc passer, séparées, cinq longues années dans des camps de travail. Marie-Jeanne est au Kazakhstan, sa qualité de médecin militaire la conduit à être affectée à l’infirmerie de son camps de travail. Sans médicaments, dans des conditions d’hygiène déplorables, elle est tout de même dispensée de tâches physiques.

Marie-jeanne Koffmann :  C’est alors que, dans cette vallée où j’avais bien innocemment abandonné mes compagnons de route, une large trappe s’ouvrit sous mes pieds et je disparus de la surface du monde. Après huit mois dans les oubliettes du MGB pour « activités antisoviétiques », je fus, sans instruction, ni accusation, ni jugement, gratifiée de dix ans de camp d’internement forcé à régime particulièrement sévère. Pratiquement sans droit de correspondance, nous pouvions deux fois par an donner de brèves nouvelles à des personnes obligatoirement apparentées. Nous n’avions ni journaux, ni radios. Les livres étaient sévèrement interdits. Nous ne pouvions recevoir des colis.

C’est vraisemblablement dans le goulag dénommé Karaganda, situé à 3000km à l’est de Moscou, en plein désert du Kazakhstan qu’elle est internée. Actif de 1931 à 1959, pouvant accueillir un maximum de 65000 prisonniers, c’est un camps fixe, établi de façon permanente, et aussi un centre important de production. les prisonniers doivent fournir tout le nord du Kazakhstan, en nourriture, vêtements, et d’autres produits. Le travail des prisonniers ne s’arrêtaient jamais, en été ils étaient aux champs, en hivers dans les usines. le camps reçoit en masse des déportés politiques, notamment ceux accusés d’avoir collaboré avec les Allemands pendant la guerre.

Marie-Jeanne Koffmann, à travers une anedctode nous montre ce que pouvait être la vie quotidienne dans ce camps de travail :  

J’en étais à ma cinquième année de détention en plein désert du Kazakhstan, lorsque je fus convoqué par le « koum ». Le « koum » ou « compère » en argot de prison, était le personnage le plus puissant en lieu d’internement. C’était le représentant immédiat, à pleins pouvoirs, du Ministère de la Sécurité d’Etat, soit MGB, auquel il rendait directement compte ; son titre officiel était « chargé d’opérations ». C’était un officier, pas forcément haut gradé, mais redouté de tous – des détenus, comme du personnel de camp – y compris de son chef, un colonel. Notre « koum », à l’époque, n’était pas des plus pernicieux. C’était un vieux bonhomme usé par la vie, toujours capitaine après une vie entière passée dans des camps et des prisons du bout du monde. Je ne suis pas sûre qu’il ait vu son ministère, ni Moscou d’ailleurs. Néanmoins, on tremblait tous de peur lorsqu’il on était convoqué à son bureau. Sur son bureau était posée une grande boîte en contreplaqué. Un colis. A mon nom. Sans que je sache de la part de qui. Jusque-là, il n’avait pu s’agir que de mes vieux parents. D’où ma convocation : dans les cas exceptionnels, c’était le « koum » lui-même qui remettait le colis après l’avoir soigneusement fouillé. Il commença à en tirer les traditionnels apports aux prisonniers : conserves de viande, de graisses, lait, chocolat, sucreries.

Soudain, son visage et ses mains se figèrent : un livre ! Bien modeste de dimensions et de présentation, mais livre tout de même. Stupéfait, il se mit à le retirer, du bout des doigts, très lentement, comme s’il allait exploser. Machinalement, il l’ouvrit : quelque chose attira son regard sur la page de garde. Alors, les yeux exorbités, il s’assit lourdement. Entre temps, un bref coup d’œil sur le couvercle, rejeté de côté, m’avait appris que l’expéditeur du colis était une certaine Elena Kazakova.

En proie à une émotion et une tension extrêmes, je réussis à apercevoir ce qui avait tant commotionné le « koum » : sur la page de garde quelques lignes de la grande écriture d’Elena, ferme et déliée. Ce fut plus fort que moi ! Je sautai sur le capitaine, lui arrachai le livre, revins d’un bond en arrière et, plantée droite devant lui, le livre serré contre moi, déclarai avec force : « Je ne vous le rendrai pas ». Ce geste eût pu me coûter cher, très cher. Comme minimum, au moins doubler ma peine. Sans parler « d’agression physique sur un officier de la Sécurité Nationale en exercice de ses fonctions » ou de « tentative de révolte », assorti de vingt-cinq années de prison. Mais Elena Kazakova ne risquait pas moins. A vrai dire, s on geste paraissait tout aussi insensé que le mien. Car, voici ce que venait de lire dans sa tête le « koum », à la première page de ce livre sur les techniques d’alpinisme dont elle était l’auteur :

 A ma chère Marie-Jeanne,

en souvenir de notre merveilleux voyage et dans l’attente de nouvelles aventures communes

de la part de l’auteur

Moscou,

Elena Kazakova

A l’époque, envoyer une simple lettre à un détenu politique signifiait manifester sa sympathie à un ennemi du Parti et du pouvoir et risquer de partager son sort. Ni moi-même, ni personne autour de moi n’en a jamais reçu. Plus tard, les gens expliquaient avec embarras que ce n’était pas pour eux-mêmes qu’ils avaient craint, mais pour leurs enfants, leurs proches. A l’époque, les maris, les femmes reniaient spontanément leurs conjoints demandant hautement, par les voix de la presse et de la radio, pardon de n’avoir pas su reconnaître un « ennemi du peuple ». Pour comprendre à quoi équivalait moralement et juridiquement, à l’époque, le geste outrageusement courageux d’Elena, il faudrait imaginer quelqu’un écrivant au chef de la Gestapo, en Allemagne, « tel de vos détenus est un ami très cher, je le soutiens de tout cœur et j’espère le voir très bientôt sorti de vos griffes ». Le livre d’Elena avait plongé l’officier tout puissant du MGB dans un visible désarroi. Quelles pensées, quels souvenirs, quels sentiments se bousculaient, derrière le front têtu de ce serviteur fidèle du pouvoir qui ne connaissait de la vie que la misère et la déchéance humaines, physique et spirituelle, qui avait vu condamner (ou peut-être condamné lui-même ?) et fusiller (ou fusillé ?) des centaines d’innocents, rencontré tant de lâcheté, de frayeur, de basse servilité, de trahisons et si rarement du courage. Et quelle décision prendre devant cette situation inouïe ?

Nous continuions à nous fixer, silencieusement, droit dans les yeux, lui, légèrement renversé sur sa chaise, moi, figée au garde-à-vous, si ce n’était le livre, toujours serré contre moi avec la même résolution. Puis, il prononça d’une voix neutre et nette : « Sortez ! Et que jamais je ne revois ce livre ni n’en entende parler ». Je fis demi-tour, toute droite, et sortis, le livre dans la main. Je ne me souviens pas si j’ai exprimé quelque chose et je ne voudrais rien inventer aujourd’hui. Miraculeusement, le livre traversa les dizaines de fouilles des nouveaux camps et prisons. Je l’avais sur moi lors de ma libération conditionnelle, à la mort de Staline en 1953 qui signa le début du dégel et la relâche de nombreux prisonniers politiques. Il est toujours sur le rayon de ma bibliothèque moscovite.

 Libérée, elle n ‘apparaît pas brisée par cette période de détention et son enthousiasme est intact, elle retrouve bientôt son travail de médecin.    

Marie-Jeanne Koffmann ne s’est jamais plaint de ses années en Russie, de son séjour au goulag, de ne pas avoir pu mener la vie d’ intellectuelle parisienne qui l’attendait,  elle ne paraît pas non plus très critique envers l’idéologie révolutionnaire ou le régime soviétique. Comme si pour elle il ne s’agissait que d' »accidents de l ‘histoire ». Il reste que la personne que nous admirons est peut-être davantage russe que française. Sa formation scientifique,  son expérience de l ‘hiver et de la montagne, sa rencontre avec B. Porchenv, ses enquête de terrains, ses rencontres avec des centaines de témoins, sont à resituer pleinement dans une tradition russe d’études rationnelles, scientifiques sur l ‘homme sauvage… C’est en Russie qu’elle a pu devenir médecin et accomplir un destin.

à suivre : 1954-1962 la révélation Almasty

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