The-lma, l’énigme du mini yéti

C’est une vérité bien connue de celui qui se penche sur le phénomène de l ‘homme sauvage dans l ‘Himalaya, le terme yéti désignerait en fait trois créatures.

  1. Une grande bête hirsute mangeuse de bétail connue sous le nom de dzu-teh, vue à des altitudes d’environ 4500m-15 000 pieds et qui pourrait être un ours.
  2. Le mih-teh, ressemblant à un singe, sauvage mangeur d’hommes, noir ou rouge, avec le haut du crâne conique et des pieds renversés, trouvé à des altitudes supérieures à 5000m-16 000 pieds.
  3. the-lma, une petite bête rousse que l’on trouve dans les forêts denses sous la ligne des neiges dont le nom (tuh-helma) signifie « petite chose ». L’alpiniste Sir Edmund Hillary le définit ainsi page 53 de son  ouvrage High in the thin cold air : Une bête au visage triste, de la taille d’un nain, de couleur rouge, grise ou noire, trouvée dans les forêts denses en dessous de 3000m-10 000 pieds. Un bipède grimpeur d’arbres qui ressemble à un singe et qui en est probablement un. Il hulule et se déplace souvent en grandes colonies. Voir une thelma porte malchance.

Le yéti mythique, c’est bien entendu le grand mi-teh, ou mi-go, qui est au cœur des légendes locales, l ‘objet d’innombrable ouvrages, témoignages, œuvres de fiction, le sujet d’expéditions et de débats scientifiques. Il est l’abominable homme des neiges, un terme qui ne lui a pas été attribué par hasard.

En 1921, le lieutenant-colonel Charles Howard-Bury mène une expédition de reconnaissance du mont Everest, et trouve de nombreuses pistes étranges à haute altitude dans la neige qu’il supposait avoir été causées par un grand loup à la démarche atypique. Ses guides sherpas eux ont immédiatement reconnu des traces d’un homme sauvage des neiges « immonde », un metch kangmi, terme qui sera transformé en abominable homme des neiges ( AHN).

Peinture par le sherpa Phurba Chitten de Namche

Qu’en est-il de la variante naine du yéti ?

Quels sont les éléments qui conduisent à le prendre au sérieux ? Finalement, le the-lma, ce mini yéti d’Himalaya a t-il une existence propre, en dehors de celle de son célèbre alter égo ? Quelle est son histoire, sa crédibilité ?

Le the-lma fait une entrée remarquée dans la nomenclature cryptozoologique en 1961, à travers la description qu’en fît le pionnier de la cryptozoologie Yvan T. Sanderson dans son livre sur les hommes sauvages dont le titre français est Hommes sauvages, hommes des bois, éditions Plon 1961; le titre original étant : Abominable Snowmen: Legend Come to Life: The Story Of Sub-Humans On Five Continents From The Early Ice Age Until Today :

Le type pygmée n’a que 1m20 à 1m50 de haut ; il habite les vallées moins élevées et plus chaudes, et il se nourrit de grenouilles et d’insectes  tout en étant dans l’ensemble omnivore ; les indigènes l’appellent Teh-lma. Il est recouvert d’une fourrure rouge très fournie comportant une petite crinière et il laisse de petites empreintes de pas de 12cm5 de long. […] Les petits teh-lmas posent à eux seuls un problème délicat. Ce sont les moins connus, et presque tout le monde les a négligés. En fait ce n’est pas avant 1957 que les chasseurs d’ABHN les plus acharnés ont eux-mêmes reconnu leur existence et il n’y a qu’un homme qui ait réellement fait quelque chose à leur sujet : W. M. Russell que ses innombrables amis du monde entier appelle Gerald. Et pourtant, le teh-lma est probablement l’ABHN le plus commun de tous, car il est extrêmement répandu ; c’est certainement lui « le yéti qui a le plus de chance de réussir » à condition que quelqu’un veuille bien faire quelque chose à son sujet.

Pour le zoologue américain, Thelma a donc plus de « chances » que son grand cousin d’être découvert, car il est plus répandu. Qu’est-ce qui a permis à Yvan T. Sanderson de formuler ces affirmations, Qui est Alfred Russel, de quelle manière est-il associé au thelma ?

Pour le savoir il faut remonter à l ‘intérêt initial d’Yvan Terence Sanderson pour les hommes sauvages.

Yvan T. Sanderson ( 1911-1973)

Le futur cryptozoologue a étudié dans les meilleurs établissements britanniques : le lycée d’Eton, et le département biologie de l ‘université de Cambridge, ou il a obtenu une licence en zoologie. C’est à ce moment qu’un camarade de classe lui a fait prendre conscience du mystère des hommes sauvages. Immédiatement le zoologue a voulu constituer un énorme dossier contenant tout les rapports sur les hommes sauvages qu’il a pu trouver, venant des quatre coins du monde. Son opinion était faite, ces créatures étaient réelles, et il restait encore à les découvrir.

Pour certains, il est probable que le camarade de classe qui a suscité son intérêt initial était Walter M. « Gerald » Russell. Américain, issu d’une famille illustre, notamment par sa grand-mère Aimée Crooker, et son arrière grand-père qui fut l ‘un des hommes les plus riches des USA. Gerald Russel étudiait lui la littérature à Cambridge. Mais il consacra sa vie de riche héritier à la zoologie, en devenant un expert reconnu dans l ‘identification des empreintes animales, sa passion restant avant tout orientée vers les espèces mythiques et non reconnues par la science.

En 1932, Sanderson et Russel partent sur les traces du mokélé m’bembé. Au cours de l ‘expédition, ils auraient observé de leurs yeux, non seulement le mokélé’m’bembé, mais aussi l’Olitiau, une chauve-souris géante agressive, rapprochée d’une autre créature volante légendaire, le kongamato, décrite comme d’aspect préhistorique. Sanderson et Russel s’accorderont sur le fait que la créature volante observée étaient une chauve-souris, et non un dinosaure. Quant au mokélé m’bembé, Russel refusa de confirmer l ‘observation de Sanderson.

Durant toutes les années 1950, une fièvre du yéti se développa dans le monde, conséquence notamment des récits et photographies rapportées par les alpinistes occidentaux qui s’attaquaient aux plus hauts sommets du monde.

Le fameux Takin doré de l ‘Himalaya. ( Photo Jean Marie Hullot)

En1954, le journal britannique le Daily Mail organisa une expédition de recherche de grande ampleur. Gerald Russel fut nommé l ‘un des chefs de l ‘expédition, après être devenu célèbre en tant que naturaliste et collectionneur d’animaux. En 1937 il réussit l ‘exploit de capturer au Tibet le premier spécimen de panda hors de Chine. On peut en apprendre davantage sur la famille de Russel, et sur son parcours dans cet excellent article. Après le conflit mondial, Russell s’est rendu en Chine à la recherche de l’insaisissable takin doré, une antilope chèvre dont le pelage aurait inspiré la légende de la Toison d’or. Russell dut abandonner sa quête en raison de la guerre civile entre les forces communistes et nationalistes chinoises.

Le Panda âgé de 7 mois capturé par une équipe dont faisait partie Gerald Russel.

L’objectif affiché par l’expédition du Daily Mail était de capturer le plus petit des nombreux types de Yétis qui habiteraient l’Himalaya. Pour des raisons pratiques que l ‘ont peut aisément comprendre, l’idée d’une capture d’un spécimen vivant de « grand » yéti, et son transfert à Londres n’était pas envisagée. L’expédition, dès le départ misait sur les the-lmas, ces mini yétis dits de couleur rougeâtre de la taille d’un enfant qui marcheraient sur deux jambes, seraient munis de longs bras et que l’on pourrait croiser dans les forêts du Sikkim et du Népal.

Capturer, et convoyer un spécimen vivant de yéti ? Comme un air de déjà vu.

L’expédition de 1954 affichait rien moins que l’ambition de capturer un mâle et une femelle the-lma. tout ceci afin de vérifier si cette créature était un « chaînon manquant ». Déjà à l ‘époque le concept de chaînon manquant était obsolète, la pertinence scientifique de l ‘expédition suscita des interrogations. Il s’agissait en fait d’ une authentique chasse au montre, même si l ‘enthousiasme et l’éthique personnelle des scientifiques impliqués ne peuvent être remis en doute. La seule découverte d’une telle espèce est en soi un but scientifique des plus légitimes, mais l’expédition financée par le tabloïde visait avant tout à récolter les retombées médiatiques et donc financières du scoop mondial de la capture d’un couple de yeti. Cette course au sensationnalisme se retrouve par exemple dans la mise en avant de la capture potentielle d’une femme sauvage à l ‘opulente poitrine, qui serait à même d’ attirer à coup sûrs des lecteurs supplémentaires.

Gerald Russel au milieu de l’équipe réunit par le Daily Mail

L’expédition avait même son drapeau ! Je n ‘ai pas pu le retrouver, mais nous savons qu’il était bleu azur, comportait deux empreintes de pas en son centre, entourant la figure de Snow Baby, un personnage de bande dessinée inventé par Desmond Goig, du journal Calcutta Statesman.

Le Snow baby de Desmond Doig ressemblait il à ce bambin ?

Inutile de faire durer le suspens. Absolument rien de spectaculaire ne résultera de l’ expédition du Daily Mail. Un échec certes parce qu’aucun homme sauvage (nain) de l ‘Himalaya ne fut piégé. Mais l’équipe a recueilli plus d’une centaine d’espèces de plantes et de graines, et a pris de nombreuses photos des différents animaux et oiseaux peu connu de l’est du Népal, à la plus haute limite forestière du monde. Egalement beaucoup de données sur le mode de vie, l’agriculture et l’économie des sherpas. Le passage de l ‘expédition a permis en outre l’éradication d’une épidémie de variole dans le village de Namche Bazaar.

Pour Gerald Russel, il s’agissait bien d’une occasion manquée car selon lui cette expédition était trop massive, trop bruyante, elle a fait fuir les potentiels yetis qui se trouvaient à proximité. La prochaine fois, s’il y en a une, il s’y prendra autrement se promet-il.

Tom Slick, 1916-1962

A ce moment là, l’Américain Tom Slick, descendant d’une riche famille pétrolière, après avoir voyagé en Inde, a commencé à planifier une chasse au Yéti à l’aide d’hélicoptères et de chiens. Le magazine Life lui avait promis 25 000 dollars pour la première photographie d’un yéti. Slick était une forte personnalité, texan, éleveur, millionnaire, cofondateur de Slick Airways, ami de Howard Hughes, playboy international, défenseur de la paix et mécène scientifique. Il a financé la création du Southwest Research Institute, qui fut au moment de sa création fut le deuxième plus grand centre de recherche aux États-Unis. Tom Slick soutenait réellement la recherche scientifique, mais il trouvait que la science était trop prudente, complexe, et qu’elle devait aussi rester une aventure.

Il rencontre en 1955, Peter Byrne, un chasseur de gros gibier d’origine irlandaise, qui préparait lui aussi une expédition pour rechercher l’abominable homme des neiges (ABHN). Il avait vu des traces en 1948 et voulait maintenant voir la créature de ses yeux.

Peter Byrne en 1975

A partir de 1956, le duo va organiser des expéditions régulières dans l ‘Himalaya, et devinez qui se joint à eux ? Gerald Russel, peu de temps après l ‘expédition du Daily Mail, la chance lui sourit, et il ne va pas laisser passer l ‘occasion de mettre la main sur un the-lma.

Russel sait où vit la créature, dans les vallées montagneuses humides du Népal et du Sikkim. Il sait qu’elle ne mesure pas plus d’un mètre ( 3 ou 4 pieds), avec des épaules voûtées, une tête inclinée et fortement pointue, entièrement couverte d’épais cheveux gris rougeâtres. Il a entendu que les the-lma survivaient grâce à un régime alimentaire de grenouilles et d’autres petits animaux.

Gerald Russel 1911-1979

Reprenons maintenant le récit d’Yvan T. Sanderson :

« Gerald Russell a été le premier, à voir que c’était un type ou une espèce tout à fait à part, et c’est lui qui, grâce à ses longues expériences dans le domaine, de la capture des animaux, a décidé de concentrer tous ses efforts sur cet être dans les forêts les plus basses. Je vous livre le résultat de ses recherches, tels que les a consignés Peter Byrne, sous-chef de l’expédition Slick-Johnson de 1957, lancée à la recherche des ABHN au Népal :

« C’est un paysan sherpa qui l’a vu pour la première fois ; il chassait des grenouilles comestibles au bord d’une rivière la nuit, éclairé par une torche suspendue à une perche de bambou. En arrivant à 300 mètres en amont de la cache de Gerald, l’homme aperçut une empreinte de pas humide sur un rocher. En abaissant sa torche pour l’examiner, il vit un Homme-des-neiges accroupi sur un rocher, de l’autre coté du ruisseau, à 20 mètres. Le Sherpa fut terrifié car les histoires de yéti dans ces villages de montagne abondent en détails sur la vigueur de cette créature et son habitude de tuer et de mutiler les hommes. Il poussa un cri de terreur. La bête se redressa lentement sur ses deux jambes et s’éloigna lourdement et sans hâte vers l’amont.

    Le lendemain, Da Tempa, le guide sherpa personnel de Gerald, chasseur himalayen chevronné de Darjeeling, partit à minuit avec le villageois. Gerald dit que le paysan faisait preuve d’esprit sportif en repartant à l’aventure, mais il remarqua que l’homme tremblait de terreur et restait derrière Da Tempa en sortant du camp. Après plus d’une heure de recherches le long des rives du Choyang, Da Tempa et son compagnon regagnaient le camp de Russel quand le Sherpa vit devant lui quelque chose qui se déplaçait sur le chemin. Il pensa que c’était les feuilles d’un arbuste qui s’agitaient mais il braqua sa torche dans cette direction.

     A moins de dix mètres de là, se dressait une petite créature ressemblant à un singe, l’Homme-des-Neiges ! L’Homme-des-Neiges avança délibérément vers la lumière. Da Tempa fit demi-tour et s’enfuit en courant. Le lendemain matin, Gerald trouva quatre empreintes très distinctes sur le sable de la piste et les photographia. Il questionna le villageois et put ainsi préciser un certain nombre de détails sur notre proie insaisissable.

     Cette créature a environ 1m35 de haut ; enfoncée dans les épaules, la tête est très pointue et le front extrêmement fuyant. Elle est couverte de poils abondants, d’un gris rougeâtre. Les empreintes de pieds ont environ 10 centimètres de long. Nous avons montré aux villageois nos gravures représentant un ours, un orang-outan un chimpanzé, un gorille et un homme préhistorique. Sans hésitation, il a désigné le gorille en disant que c’était à lui que ressemblait le plus la créature qu’il avait vue mais il insista bien sur le fait que la tête était plus pointue.»

Voilà le seul épisode, au cours des multiples expéditions de recherche de yéti dans l ‘ Himalaya qui concerne directement le the-lma. Ni Sanderson, ni Russel, ni aucun membre de l ‘expédition n’a aperçu la créature. Je n’ai trouvé aucune trace des photographies ou des moulages des empreintes relevées par Russel au petit matin de l ‘observation. Seul ce paysan Sherpa dont nous ne connaissons pas le nom, et Da Munta, le sherpa employé par Russel ont aperçu la créature.

L’expédition Slick/Johnson 1958

Ce récit interpelle par ses nombreuses zones d’ombres, sans jeu de mot.

L’observation initiale du paysan sherpa s’est produite à 300m du campement de Russel, c’est une coïncidence troublante, et il est curieux qu’à ce moment là Russel ne se soit aperçu de rien. Ensuite, sachant que cette première observation eut lieu de nuit, pourquoi Russel n’était pas présent dans l’expédition nocturne suivante ? D’après lui il se reposait pour les remplacer au petit matin. Ce n ‘est pas très judicieux mais une erreur de jugement est toujours possible. Durant la seconde observation pourquoi les deux sherpas n’ont -ils pas prévenu Russel immédiatement, pourquoi ont ils attendus le lendemain matin ? Cela rendait toute possibilité de capture, ou au moins d’observation impossible. Il semble qu’après leur rencontre avec un the-lma, les deux hommes aient préférés passer le reste de la nuit dans un village assez éloigné, plutôt que de rejoindre le camp pourtant tout proche, où les attendait Russel, pour quelle raison ? Ou sont les images et photos d’empreintes de the-lma que Russel est censé avoir relevées ?

Rien n ‘invalide fondamentalement le récit, mais il demeure ce qui peut ressembler à des incohérences et une interrogation légitime sur l’existence propre d’une variété de mini yétis.

Collection : International Mountain Museum (IMM) de Pokhara, Nepal.

     Peter Byrne : « En remontant la vallée du Choyang pour retrouver Gerald, Bryan et moi, nous nous demandions à quoi pouvait bien correspondre cette description de l’Homme-des-Neiges. La créature aperçue par Da Tempa était-elle la variété la plus petite de l’Homme-des-Neiges appelée Méti ? Ou était-ce un petit du Yéti géant qui, d’après les descriptions qu’on nous avait faites, avait plus de 2m40 ( 8 pieds) de haut ? Les traces de pas étaient incontestablement plus petites que celles de 25 cm (10 pouces) laissées par l’animal qui était venu deux fois visiter notre camp, la nuit, dans la vallée du Barun. Les empreintes que notre expédition avait photographiées l’année précédente, mesuraient 32cm5  ( 12,5 pouces)».

Persuadés qu’ils pourraient eux aussi tomber nez à nez avec un the-lma, les membres de l ‘expédition ont crû en leur chance et ont poursuivi leur recherche, même après le départ de Gerald Russel.

Malgré la déception, Slick a dit aux chasseurs de rester sur le terrain le plus longtemps possible. Les Byrnes sont restés sur la rivière Choyang. Quelques semaines après, ils ont trouvé des traces.

Peter Byrne « Les grenouilles nous mettent sur la piste de l’Abominable Homme-des-Neiges, et maintenant nous nous en servons pour appâter notre insaisissable proie.

(…) Maintenant, nous avons attaché des grenouilles vivantes à une mince ligne de nylon, pour l’attirer. Nous avons construit une « machan » en bambou, c’est-à-dire une cache de chasseur, dans un arbre du haut duquel nous dominons la partie de la rivière où les grenouilles sont disposées ; nous avons une seconde cache de rochers le long de la rive un peu plus bas.

De ces observatoires, mon frère Bryan et moi guettons toute la nuit.  Nous avons adopté cette tactique après avoir découvert au cours d’une reconnaissance l’endroit où l’Homme-des-Neiges avait retourné d’énormes quartiers de rocs le long de la rivière pour trouver sa nourriture. Certains étaient si gros que nous devions nous mettre à deux pour les remuer. Et nous avons trouvé deux empreintes de pas sur le sable de la rivière ; elles menaient à un rocher plat sur lequel nous avons les restes d’une grenouille à demi-mangée. Les traces des orteils étaient très visibles sur le sable, les empreintes de pieds de 10 centimètres de long étaient plus petites que celles que nous avions photographiées quelques semaines plus tôt dans la vallée du Barun. Mais nous avons été gênés par le mauvais temps, les nuits sans lune, la pluie impitoyable ».

Peter Byrne passa la nuit suivante « blotti dans le creux d’un gros rocher », à regarder. « La pluie était froide et persistante et le rugissement de la cascade couvrait tous les sons. Le clair de lune ne traversait les nuages de pluie que par à-coups. »

En plus des conditions météo, Peter Byrne a affirmé que les moutons et les chèvres avaient effacé les traces du Yéti et effrayé les mini Yétis.

Comme d’autres avant eux, les chasseurs de Slick n’avaient pas attrapé le yeti, mais ils étaient satisfaits de leurs résultats. Sur la base de ce qu’il avait vu et de ce que les habitants lui avaient dit, Russell a supposé que jusqu’à quatre mille mini Yétis habitaient l’Himalaya.

Que reste t-il de ces expéditions conduites par Slick et Byrne ? Essentiellement la découvertes des vestiges de Pangboché, qui firent sensation, puis conduisirent à une déception, ce qui au final signa la fin de la fièvre du yéti qui résonna dans les années 1950;

Dans sa biographie de référence de Tom Slick, Loren Coleman émet l ‘idée que Slick et Byrne travaillaient également pour la CIA, la découverte et la capture du yeti n ‘était donc pas le seul et unique but de ces expéditions à répétition dans l ‘Himalaya.

Le mini-yeti fut-il une construction intellectuelle destinée à crédibiliser les recherches de yéti ? Une invention pure et simple, un argument marketing ?

C’est une réelle possibilité, à partir du moment où Russel cesse ses recherches, on n ‘entendra plus jamais reparler du the-lma. Oublié de la nomenclature cryptozoologique, absent des multiples récits et témoignages venus ensuite de l ‘Himalaya. Déjà à l ‘époque sir Edmund Hillary suggéra qu’il s’agissait d’un simple singe Gibbon.

Mais il y a une autre hypothèse : se pourrait-il que l’existence du the-lma ait été simplement eclipsée par la renommée écrasante de son grand cousin ? Et si à part Russel, personne n ‘avait mesuré l’importance de cette espèce séparée, aux caractéristiques différentes du mi-go ?

Pour le moins il est légitime de se poser la question.

Et en matière de yeti, lorsque l ‘on recherche des réponses, on en revient toujours aux empreintes, le seul éléments concret pouvant être étudié.

Les empreintes  » classiques » de yeti, celles de Shipton, celles décrites par Slick un peu plus haut, celles photographiées par C. R. Crooke, celle moulée récemment par Josh Gates, mesurent toutes au moins une trentaine de centimètres, environ 7 pouces, c’est à dire paroximativement la pointure européenne 46, la pointure américaine 13.

L’Homme de Vitruve, peint par Léonard De Vinci vers 1490 représente un individu aux proportions idéales, parfaites.

Sauf erreur de ma part, il n ‘existe pas le loi scientifique corrélant la longueur du pied avec la taille d’un individu, même si il est logique de supposer que la longueur du pied corresponde à la masse corporelle d’un organisme.

Dans ce domaine, les arts et la technique peuvent nous aider. Léonard De Vinci, a étudié les proportions idéales de l ‘homme, il en a fait un traité, et pour lui la formue est celle-ci :

Taille = Longueur du pied x 7

En intégrant une substantielle marge d’erreur ( pour un primate inconnu dont le mode de vie consiste à se déplacer pieds nus en montagne par tous les temps), on obtient une hauteur de plus de 2 mètres ( 7 pieds) pour un yeti classique.

Le the-lma est censé mesurer entre 1m et 1m50, ( moins de 5 pieds) ce qui selon la formule de De Vinci nous amène à une longueur du pied comprise entre 15 et 20 cm ( 7 pouces) ce qui parait plus cohérent que la dizaine de cm souvent évoquée par Sanderson.

Quelles sont les empreintes attribuées au yéti observées dont la longueur est comprise entre 15 et 20cm, hormis celles décrites par Russel et ses compagnons de voyage. ? Difficile de le savoir car souvent les dimensions précises ne sont pas indiquées.

Mais il y a celles ci, annoncée par quelqu’un qui ne peut pas être suspecté d’être influencé par Russel.

L’ explorateur grec, A. N. Tombazi, campait non loin de la brèche de Zemu en 1925. Ses porteurs l’ont sorti de sa tente pour voir ce qu’ils étaient certains d’être un yéti. Il a ainsi consigné l’incident dans son livre, An account of a Photographic Ex pedition to the Southern Slopes of Kianchenjunga : « Un éblouissement intense m’a empêché de voir quoi que ce soit pendant les premières secondes ; mais j’ai vite repéré l’objet dont il était question, à deux ou trois cents mètres de là. Incontestablement, la figure dans le contour se tenait bien droite, et se penchait parfois pour déraciner quelques rhododendrons nains. C’était une tâche sombre dans la neige, il ne portait pas de vêtements. Dans la minute qui a suivi, il s’était déplacé dans une épaisse broussaille et avait disparu. J’ai examiné les empreintes, qui avaient la même forme que celles d’un homme, mais qui ne mesuraient que six ou sept pouces de long ( 17 cm). Les marques de cinq orteils et du cou-de-pied étaient claires, mais la trace du talon n’apparaissait pas. Les empreintes étaient sans aucun doute celles d’un bipède. J’ai cru comprendre qu’aucun homme n’était allé dans cette direction depuis le début de l’année. Les coolies ont naturellement colporté des légendes fantastiques de démons, de bonhommes de neige. Sans croire le moins du monde à ces délicieux contes de fées, malgré les fils plausibles racontés par les indigènes, je suis incapable d’exprimer quoi que ce soit.

Une autre observation, plus récente, mérite que l ‘on s’y attarde, celle consignée par le géographe Arkady Tishkov en 1991. Son observation concerne un être haut de moins d’1 mètre 50 ( envrion 4 pieds). La reconstitution qu’en a déduite le cryptozoologue Michael Trachtengerts nous offre l ‘image d’une créature qui ressemble de manière troublante aux description du the-lma rapportée par Gerald Russel.

The-lma selon Russel : Cette créature mesure environ 1m35 de haut, épaules voutées, tête enfoncée dans les épaules, front extrêmement fuyant. couverte d’un poil abondant, d’un gris rougeâtre.

Un dernier élément pour instruire le cas du mini yéti. Tout le monde a entendu parler au moins une fois d’un primate éteint il n ‘y a pas si longtemps ( 100 000 ans) : Gigantopithecus blacki. Surnommé parfois le roi des singes c’était un primate géant, que certains considèrent comme un candidat possible pour expliquer la présence du yéti dans l ‘Himalaya.

Mais il n ‘était pas seul. Un autre genre de primate habita l’Himalaya il y a très longtemps. Et si du haut de ses 3 mètres ( 9,5 pieds) Gigantopithecus blacki pourrait être à l ‘origine de la croyance dans un « grand » yéti. Indopithecus Giganteus ( nommé également Gigantopithecus Giganteus), lui culminant à  » seulement  » 1m50 pourrait être un bon candidat pour le the-lma si tant est qu’il ait survécu au delà de -8 millions d’années, date approximative de sa disparition. ( Les deux espèces ne se sont jamais croisées, 3 millions d’années les ont séparaées) ,

Il faut tout de même noter qu’aucun de ces deux primates ne présentait un mode de vie correspondant à celui prêté au yeti. G. Blacki, qui fut le dernier spécimen de cette lignée, était censé vivre dans des forêts tropicales du sud du continent, et il ne croisa jamais Indopithecus qui était plus ancien et qui peuplait lui les plaines herbeuses du nord de l ‘Inde et du Pakistan.

II y a sans doute davantage d’éléments concernant le grand yéti qui pourraient être attribués au the-lma mais il restera toujours un doute sur le fait qu’il s’agit réellement d’une espèce différente, et non tout simplement d’une forme juvénile du yéti classique.

The-lma reste pour l’ instant une énigme dans l ‘énigme. .

19 commentaires

  1. Je me souviens, enfant, je pense vers 1965, avoir vu Gérald Russel arriver chez mes parents, à Baudiment (Beaumont) pour diner et poser sur la table une revue qui m’a parue scientifique, en anglais, sur laquelle on voyait ce qui pour moi ressemblait à un gorille, enfermé dans un bloc de glace. Et lui de dire : Je l’ai trouvé en parlant de » l’abdominable homme des neiges ». Merci d’avoir commenté notre article sur Gérald Russel, sur le site Beaumont-patrimoine.com

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    1. Merci infiniment Françoise, de votre retour, vous faites allusion à l ‘affaire dite de  » l homme de glace du Minnesota » , Cette affaire se transformera en bérézina pour cette génération de chercheur incluant B. Heuvelmans et Sanderson l’acolyte de Gérald Russel. Sans vouloir juger une affaire que je ne connais pas en détail ( le  » gorille » d’origine, celui qui était prisonnier de la glace a t-il jamais été retrouvé ?) elle a conduit à une déception suivie d’une perte de crédibilité.

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      1. Merci pour ces informations. Il est vrai que dans notre village de Baudiment où se trouve le très beau château que possédait Gérald Russel, nos rapports étaient ceux de paysans avec un propriétaire terrien qui venait diner tous les ans pour toucher son fermage ! Bien loin des préoccupations scientifiques de ce vieil anglais que l’on voyait arriver avec son bermuda, son sac à dos et ses longues moustaches. Cordialement.

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      2. Pour l’Iceman du Minnesota, voir une mienne note sur un mien ouvrage, inédit. https://bouquinsblog.blog4ever.com/cette-mysterieuse-affaire-iceman

        En très bref (mais je préférerais que l’on cliquât sur mon lien), ce qui ressemblait à un cadavre un peu humain, plus néandertalien qu’autre chose, a été promené et exhibé pendant des années aux USA et au Canada. Les photos originales prises par Bernard Heuvelmans se trouvent au musée cantonal de zoologie de Lausanne. Je pense qu’il y aurait eu « bérézina » de toute façon car l’humanité n’était, et n’est toujours pas, prête à regarder en face un être qui n’est ni franchement humain ni franchement animal.

        Ce qui n’empêche pas de déplorer les lourdes erreurs d’appréciation suivies de lourdes fautes de Bernard Heuvelmans, particulièrement abject à l’encontre du malheureux forain qui l’avait accueilli chez lui et lui avait permis de photographier son exhibition.

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      3. Merci beaucoup Jean, oui je me souviens que dans votre livre vous aviez acccordé un large chapitre a cette affaire. Alors y a t-il eu substitution de la creature d’origine par une autre sculpture ? Celle qui etait dans la glace a t-elle été retrouvée ?

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  2. Bonsoir,
    Merci pour ce point. Quelques remarques.
    D’abord, il me semble avoir toujours lu « teh-lma » (comme « me-teh » et « ye-teh ») et non « the-lma ».
    Ensuite, Gigantopithecus, je pense qu’il vaut mieux l’oublier. C’est sa taille qui l’a fait prendre en considération, mais la taille peut varier très vite (voir http://bouquinsblog.blog4ever.com/taille.htm ). Sa mandibule, ce qu’on a de plus consistant, ne colle pas avec les descriptions et images. Et il semble avoir été spécialisé dans les bambous, comme le Grand Panda (NB quand on vit dans le bambou on ne peut qu’être spécialisé parce qu’il n’y pousse rien d’autre).
    Enfin, on n’en entend plus guère parler. Plusieurs raisons possibles. D’abord, depuis l’optimisme des années 1950, on s’est rendu compte qu’il est très difficile d’assumer une espèce inconnue. Alors plusieurs… Ensuite, un expédition dans des jungles tropicales dense, certainement infestées de moustiques, sangsues, serpents et autres bestioles intimidantes, ne requiert pas le même type d’équipement qu’une expédition en montagne.
    Et un texte aussi long blanc sur fond noir, c’est vraiment pénible…

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  3. Bonjour,

    Quand on cherche par google le dossier yéti ou mih-teh on tombe inévitablement sur les 3 photos de Shipton et je remarque que personne ne semble plus émettre des doutes sur leur authenticité.
    Or Shipton était connu dans son milieu pour avoir fait des  » grosses blagues  » et beaucoup le pensait capable d’avoir fait lui même l’unique empreinte photographiée ( l’autre photo montre une piste faite par un ongulé ).
    J’ai un article fait par Peter GILLMANN ( 4 pages ) qui explique bien cette affaire mais je ne sais pas comment le joindre. On lit que NAPIER laissait le bénéfice du doute à SHIPTON par une sorte d’obligation morale ( alpinistes tous les 2 ), mais HILLARY a exprimé sa méfiance et MURRAY ( qui passa au même endroit 2 jours plus tard ) ne croyaient pas à l’authenticité de la trace.
    Concernant l’observation faite par A. TISHKOV, personne ne met en doute son honnêteté ni sa compétence. Le problème est que M.S.TRACHTENGERTS a surinterprété les photos : voir celles-ci sur: http://www.bigfootencounters.com/articles/trachtengertsMS.htm
    On peut y voir autant de choses que dans un test de Rorschach …….
    A mon humble avis le dossier  » yéti  » est un des moins probants en cryptozoologie.
    J’essaie d’envoyer l’article sur le lien wordpress.com

    Amicalement,

    J. ERB

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  4. Bonjour,

    Encore merci pour vos communications. J’ai retourné un commentaire et je joins ici les PJ à lesquelles j’ai fait allusion. Et le lien:Bigfoot: Trachtengerts, Unknown Primate 2002

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    | | | | Bigfoot: Trachtengerts, Unknown Primate 2002

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    Je ne crois pas à l’authenticité de l’empreinte pour plusieurs raisons:- le manque de fiabilité de SHIPTON- le passage sur place de MURRAY qui contredit SHIPTON sur plusieurs points essentiels- la forme unique et difficile à interpréter fonctionellement ( TRACHTENGERTS a aussi fait un essaie pas vraiment convaincant…. ) de l’empreinte- le fait que cette empreinte soit unique et ne corresponde ni à celles de la piste, ni à celle en bas de la photo montrant presque 2 empreintes- le contexte général du The-Ima Je n’ai rien personnellement contre personne, mais crois qu’il est aussi important d’écarter les dossiers très douteux que de porter attention à ce qui est certainement sincère et potentiellement constructif et dans cet esprit, mettre au rancart les témoignages comme ceux de SHIPTON ou au minimum les réétudier sans idée préconçue. Amicalement, J. ERB

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    1. Bonjour Jacques,
      merci d’ouvrir le débat de l ‘authenticité. En préambule, il faut bien avoir en tête que TOUTES les empreintes, de yeti, bigfoot, etc sont considérées comme des supercheries. Reconnaître la validité d’une seule des ces empreintes, conduirait à une reconnaissance de fait de leur existence.
      Il me semble utile de le préciser.
      C’est un débat aussi ancien que passionnant. Si l’on croit mot pour mot ceux qui ont construit une partie de leur carrière, et tiré une partie de leurs revenus de la renommée du yeti en proclamant sa non existence, on se contente d’une vue partielle et terriblement subjective sur le sujet.
      Sous couvert d’objectivité bien entendu, les arguments les plus superficiels et irrationnels sont convoqués pour faire vendre son livre.
      D’ailleurs, il y aurait une étude à faire sur les arguments les plus ridicules employés pour dénoncer la croyance dans l ‘existence des hommes sauvage.
      Comme tu le sais, je n ‘ai vraiment pas éludé le débat sur l ‘authenticité des empreintes de Shipton dans mon article de fond sur le yeti :

      L’homme sauvage et la preuve : le yéti


      Sans vouloir y replonger, le simple fait ( le mot ici a toute son importance) que l ’empreinte présente une malformation génétique du pied bien connue ( Hallux varus) rend l ‘hypothèse d’un Shipton malintentionné exécutant d’une main de maître à coup de piolet, sans retouche, une description anatomiquement conforme d’un pied médicalement déformé, c’est hautement improbable. Ce qui frappe tout de même pour le yeti ce sont l’abondance de témoignages issus d’alpinistes et de scientifiques. Il y a une concordance avec le folklore qui fait sens. Mais comme pour tout les autres dossier, le point de départ, jusqu’à la capture d’un spécimen c’est bien que le yeti n ‘existe pas.
      Concernant l’interprétation de Michael Trachtengerts, ayant eu la chance de le rencontrer à Moscou, j ‘ai une inclinaison personnelle positive à son sujet, je le reconnais. Il a déduit d’une tâche sombre un croquis bien détaillé, et sa théorie au sujet des empreintes de Shipton est discutable.
      Mais c’est tout de même très intéressant, il n ‘est pas interdit de lui faire confiance, car sa proposition est concordante avec le témoignage de départ, celle du géographe Tishkov que l ‘on devine très choqué par son observation. Quoi qu’en ait déduit Trachtengerts, la créature observée s’était confectionné un abri haut d’un mètre. Donc on est dans les bonnes proportions.

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      1. Bonjour,

        Merci de tes observations. Je ne suis pas d’accord avec certaines et par pure commodité ( il y a aussi un peu de paresse ) je mets mes remarques dans ton texte.

        | Amicalement,

        Jacques ERB

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        Bonjour Jacques, merci d’ouvrir le débat de l ‘authenticité. En préambule, il faut bien avoir en tête que TOUTES les empreintes, de yeti, bigfoot, etc sont   ( c’est un peu trop catégorique ) considérées comme des supercheries. Reconnaître la validité d’une seule des ces empreintes, conduirait à une reconnaissance de fait de leur existence. ( Certaines devraient emporter conviction : par exemple les traces étudiées par MELDRUM qui montrent l’enfoncement différent du même cailloux sur 2 traces consécutives  n’ont pas pu être faites avec un moulage ou un pied postiche )  Il me semble utile de le préciser. (  prouver l’existence de quelque chose de très étonnant demande une preuve très forte, c’est entendu ) C’est un débat aussi ancien que passionnant. Si l’on croit mot pour mot ceux qui ont construit une partie de leur carrière, et tiré une partie de leurs revenus de la renommée du yeti en proclamant sa non existence, on se contente d’une vue partielle et terriblement subjective sur le sujet. ( Ce n’est pas ma position: les faits d’abord, et un examen des circonstances aussi complet que possible, plus du bon sens : même une bonne photo du monstre du Lock Ness ne me convaincra pas de son existence – s’il n’y a rien à manger il n’y a ni la population minimale pour une pérennité d’un groupe ni même un malheureux monstre isolé . Je doute de l’argument financier : DAHINDEN, chercheur honnête n’a rien gagné comme beaucoup d’autres. Ceux qui ont prétendu avoir fait des observations et ceux qui étaient dans un déni de principe n’ont à ce que je sache pas fait fortune non plus pour la plupart. Les seuls à avoir pu vivre de leur passion sont très rares: je doute même que les auteurs à succès comme HEUVELMANS et dans une moindre mesure GREEN et d’autres aient gagné beaucoup d’argent. Et en fait je ne connais aucun  » négationniste  » à succès. A l’inverse on connait la cas de PATTERSON qui a négligé les frais réclamés par sa maladie pour épargner les sommes nécessaires à une nouvelle exploration en Thailande. Et il y a aussi le cas de quelques escrocs genre DYER qui n’ont certainement pas non plus gagné ce qu’ils  espéraient  ) Sous couvert d’objectivité bien entendu, les arguments les plus superficiels et irrationnels sont convoqués pour faire vendre son livre.( je n’ai aucun livre de  » négationiste  » dans ma bibliothèque, soit que je n’en ai jamais vu, soit que je les ai trouvés complètement idiots au point de les oublier ) D’ailleurs, il y aurait une étude à faire sur les arguments les plus ridicules employés pour dénoncer la croyance dans l ‘existence des hommes sauvage. ( les seuls arguments qui m’intéressent sont ceux prouvant l’existence de l’un ou l’autre de ces êtres et c’est pourquoi je regrette énormément la perte du travail incomparable de MJ KOFFMAN ) Comme tu le sais, je n ‘ai vraiment pas éludé le débat sur l ‘authenticité des empreintes de Shipton dans mon article de fond sur le yeti : ( Oui, et je te remercie encore une fois de ce travail de fond important qui m’apprend toujours une foule de choses ).

        L’homme sauvage et la preuve : le yéti

        Sans vouloir y replonger, le simple fait ( Je ne suis pas d’accord : 1) je n’ai vu aucun photo de pied montrant ce genre de malformation avec le gros orteil en varus à droite mais qui revient à 45° à gauche par rapport à l’axe du pied !  et 2) la reconstitution par rapport à l’empreinte me semble mauvaise en ce qui concerne le gros orteil , en  » crochet  » sur la reconstitution et pas  » en boulle  » dans la neige ) ) ( le mot ici a toute son importance) que l ’empreinte présente une malformation génétique du pied bien connue ( Hallux varus) rend l ‘hypothèse d’un Shipton malintentionné exécutant d’une main de maître ( ???? ) à coup de piolet ( il avait aussi des gants et des doigts ), sans retouche ( c’est toute la question ), une description anatomiquement conforme ( ????? )  d’un pied médicalement déformé, c’est hautement improbable. Ce qui frappe tout de même pour le yeti ce sont l’abondance de témoignages ( des gros milliers pour le bigfoot américain, des petites dizaines pour les yéti ) issus d’alpinistes et de scientifiques ( en forte minorité ). Il y a une concordance avec le folklore qui fait sens ( non ! une des images de ton article montre bien les 3 types de  » yéti  » dont un est un ours évident, celui du haut ressemble à une hyène mythifiée , le plus petit est ambigu, mais ce n’est pas le  » grand  » yéti  ). 

        Mais comme pour tout les autres dossier, le point de départ, jusqu’à la capture d’un spécimen c’est bien que le yeti n ‘existe pas. ( Non. Si l’on accepte la  » création  » d’une espèce sur la base de l’ADN d’une phalange, pourquoi exiger un spécimen ? )Concernant l’interprétation de Michael Trachtengerts, ayant eu la chance de le rencontrer à Moscou, j ‘ai une inclinaison personnelle positive à son sujet ( quelqu’un d’intelligent et d’honnête, mais qui semble se laisser emporter par son imagination ), je le reconnais. Il a déduit d’une tâche sombre un croquis bien détaillé, et sa théorie au sujet des empreintes de Shipton est discutable. ( et même fantaisiste; d’autres auraient vu dans ces taches la réincarnation d’Elvis Presley. L’interprétation de Trachtengerts me fait penser à un mot de J. GREEN :  » quand les gens veulent voir des orteils dans une empreinte d’ongulé ( hoof ) ils les voient « .Mais c’est tout de même très intéressant, il n ‘est pas interdit de lui faire confiance ( à lui, oui, pas à ses conclusions ), car sa proposition est concordante ( seulement par la taille, ce n’est pas suffisant ) avec le témoignage de départ, celle du géographe Tishkov que l ‘on devine très choqué par son observation. Quoi qu’en ait déduit Trachtengerts, la créature observée s’était confectionné un abri haut d’un mètre. Donc on est dans les bonnes proportions.

        En conclusion du dossier  » yétis  » je dirais qu’à la faiblesse des preuves testimoniales et palpables se rajoute le doute généré par cet environnement hostile qui maintient la population d’ours à un niveau très bas, à peine viable. Et aux Etats Unis les plus optimistes évaluent la population de bigfoot à 1/100 de celle des ours…….. |

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        Je suis donc extrèmement pessimiste sur la possibilité de l’acceptation de l’existence actuelle d’une espèce correspondant au yéti  » de SHIPTON ». Amicalement, Jacques ERB

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      2. Cher Jacques, nous sommes partiellement d’accord, et en désaccord. C’est un plaisir d’échanger mes vues avec les tiennes. J’ai été un peu rapide dans mes formulations d’où certains malentendus. Je vais préciser et revenir sur ce qui nous oppose sur ce dossier.

        Je dénonçais des personnes que tu as cité ( comme Hillary), il y aussi encore Messmer, ( d’autres journalistes/ auteurs d’aujourd’hui que je ne citerai pas) quand je disais que ces gens ne sont pas sérieux, en dépit des apparences. Et qu’ils ont profité du yeti pour bâtir une partie de leur carrière. Pour ceux qui cherchent vraiment la vérité, comme Dahinden que tu cites, ou le Pr Meldrum , c’est presque une malédiction. En tout cas cela leur coûte plus que cela leur rapporte. Comme tu fais référence à Hillary, j ‘imagine que tu as lu sa prose ou des extraits. Il faut tout lire bien entendu, simplement je pense pouvoir dire qu’ils offrent une vision biaisée, personnelle, qui ne reflète en rien l’état de la question du yéti. Ce ne sont pas des sources objectives, n ‘ont aucune valeur scientifiques.

        Il y plusieurs empreintes attribuées au yeti ( je cite quelques unes dans l ‘article) qui sont cohérentes entre elles, sur l ‘aspect, les dimensions.
        D’abord oui effectivement : aucune empreinte n ‘est reconnue- par la communauté scientifique. Certaines sont plus célèbres, ou plus crédibles que d’autres dans la communauté cryptozoologique, mais en dehors, c’est niet. Personnellement j’ai des moulages d’empreintes originaux dont je suis convaincu de l ‘authenticité mais je n ‘ai aucun moyen de les faire accepter comme preuve de l  »existence de l’homme sauvage qui les a laissées. Si tu connais une empreinte de bigfoot qui est reconnue de façon académique je suis preneur.

        Je ne ferai pas moi même de distinction entre de  » bonnes » empreintes collectées par Pr Meldrum, que j ‘admire pourtant, et les mauvaises de Shipton. Elles sont toutes sujettes à la supercherie, sachant que le mot Bigfoot a été inventé par un faussaire d’empreintes, et que les pionniers de l ‘étude du bigfoot n’étaient pas des saints, non dénués de motivations pécunières. Pour finir sur les preuves réunies par Pr Meldrum, il y a par exemple le cas dit de Skookum qui est très suspect.

        Concernant l ‘authenticité, il y a maintenant ce qu’on pourrait nommer le test Leclerc, du nom de mon ami feu Yvon Lerclerc qui permet d’authentifier une empreinte d’après son moulage. Si l’empreinte elle même, et le moulage sont de qualité, elle est imparable : les traces de fabrication apparaissent si c’est un canular, la morphologie osseuse, apparait si c’est une vraie. Une bonne empreinte peut se transformer en étude ostéologique du pied de l’animal qui l ‘a laissée. L’empreinte de Shipton est tellement nette qu’elle passe le test haut la main, (Yvon travaillait également dessus au moment de sa disparition, il n ‘a pu hélas publier tous ses résultats) et que les reconstitutions anatomiques sont maintenant nombreuses. La meilleure démonstration est dans cette vidéo, où il apparait que la structure du pied est un peu différente de la reconstitution de Tchernezki
        https://www.youtube.com/watch?v=TWg7_sLDUnc ( analyse ostéologique de l ’empreinte de shipton)
        https://www.youtube.com/watch?v=WAJsuctGHfQ ( sur la piste photographiée par Shipton à partir de 6mn30)

        A l ‘époque Shipton avait été soupçonné d’avoir agrandie l’empreinte du pouce avec le manche de son piolet, d’où ma référence. Je maintiens qu’il n ‘avait pas le savoir faire nécessaire, ni même l ‘imagination nécessaire pour dessiner un pied de primate inconnu atteint d’Hallux varus. Là aussi nous sommes en désaccord, voici quelques liens avec des pieds atteints sévèrement, je ne vois pas comment nier la forte ressemblance avec l’empreinte de Shipton. Mais je prends en compte que tu n ‘es pas de cet avis.
        https://www.orthobullets.com/pediatrics/4076/congenital-hallux-varus-atavistic-great-toe
        https://musculoskeletalkey.com/hallux-varus-3/

        Personnellement je ne vois pas la pertinence d’instruire le procès de Shipton je ne vois aucun élément justifiant de le faire passer pour un escroc. Tu cites Ward, mais sans préciser qu’il a complètement confirmé que ces empreintes avaient été trouvées telles qu’elles sont sur les photos.

        Oui il y a des illustrations traditionnelles de yéti ( celle dont tu fais référence date des années 1950) qui diffèrent, on peut convenir qu’il y a une part de subjectivité, que tout cela est un peu confus même pour les locaux, que peu d’entre eux ont réellement vu de leurs yeux un yeti, mais on ne peut pas mettre de côté, toutes celles qui montrent un primate bipède, et cela en concordance avec le folklore oral. Des noms comme  » la montagne du singe » ça ne s’invente pas. Là aussi, je maintiens le fait que seuls des alpinistes ou des scientifiques montent à plus de 5000m dans l ‘Himalaya, cela conduisant à ce que bon nombre de témoignages ( comme dans l ‘article, celui des géographes italiens et russes) proviennent de scientifiques, d’officiers, de gens très éduqués. Sans parler des témoignages locaux.

        Pour Trachtengerts, je ne sais pas quels clichés il a eu sous les yeux, peut-être a t-il pu avoir une meilleure qualité que ce qu’il en reste aujourd’hui. Je comprends bien ta méfiance, mais je respecte son travail et encore une fois sa reconstitution correspond au témoignage de Tishkov, et pas seulement la taille, par exemple : la tête conique, l’absence de cou etc… On est loin du gros délire d’Elvis.

        Pour moi en additionnant le folklore, les témoignages, l’étude des empreintes, il y a manifestement un primate là-bas que les gens surnomment yeti ou autrement.

        C’est peut-être tout simplement ça une pseudo-science, à partir des mêmes éléments nous pouvons tirer des conclusions opposées.
        C’est la richesse et la limite d’être hors des cercles académiques, il n ‘y a pas d’arbitre. Nous sommes libres, mais en retour personne ne nous écoute.

        avec toute mon amitié

        P.S : le loch Ness était extrêmement poissonneux pendant des centaines d’années, les anguilles notamment y proliféraient.

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      3. Bonjour,

        Merci encore pour ta réponse. Tu introduis des références et des éléments nouveaux : MESSNER : à ma grande honte je n’ai pas compris que tu faisais allusion à lui. Et en plus j’ai acheté son bouquin sans réaliser qu’on pouvait le mettre dans la catégorie des gens que tu citais ! J’ai été déçu par sa conclusion : chemo = ours , tout ça parce qu’il est tombé un soir sur un ours qui marchait sur 2 pattes…..Il parait être un bon commerçant effectivement. Je suis passé voir son musée il y a quelques années. MELDRUM : certainement une référence mais je partage ton avis concernant l’empreinte de Skootum. Sa carrière a certainement été freinée ou limité par sa passion. LECLERC: aussi une référence et l’initiateur d’une méthode à priori simple et potentiellement probante. Mais comment pouvait-il envisager de travailler sur les photos et la reconstitution en plâtre faite à partir de ces ( ou cette ) photos de SHIPTON ?Son  » crayonnage  » peut mettre en évidence des détails de moins d’un mm et là il travaille sur une reconstitution sans détails fins,qui ne pourrait, au plus, que mettre en évidence les empreintes de son créateur soit TCHERNEZKI!J’apprends dans le lien que son hypothèse préférentielle pour la piste ( qui ressemble à celle d’un ongulé: formes arrondies ) serait celle d’un yéti invalidé par son pied gauche et obligé donc de le poser juste à coté de son pied droit…Mais il n’y a pas la moindre trace d’orteils dans les empreintes de la piste, contrairement à  » la  » trace qui est ultra fraîche. Je n’arrive pas à faire le lien entre les 2. Pour moi il y a une trace fabriquée et une piste d’ongulé. C’est ce que dit l’article que j’ai mis en PJ , lequel émet aussi des doutes sur l’objectivité de WARD, qui a communiqué plusieurs versions, et entre autres, dit qu’il y avait des empreintes de  » claws « , invisible même sur  » la  » trace.Cette hypothèse est en tous cas déjà invalidée par le fait que la photo montre une empreinte non jumelée ( et en plus sur la photo non recadrée on devine une trace en dessous, bien différente, dans un état différent- peut être un essai ?? )En gros autant je suis convaincu par sa méthode de mise en évidence par crayonnage des plis et de l’architecture d’un pied à partir d’un bon moulage autant je suis sceptique sur ses conclusions à partir de la reconstitution ( déjà plus ou moins infidèle ) du pied à partir d’une simple photo qui ne PEUT PAS rendre fidèlement les 3 dimensions de l’empreinte.( ca aurait été possible à l’époque uniquement avec une série de photos sous différents angles ). Je pense que tant MELDRUM que TRACHTENGERTS se sont laissés entraînés dans une sur interprétation de peu de matériel dont ils disposaient dans ces 2 cas ( Et donc LECLERC aussi ) Peut être que l’homo pongoïdes de HEUVELMANS est aussi le résultat de ce genre de sur interprétation ( j’ai vu à Lausanne les photos originales de HEUVELMANS et j’avoue ne jamais avoir pu me faire une opinion définitive pour l’authenticité du spécimen: il y a énormément de pour et quand même du contre. Je comptais en savoir plus par HANSEN mais il n’a pas laissé de  » testament « ). Bref les meilleurs se sont laissés berné une fois ou l’autre. Ca a aussi été le cas de KRANTZ qui avait authentifié un moulage avant que la supercherie soit révélée. Et pour les moins bons c’est parfois gênant comme pour TITMUS qui a pris un gros tas de crottin pour le wc d’un bigfoot. Pour ce qui est du degré de confiance et de crédibilité je préfère un témoignage de berger ( comme dans un documentaire sur le regretté MAGRANER qui obtenait cette excellente réponse à sa question piège sur la couleur de l’être observé à la nuit tombante :  » il était couleur de la nuit « ) à une empreinte genre celle de Skookum ou bien sur au témoignage de SHIPTON. Je reste sur mes mauvaises impressions concernant les photos de SHIPTON, d’autant que LECLERC ne m’a pas du tout convaincu. En résumé ce qui m’empêche de croire à l’authenticité de la trace SHIPTON:1) un élément de fait visible : l’état de la trace est différent à l’arrière  ( des cristaux ) et à l’avant ( pas de cristaux , donc un cycle froid/soleil en moins ??)2) un élément de fait mais contestable puisque c’est un autre témoignage: Bill MURRAY qui passa au même endroit 2 jours plus tard , ne vit que la piste , ni la trace et encore moins une deuxième piste3) aucune tentative de reconstruction du pied n’a donnée quelque chose de convaincant. NAPIER y a collé ses étudiants pendant des années….LECLERC travaille sur du mauvais matériel.4) les témoignages concordent sur le caractère blagueur ( pour dire les choses très gentiment ) de SHIPTON5) un élément important manque: une bonne photo de  » la  » trace dans sa piste Je suis peut être exigent, mais vu l’importance de la question, on doit l’être. En tous cas on n’est d’accord sur le fait qu’on n’est pas d’accord sur tout! Amicalement, Jacques ERB PS : le lien: Le château Turcotte, Recherches sur le terrain – L’AUTRE HISTOIRE EM 10 ne parle pas de la piste ? 

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    1. Bonjour Jean, merci pour vos commentaires, vous l’aviez bien posté hier soir mais je dois les autoriser avant ce qui a été fait ce metin.. Il y a plusieurs orthographes the-lma, Sanderson le nomme carrément Thelma. Je me suis réglé sur la phonétique à partir du nom original ( tuh-elma), il fallait faire un compromis. Concernant Indopithecus, j’ai effectivement précisé que les habitats et les modes de vie ne correspondaient pas, pas plus que pour Blacki. Mais avec Florent nous relevons systématiquement les corrélations fossiles, pour rassembler les données, et donner un aperçu le complet possible (de notre point de vue) d’une question non résolue. Et pour la taille il faut préciser de plus que ces primates étaient majoritairement quadrupèdes.
      Effectivement, les expéditions en milieu tropicaux sont très difficiles à organiser, et à vivre. Est-ce plus éprouvant que de parcourir des massifs à 5000m d’altitude ? je n ‘en sais rien. J’ai un tout petit peu pratiqué les deux environnements et chacun a ses particularités.
      Je pense vraiment qu’il y a davantage d’informations concernant le yeti qui peuvent être attribués à une créature plus petite. Mais il manque de données accessibles, pour bien le vérifier sans y passer ( en exagérant un peu) une vie entière.
      Encore désolé pour la couleur du texte, j’ai bien gardé en tête vos remarques, nous y penserons lors de la refonte du site.

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  5. Je souhaite revenir sur l’authenticité des empreintes assimilées a des supercheries, car si la fameuse piste suivie et examinée par E. Shipton est une série d’empreintes du pied figurant en marge de la photo principale nous avons là une étonnante piste bipède non explicable en l’état actuel des connaissances en matière de crypto-ichnologie (passez moi cette création personnelle). En revanche si nous n’avons pas la garantie que cette piste est constituée de pieds identique à la photo en encart tout est possible quant à sa détermination mais une supercvherie est exclue pour le cliché de piste.

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    1. Merci infiniment pour votre commentaire, puis-je vous demander pourquoi vous pensez que dans un cas la supercherie serait exclue ? Je me permets aussi de vous indiquer les deux liens vidéos sur l ‘analyse des ces empreintes par Yvon Leclerc:
      https://www.youtube.com/watch?v=TWg7_sLDUnc ( analyse ostéologique de l ’empreinte de shipton)
      https://www.youtube.com/watch?v=WAJsuctGHfQ ( sur la piste photographiée par Shipton à partir de 6mn30)

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  6. Très bon article, j’ai beaucoup aimé! Attention en revanche erreur en début d’article le Dzu-the n’est pas, pour les populations tibétophones de l’Himalaya, une espèce animale en particulier, c’est en fait une dénomination pour désigner tout les grands animaux, a l’exception des félins, s’attaquant aux bétail. L’ours Isabelle (Ursus arctos isabellinus) est un Dzu-the ! Et l’ours noir de l’Himalaya (Ursus tibetanus), l’ours bleu du Tibet (Ursus arctos pruinosus) sont des Dzu-the également. Difficile de dire si le « grand yéti » peut être ajouté a la liste, je laisserai la parole aux locaux a ce sujet.

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