Homo Erectus est-il toujours vivant ?

Du nouveau sur l’homme sauvage en Afrique

Ce titre peut paraĂźtre provocateur car il pose l’hypothĂšse impossible de la survie Ă  travers les Ăąges d’une espĂšce humaine ( Homo Erectus, Habilis â€Š?) ou d’australopithĂšque censĂ©e avoir Ă©voluĂ©e et/ou disparue il y a des centaines de milliers d’annĂ©e.  Si vous connaissez le CƓlacanthe, et bien, il s’agit d’un principe similaire : une espĂšce humaine archaĂŻque, certes, mais en mĂȘme temps bien vivante. Est-ce possible ?

Homo Erectus, d’Elisabeth DaynĂ©s

 Pour l’éthnologue Jacqueline RoumeguĂšre-Eberhard ( JRE) la rĂ©ponse Ă©tait simple : oui, certains hommes prĂ©historiques semblent ĂȘtre toujours vivants. Nous allons revenir dans cet article sur l’apport trĂšs important de Mme RoumeguĂšre-Eberhard (dĂ©cĂ©dĂ©e en 2006) Ă  l’étude du phĂ©nomĂšne de l’homme sauvage Ă  travers l’ouvrage Dossier X : les hominidĂ©s non identifiĂ©s des forĂȘts d’Afrique.

Si le travail de JRE bien connu par un petit nombre d’amateurs de cryptozoologie ici en France, il reste encore trop ignorĂ©, surtout auprĂšs des lecteurs Ă©trangers, son livre n’ayant jamais Ă©tĂ© traduit en anglais ou dans une autre langue. C’est pourquoi il peut ĂȘtre judicieux de faire ici en quelque sorte, une piqĂ»re de rappel.

Mais la raison principale qui me pousse Ă  rouvrir dans cet article le dossier des hommes sauvages en Afrique, c’est l’irruption, (et c’est un fait suffisamment rare pour que l’on y prĂȘte attention), d’un nouveau venu sur la carte mondiale de l’homme sauvage
roulement de tambour
.

Voici dĂ©barquĂ© tout droit des forĂȘts d’Afrique du sud, l’ otang ! C’est le nom que lui donnent, lĂ -bas, les habitants locaux d’aprĂšs Beyond the secret ÉlĂ©phants l’ouvrage que le naturaliste et dĂ©fenseur de l ‘environnement sud-Africain Gareth Patterson, vient de consacrer Ă  ce primate mystĂ©rieux. Nous aborderons l’otang un peu plus loin dans cet article.

Jacqueline RoumeguĂšre-Eberhard est inconnue du grand public, car elle fut avant tout une universitaire ayant menĂ©e une carriĂšre acadĂ©mique. Elle fut directrice de recherche au CNRS, l’organisme qui coordonne la recherche publique en France, elle Ă©tait en quelque sorte responsable des publications concernant une partie de l’Afrique. C’était donc une immense experte, une scientifique dont la rigueur Ă©tait reconnue. Mais aussi une femme forte, au destin exceptionnel.

Jacqueline RouméguÚre-Eberhard a écrit de nombreux livres et articles universitaires, en Français comme en Anglais

Jacqueline RoumeguĂšre-Eberhard a littĂ©ralement vĂ©cu avec les populations nomades  de chasseurs/cueilleurs du Kenya, c’est justement cette expĂ©rience de vie unique qui l’a confrontĂ©e Ă  la question de l’homme sauvage. Et le rĂ©sultat de la rencontre, intellectuelle, mais pas seulement, ( elle entendit son cri «  glaçant Â»  plusieurs fois)  entre la jeune ethnologue qu’elle fut Ă  son arrivĂ©e au Kenya,  et les hommes sauvages du peuple MassaĂŻs fut
.dĂ©tonnant.

Les MassaĂŻ constituent une population d’éleveurs et de guerriers semi-nomades d’Afrique de l’Est, vivant principalement dans le centre et le sud-ouest du Kenya et au nord de la Tanzanie. Le fait qu’il occupe de nombreux parcs animaliers a probablement contribuĂ© Ă  faire du peuple MassaĂŻ l’un des plus connus du grand public occidental.

Jacqueline Eberhardt naĂźt dans la province du Transvaal en 1927, elle grandit dans une ferme, dans une famille protestante d’origine suisse. À la pubertĂ©, elle est initiĂ©e chez les Tsonga en compagnie des enfants de sa nourrice, puis chez les princesses Venda auprĂšs de qui elle reçoit une initiation Ă©sotĂ©rique. Elle obtient ensuite un master Ă  l’universitĂ© de Johannesburg mais doit fuir vers la France car elle est contre le rĂ©gime d’apartheid. Elle obtient deux doctorats, notamment auprĂšs de Claude Levi-Strauss et entre au CNRS en 1954. MariĂ©e elle sĂ©journe dans plusieurs pays d’Afrique pour ses recherches, puis en 1966 elle rencontre le peuple MassaĂŻs ce qui va tout changer. Elle abandonne sa vie d’avant et restera chez les MassaĂŻs le reste de ses jours, elle Ă©duquera ses filles comme les autres petites filles de ce peuple.

C’est en 1984 que paraĂźtra son ouvrage sur les hommes sauvages du Kenya, un livre non pas publiĂ© par une universitĂ©, ni dans une revue prestigieuse, mais par un Ă©diteur grand public, Robert Laffont
et qui Ă©crit la prĂ©face ? Un certain Bernard Heuvelmans. L’ouvrage contient plus de 70 tĂ©moignages quasiment tous des rĂ©cits de premiĂšre main.

Au tout dĂ©but, l’attention de JRE a Ă©tĂ© alertĂ©e par le comportement d’un jeune guerrier Ă  la vue d’une couverture du magazine Time. Il s’agissait de l’annonce de la dĂ©couverte des fossiles d’Homo Habilis, et l’hominidĂ© relique, du moins un masque de lui, ornait la couverture de l’hebdomadaire amĂ©ricain. Le jeune homme massai, qui ne savait pas lire, se mis Ă  raconter comment en rĂ©alitĂ© l’ĂȘtre qu’il reconnaissait parfaitement par son visage, Ă©tait plus robustement bĂąti, il le savait car il l’avait vu, et avait Ă©tĂ© effrayĂ©, un ami Ă  lui s’était mĂȘme fait briĂšvement capturer par cette crĂ©ature. La curiositĂ© de JRE en Ă©veil, elle commença son travail de recherche sur ces mystĂ©rieux primates.

JRE obtint des informations sur des crĂ©atures similaires du Burundi, d’Ethiopie, du Congo, et du Gabon mais prĂ©fĂ©ra rester concentrĂ©e sur le Kenya

Au fil de nombreux tĂ©moignages recueillis, sur le terrain, dans plusieurs rĂ©gions diffĂ©rentes la scientifique se forgea une conviction : oui, des populations humaines archaĂŻques vivent rĂ©ellement, discrĂštement, Ă  nos cĂŽtĂ©s.

Dans son ouvrage JRE postule l’existence rĂ©elle de plusieurs espĂšces d’hominidĂ©s inconnus dont certains s’apparenteraient Ă  Homo Habilis, ou encore Ă  Homo Erectus, dĂ©nommĂ©s par l’appellation X1, X2, X3, X4 et X5.

X1 : le plus grand et le plus massif, velu aux empreintes Ă©normes, il assommerait les buffles avec une massue.

X2 : grand mince, avec une peau de couleur beige sans poils mais des cheveux noirs bouclĂ©s. Vivrait en famille dans des grottes.

X3 : d’apparence trĂšs ĂągĂ©s, mais puissant, aperçu se servant d’une sorte de lance pour couper les organes internes du buffle et les consommer sur place.

X4 : celui lĂ  est un pygmĂ©e, velu et musclĂ© qui se servirait d’un bĂąton pour dĂ©terrer des tubercules.

X5 : cas particulier du propriĂ©taire de l ‘arc

Pour elle, une telle dĂ©couverte, prompte Ă  changer radicalement le regard de la science sur notre Ă©volution, ne pouvait ĂȘtre cachĂ©e. Le monde entier devait savoir.

Nous sommes en octobre 1978, dans un grand hĂŽtel de Nairobi, et Mme RoumeguĂ©re-Eberhard, maĂźtre de recherche au CNRS, s’apprĂȘte donc, Ă  rĂ©vĂ©ler au monde entier l’existence rĂ©elle du yĂ©ti, ou plutĂŽt d’un yĂ©ti, celui des MassaĂŻs.

JRE dĂ©voile publiquement, dans une confĂ©rence de presse, l’ensemble de ses rĂ©sultats de recherche : des dizaines de rĂ©cits rĂ©coltĂ©s, 32 tĂ©moins identifiĂ©s, dont deux enfants, constituent le socle de la masse de tĂ©moignages, couvrant une pĂ©riode allant de 1918 Ă  1978.

Des exemples de tĂ©moignages :

informateur 42 : soudain nous avons dĂ©bouchĂ© sur une clairiĂšre oĂč le soleil trĂšs brillant illuminait les rochers. Assises sur un de ces rochers se trouvait deux crĂ©atures Ă©tranges, des X1. Ils Ă©taient tous les deux poilus sur tout le corps, nus, l ‘un un mĂąle, l ‘autre une femelle, et ressemblaient par ailleurs Ă  des personnes, et pas Ă  des animaux. Le mĂąle Ă©tait Ă©tendu sur le dos, les jambes flĂ©chies. A cĂŽtĂ© de lui, la femelle, assise, ĂŽtait la vermine du corps poilu de son compagnon; tantĂŽt elle la portait Ă  la bouche et la mangeait, tantĂŽt elle l ‘Ă©crasait entre le pouce et l ‘index aprĂšs l’avoir bien examinĂ©e. Nous nous sommes cachĂ©s derriĂšre les arbres pour observer ce couple Ă©trange. AprĂšs un moment, le mĂąle s’est levĂ©, a Ă©tirĂ© les bras en baillant, et nous avons vu alors malgrĂ© son pelage, Ă  quel point il Ă©tait robuste et fort, bien que de petite taille. La femelle Ă©tait plus petite et menue que lui. Ils semblaient tenir une conversation pendant que la femme enlevait la vermine des poils de l ‘homme.

Craignant que cette Ă©norme crĂ©ature dĂ©couvre notre cachette, nous avons rebroussĂ© chemin, mais Ă  quelques pas du rocher, dans un ruisseau, nous vĂźmes cinq petits jeunes jouant et s’Ă©claboussant dans l ‘eau. Ils semblaient ĂȘtre d’une couleur plus clair que les adultes, (sans doute leurs parents), qui Ă©taient gris-brun, le corps des petits Ă©galement poilu, Ă©tait recouvert de poils roux.

Informateur 42, suite : j’ai eu l ‘occasion de voir un X1 mort et d’examiner son cadavre.(…) c’Ă©tait une femme qui Ă©tait encore jeune, mais qui avait certainement allaitĂ© des petits, car ses seins Ă©taient allongĂ©s, environ 20cm ( il montre la longueur de sa main). Ils Ă©taient lisse et glabres bien que tout son corps soit recouvert de poils courts et foncĂ©s. Son visage Ă©tait lisse sans poils, ses yeux, son nez et ses oreilles ressemblait Ă  ceux d’une personne, bien que ses oreilles fussent trĂšs grandes. La bouche Ă©tait en avant car elle avait des dents proĂ©minentes, toutes en bon Ă©tat. Les ongles Ă©taient longs, et les cheveux foncĂ©s, longs et Ă©bouriffĂ©s, trĂšs sales mĂȘme. Ils ressemblaient en texture au cheveux des somalis.

Informateur 21 : Il y a 3 ans , j’ai vu X4 dans cette mĂȘme forĂȘt c’Ă©tait une personne avec de grandes oreilles et une grosse tĂȘte, le coup ressemblait Ă  un taureau, il Ă©tait trĂšs puissant; les cheveux Ă©taient longs et pendaient comme un sac de toile de jute. Les bras Ă©taient courts mais trĂšs musclĂ©s, il Ă©tait trĂšs petit, environ 1m30. Sa peau Ă©tait noire, il portait une vieille cape de fourrure toute dĂ©chirĂ©e. On aurait cru qu’il s’Ă©tait laissĂ© pousser les cheveux depuis sa naissance.

Informateur 16 : ma derniĂšre rencontre avec lui est assez rĂ©cente, lorsque nous avons installĂ© notre village ici ( 1977). Celui-lĂ , (X3) n’est pas comme les autres X. Il est grand, avec de longs cheveux qui couvrent son dos, et touchent ses cuisses. Celui lĂ  doit ĂȘtre trĂšs vieux, mais il est encore trĂšs robuste, et il a la peau noire, contrairement Ă  X2. Et il a les yeux et le nez semblables aux nĂŽtres.Il porte deux massues et un long couteau, alors que X1 et X2 que j’ai souvent vu, n ‘en ont pas. Il est le seul Ă  porter un couteau, Ă  chaque fois que je le voie, je me cache derriĂšre un arbre, car je le crains. Je l ‘ai vu tuer un buffle, soit il lui fend le crĂąne avec sa massue, qui est en fait un petit arbre, avec des racines taillĂ©es en pointe, soit il lui casse les pattes avant, et lorsque le buffle s’Ă©croule, il l’achĂšve en lui frappant le front, toujours avec sa massue. puis il perce une des veines jugulaires avec son couteau et boit le sang. Il retire ensuite le foie, les rognons, le pancrĂ©as, et le cƓur et les mange crus sur place. Il ne consomme que ces cinq choses, le sang et les quatre organes. Il s’en va en laissant la viande. J’avais l ‘habitude de prendre la viande, car il ne revenait jamais la chercher. je ne sais pas ou il vit et ou il dort je n ‘ai jamais eu le courage de le suivre.

Mais, l’exposĂ© de Jacqueline RoumeguĂšre Eberhard ne s’arrĂȘtait pas Ă  une collection de rĂ©cits. Elle avait Ă©galement des Ă©lĂ©ments bien plus concrets Ă  mettre en avant. Rien moins qu’une sĂ©rie d’objets censĂ©s appartenir Ă  l’homme sauvage du Kenya !

Fruits des rencontres multiples avec les locaux, des objets, laissĂ©s par un X dans sa fuite furent ramassĂ©s, conservĂ©s et finalement acquis par JRE. Et prĂ©sentĂ©s ce jour lĂ  Ă  la presse. Parmi ces objets : un sac, un carquois, un arc et des flĂšches. Tout ces objets suggĂšrent l’utilisation, pour le moins, d’une aiguille Ă  coudre, ce qui marque pour beaucoup d’anthropologues, un trait spĂ©cifique Ă  Homo Sapiens.

Voici comment le tĂ©moin massaĂŻ dĂ©crit ces objets : « il avait abandonnĂ© une sandale trĂšs Ă©tonnante, elle Ă©tait fabriquĂ©e, comme la cape qu’il portait, en peau de bushbuck ( antilope) mais elle se prolongeait, presque comme une botte, pour couvrir la jambe, presque jusqu’au genou, comportant des lacets, qu’il Ă©tait sans doute en train d’ajuster lorsque qu’on le surprit (
) nous avons emportĂ© son arc et ses flĂšches car nous ne voulions pas prendre le risque d’ĂȘtre attaquĂ©s.

Le tĂ©moin a quittĂ© prĂ©cipitamment les lieux car il s’est rendu compte qu’X, et ses congĂ©nĂšres possĂ©daient manifestement le savoir-faire nĂ©cessaire Ă  la confection de flĂšches hautement empoisonnĂ©es. L’arc, dĂ©crit comme assez petit, est d’une forme inconnue des chasseurs massaĂŻs. La corde de l’arc est un tendon d’élĂ©phant, alors que les MassaĂŻs utilisent eux un tendon d’antilope. L’arc est de ce fait inutilisable, par aucun ĂȘtre humain. Les flĂšches sont faites d’un bois inconnu, et une plume entiĂšre d’aigle, non taillĂ©e, est placĂ©e en contrepoids. Une quantitĂ© extravagante de poison recouvre les flĂšches. Le carquois est en bois renforcĂ© de peau de buffle, d’antilope et d’élan. Un champignon noir en forme d’éponge destinĂ© Ă  ĂȘtre consumĂ© a Ă©tĂ© retrouvĂ© dans la besace, une aiguille Ă©galement.

L’arc le carquois et les flĂšches censĂ©s appartenir Ă  X

Tous ces objets et la façon «  brute » mais Ă  la fois trĂšs efficace, dont ils sont confectionnĂ©s provoquent l’incomprĂ©hension des chasseurs massaĂŻs mais ils montrent que X possĂšde de nombreux traits propres au genre humain, et notamment l’utilisation du feu. Voici comment les tĂ©moins ont dĂ©crit le propriĂ©taire de ces objets :  «  Bien que bizarre, il Ă©tait pourtant un homme, il Ă©tait court ( pas plus de 1m50), chauve sur le haut de la tĂȘte et le front, ayant une couronne de longs cheveux blancs qui tombaient sur ses Ă©paules. Il Ă©tait certainement trĂšs ĂągĂ©, plus de 70 ans, mais il nous avait prouvĂ© qu’il Ă©tait encore fort et agile, puisqu’il avait pu se sauver Ă  une vitesse impressionnante ! »

On peut voir la diffĂ©rence entre les objets de X Ă  gauche de l ‘image et ceux provenant de chasseurs traditionnels massaĂŻs Ă  droite, dont le grand arc, le petit arc en dessous est celui de X. De nombreux chasseurs massaĂŻs Ă©mĂ©rites tentĂšrent de se servir de cet arc aucun n ‘y rĂ©ussit. Aucun ne parvint non plus Ă  lancer de ces flĂšches trop lourdes. Ces objets furent montrĂ©s aux conservateurs du British MusĂ©um, et aprĂšs une sĂ©rieuse vĂ©rification leur savoir faire ne correspondait Ă  rien de connu.

Ces crĂ©atures et leur mode de vie correspondent de prĂšs aux espĂšces d’hominidĂ©s dĂ©crites dans les livres de sciences, celles qui parsĂšment l’arbre gĂ©nĂ©alogique de l’humanitĂ©. Jacqueline RoumeguĂšre-Eberhard en Ă©tait persuadĂ©e : certains de ces hommes des cavernes, quelques-uns de ces hommes prĂ©historiques, n’ont jamais quittĂ© le berceau de l’humanitĂ©. Ils ont continuĂ© Ă  vivre Ă  nos cĂŽtĂ©s, ici en Afrique, dĂ©fiant les lois de l’évolution.  Et elle proclamait sa ferme conviction haut et fort.

Pour quel accueil en retour ? Devinez
.

Si elle reçut de maigres soutiens, comme le professeur Jean Guiart, du musĂ©e de l’Homme de Paris, pour qui «  les crĂ©atures X existent probablement Â», le travail de JRE fut trĂšs officiellement et trĂšs sĂšchement dĂ©noncĂ© par l’autoritĂ© scientifique la plus Ă©minente en matiĂšre de palĂ©oanthropologie Ă  l’époque, le Pr Charles Leakey qui dĂ©clara : «  si c’était vrai ce serait la dĂ©couverte scientifique la plus importante du siĂšcle. Mais ce n’est pas vrai. Toutes les recherches nĂ©cessaires ont Ă©tĂ© effectuĂ©es il y a de nombreuses annĂ©es, ces crĂ©atures n’existent pas ce sont des mythes.».

RelĂ©guĂ©e au rang de d’amatrice crĂ©dule de paranormal (elle-mĂȘme fait une comparaison avec les fĂ©es et les lutins dans l’introduction de son ouvrage), dĂ©chue de son statut de chercheuse objective, Jacqueline RoumeguĂšre-Eberhard fait front dans un premier temps puis se retire du devant de la scĂšne, poursuivant sa carriĂšre universitaire dĂ©sormais loin des projecteurs.

Dans le livre, Un tableau reprend les caractéristiques propres à chacun des X

La dĂ©couverte scientifique du siĂšcle ? peut-ĂȘtre que Jacqueline RoumeguĂšre-Eberhard Ă©tait trĂšs proche d’obtenir un rĂ©sultat dĂ©cisif, car ce qu’elle a collectĂ©, en quelques annĂ©es de recherches de terrain seulement, est vraiment impressionnant. On ne peut s’empĂȘcher d’imaginer ce qu’elle aurait pu accomplir si quelqu’un, une institution, un mĂ©cĂšne, avait pu lui permettre de poursuivre son Ă©tude, car elle affirmait vouloir organiser une expĂ©dition scientifique qui n ‘a finalement jamais eu lieu..  Mais Jacqueline RoumeguĂšre-Eberhard souhaitait-elle vraiment que le monde dĂ©couvre les X?  

Plusieurs raisons, pourraient expliquer ce rendez-vous manquĂ©, un de plus, entre l’homme sauvage et la science. Son ouvrage est, c’est frappant, dĂ©libĂ©rĂ©ment non scientifique, dans la forme. Ce n’est certes pas un problĂšme en soi, mais c’est particuliĂšrement remarquable de la part d’une chercheuse rompue Ă  la rĂ©daction de publications en sciences humaines. Et tout sauf anodin lorsqu’il s’agit potentiellement de « la dĂ©couverte scientifique du siĂšcle Â».

Le livre commence par un rĂ©cit autobiographique sous forme de poĂšme. Il n’y a pas de cartes, un seul tableau, pas de camemberts, de liste, quasiment rien sous forme de donnĂ©es utilisables par autrui. Les lieux exacts sont d’ailleurs tenus secrets, indiquĂ©s par des numĂ©ros. Il n’y a pas de moulages d’empreintes, pas vraiment de croquis de tĂ©moin, ni de portrait-robot.

A peu prĂšs au mĂȘme moment, Bernard Heuvelmans publiait cet ouvrage important

C’est une dĂ©marche ambiguĂ«, que Bernard Heuvelmans n’a pas manquĂ© de relever. Dans sa longue prĂ©face il tente notamment d’imaginer Ă  quelles espĂšces connues peuvent se rapprocher les X, ( par exemple, les australopithĂšques se divisent en variĂ©tĂ© graciles ou robustes) mais il exprime aussi clairement son dĂ©sarroi. J’avoue que je n’ai jamais lu une prĂ©face ĂȘtre aussi critique avec le livre qu’elle prĂ©cĂšde. Bernard Heuvelmans semble dĂ©noncer ce qu’il ressent comme une mise Ă  l’écart, l’absence de partage, une sorte de manque de confiance de la part de Jacqueline RoumeguĂšre-Eberhard. ( Il la surnomme «  la mystĂ©rieuse madame X » !). Comme si les X ne pouvaient exister sans elle. (par ailleurs, nommer chaque type de crĂ©ature par une lettre et un numĂ©ro, nous prive du nom traditionnel, vernaculaire, que doivent, on l ‘imagine donner les Massais Ă  ces crĂ©atures.

D’aprĂšs la thĂ©orie dites East Side story, proposĂ©e par Yves Coppens en 1983, l’humanitĂ© est nĂ©e dans l ‘est de l’Afrique ( Tanzanie, Kenya, Ethiopie)

Amer, il semble ici prĂ©voir le destin qui guette ces travaux, la curiositĂ© amusĂ©e puis le risque de l’oubli. On peut Ă©prouver un sentiment de gĂąchis, face Ă  ce travail immense, jugĂ© injustement, mais qui subsistera tout de mĂȘme Ă  travers cet ouvrage.

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Cet livre est en fait la suite d’un prĂ©cĂ©dent intitulĂ© The Secret Elephants, dans lequel l’auteur mentionnait briĂšvement l ‘otang

EspĂ©rons seulement que Beyond the secret Elephants recevra l’écho qu’il mĂ©rite. Gareth Patterson est auteur de 10 ouvrages, beaucoup de best-sellers, en Afrique du sud. Gareth Patterson, est une cĂ©lĂ©britĂ© lĂ -bas, c’est un dĂ©fenseur emblĂ©matique de la faune sauvage, un Ă©cologiste Ă  la mode sud-Africaine, un personnage Ă  l’allure Ă  mi-chemin entre un explorateur et Tarzan.

Attention, s’il pourrait sembler dĂ©placĂ© de s’afficher dans une telle proximitĂ© avec des animaux sauvages, il faut savoir que Gareth Patterson mĂšne un travail acharnĂ© pour sauvegarder la faune d’Afrique du Sud. Il a dĂ©veloppĂ© notamment un rĂ©seau de parcs zoologiques, qui ne se visitent pas, dont le seul but est de recueillir et de soigner des animaux sauvages blessĂ©s.  Il Ă©tait proche de Georges Adamson, activiste de la cause animale, dĂ©fenseur des lions, assassinĂ© par des braconniers en 1989 au Kenya.

DerriĂšre le bus de l ‘Ă©quipe de France, les forĂȘts qui abriteraient l’Otang

Knysna, pour les français, est trĂšs connue, c’est plus que le nom d’une localitĂ©, depuis l’échec rocambolesque de l’équipe de France de football lors de la coupe du monde de 2010, c’est un synonyme de honte nationale comme la Berezina, Waterloo, ou Trafalgar.

Cela ne rend pas hommage Ă  cette ville situĂ©e sur la cĂŽte sud-Africaine, Ă  500 kilomĂštres Ă  l’est du Cap. Au nord, dĂ©bute une rĂ©gion de montagnes recouvertes de forĂȘts tropicales, d’environ 60000 hectares, bordĂ©e par le Tsitsikamma National Park. C’est une zone trĂšs humide, de type Afromontane, terme qui dĂ©signe les Ă©co systĂšmes trĂšs riches propres aux forĂȘts africaines de montagne. On y trouve notamment l’élĂ©phant, le lĂ©opard, l’antilopes imbabala, le cĂ©phalophe (une antilope naine), le potamochĂšre ( sorte de phacochĂšre), le Vervet bleu, un singe de la famille des CercopithĂšques, sans compter les nombreuses espĂšces oiseaux, reptiles, amphibiens et insectes. Les X du Kenya, comme l ‘otang d’Afrique du sud vivent dans un environnement de type Afromontane.

Au dĂ©but des annĂ©es 2000, les autoritĂ©s locales dĂ©clarĂšrent que la population locale d’élĂ©phants Ă©tait Ă©teinte, car il n’y restait plus qu’un seul vieux mĂąle. Les Ă©lĂ©phants de Knysna sont particuliers, ils vivent en pleine forĂȘt tropicale, et sont les reprĂ©sentants de leur espĂšce qui vivent le plus au sud de la planĂšte.

Gareth Patterson, choquĂ© par cette nouvelle, et Ă  la fois animĂ© par l’intuition qu’il y avait encore quelque-chose Ă  sauver quitte alors les paysages de savane du nord du pays, pour venir enquĂȘter lui-mĂȘme. Pendant prĂšs de 10 ans, il parcourt Ă  pied les sentiers des forĂȘts de Knysna, refusant de croire que ces bois sombres et humides, masquĂ©s par la brume une bonne partie de la journĂ©e ne puissent pas abriter une population viable d’élĂ©phants.

Les forets de Knysna, aujourd’hui protĂ©gĂ©es, ont Ă©tĂ© exploitĂ©es pendant longtemps, Gareth Patterson a pu prouver qu’Adam un des Ă©lĂ©phants avaient Ă©tĂ© abattu non pas par des braconniers, mais par un garde chasse en 1971.
Un éléphant de Knysna récemment prit sur le vif

Finalement Gareth Patterson avait raison, les Ă©lĂ©phants sont encore lĂ  bien prĂ©sents. Au fil de son Ă©tude de terrain, il va accumuler des Ă©lĂ©ments sĂ©rieux : des traces de passages, des empreintes, puis il aperçoit lui-mĂȘme certains spĂ©cimens, car il identifie une zone dans laquelle il se rendent frĂ©quemment. Enfin en liaison avec un gĂ©nĂ©ticien amĂ©ricain ( Pr Logi Eggert) qui dĂ©veloppe un protocole d’analyse spĂ©cifique, il rĂ©ussit Ă  prouver dĂ©finitivement la survie des Ă©lĂ©phants de Knysna (dont au moins cinq jeunes femelles), et il raconte tout dans son ouvrage paru en 2009 :  The secret Elephants.

Mais voilĂ , trĂšs rapidement, alors qu’il recherchait des preuves de vie laissĂ©es par les Ă©lĂ©phants, Gareth Patterson s’aperçu qu’il n’était pas tout seul dans ces forĂȘts. Il va ainsi faire lui-mĂȘme plusieurs rencontres avec l’otang, qu’il raconte chacune dans son livre. La premiĂšre survient alors qu’il guide un groupe de touristes allemands sur la piste d’élĂ©phants, en plein cƓur de la forĂȘt. Ils observent un humain Ă©trange disparaĂźtre derriĂšre des rochers.

Gareth Patterson «  Quand vous apercevez une sorte d’humain, bipĂšde et complĂštement velu, votre vie change Ă   jamais. (
) C’était il y a 17 ans que j’ai vu mon premier otang, et cela m’a laissĂ© dans un Ă©tat de choc profond, et d’incomprĂ©hension. Â» Gareth Patterson insiste, Ă  juste titre dans son ouvrage sur ce trouble ressenti Ă  la suite d’une observation. Pour lui c’est systĂ©matique, chaque observation d’un homme sauvage s’accompagne, chez le tĂ©moin, d’un syndrome de stress post traumatique. Pour Gareth c’est l’effet ressenti lorsque l’on voit quelque-chose d’impossible.

Un jour alors qu’il marche le long d’un sentier peu frĂ©quentĂ© il se sent observĂ©. Il repĂšre Ă   sa gauche, Ă  couvert sous des sapin, un hominidĂ© recouvert d’une fourrure roussĂątre qui semble le regarder. HabituĂ© aux rencontres animales fortuites, Gareth Patterson continue de marcher comme si de rien n’était. Mais quelques instants aprĂšs il est rattrapĂ© par le choc de la rencontre et doit rester un long moment assis par sur le sol. Cette fois ci il a eu un meilleur aperçu de la crĂ©ature, qui pour lui Ă©tait une femelle : «  La fourrure Ă©tait rousse, elle mesurait environ 1m80, et elle s’est dĂ©calĂ©e lĂ©gĂšrement vers la droite de l ‘arbre derriĂšre lequel elle se cachait. Je savais qu’elle m’observait, avec une sorte de curiositĂ© Â» Un tĂ©moin dans le livre affirme avoir longuement observĂ© un spĂ©cimen de plus de 2 mĂštres de hauteur.

Un autre tĂ©moin raconte ce qui serait arrivĂ© Ă  son frĂšre, contremaĂźtre pour une grande compagnie forestiĂšre de Knysna. Un jour il trouve un de ses employĂ©s assis par terre, au lieu de travailler. Le contremaĂźtre le prĂ©vient qu’il risque de se faire renvoyer sur le champ, mais l ’employĂ© proteste vigoureusement. Comment pourrai-je travailler je suis trop choquĂ© parce que j ‘ai vu. Mais qu’est-ce que tu as vu ? lui demande le contremaĂźtre. Le gros homme-singe qui Ă©tait juste lĂ  derriĂšre dit l ’employĂ© en montrant un espace entre deux arbres, vide. N’importe quoi dit le contremaĂźtre, retourne travailler. Chef il est revenu ! le contremaĂźtre se retourna et pu observer l’Otang qui s’Ă©loignait en se faufilant entre les arbres. Les autres travailleurs les trouvĂšrent assis tous les deux, muets, par terre, plus d’une demi heure aprĂšs la rencontre.

Selon Gareth Patterson, les forĂȘts de Knysna sont Ă©galement le théùtre de disparitions mystĂ©rieuses. En 2004, Seteline Moos, ĂągĂ©e de 13 ans, disparaĂźt dans la forĂȘt au cours d’un picnic. Au cours des recherches les sauveteurs ont repĂ©rĂ© une courte suite de pas, attribuĂ©e Ă  Seteline, et immĂ©diatement derriĂšre, Ă  quelques mĂštres, d’étranges traces de grands pieds nus. Pour certains elle Ă©tait suivie par un otang.

Croquis de Gareth Patterson

Au contraire de l’ouvrage de Jacqueline RoumeguĂšre-Eberhard, les tĂ©moignages, bien moins nombreux, ne sont pas trĂšs prĂ©cis quant Ă  la description de la crĂ©ature. LĂ  encore on peut prĂ©voir que vraisemblablement, cet ouvrage n’arrive pas Ă  prouver l’existence rĂ©elle de l’otang, Ă  ma connaissance aucune investigation scientifique n’est encore venue tenter de vĂ©rifier l’affirmation de Gareth Patterson. NĂ©anmoins on ne peut que constater le courage avec lequel il prend parti publiquement, avec enthousiasme, en faveur de l ‘existence rĂ©elle des hommes sauvages en Afrique du sud.

9 commentaires

  1. Bonjour. Existe-t-il des estimations de hauteur de ces crĂ©atures dans le livre lui-mĂȘme ? Je ne l’ai pas, mais une source dit que le X1 mesure de 1,8 Ă  2,5 mĂštres de haut, mais une autre dit seulement 1,65 mĂštre de haut. S’il y a des estimations de taille pour ces crĂ©atures dans le livre, veuillez me faire savoir ce qu’elles sont.

    Sur une autre note, le X2 sonne trĂšs humain, mais en mĂȘme temps trĂšs Ă©trange. Il est grand, mince, sans poils et sans barbe, comme un humain. Mais il a la peau blanche, trĂšs inhabituelle pour une tribu africaine indigĂšne. Et il ne semble pas aimer le feu, peut-ĂȘtre n’utilise-t-il mĂȘme pas le feu pour cuisiner sa nourriture. Et j’ai lu dans quelques sources que c’est nocturne, apparemment ? Cela semble assez dĂ©rangeant, presque. Pourtant, il serait d’une grande valeur pour la science de trouver l’un de ces « X-men », en quelque sorte, bien que mes favoris soient les X1 et X2.

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    1. Bonjour, pardon pour cette réponse tardive. JRE fournit un tableau sur les mesures envisagées pour X1 dans les annexes.
      taille : 1 mĂštre 85. Je n’ai pas vu de donnĂ©es aussi prĂ©cises pour els autres X. En effet, X2 est trĂšs Ă©trange, lui aussi est dĂ©crit de grande taille.

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      1. Bonjour, merci pour votre réponse.

        J’ai une autre correction Ă  apporter. Il semble que la gamme de X4 s’étendrait au Congo et Ă  l’Ouganda, pas celle de X1. Ou peut-ĂȘtre est-ce la portĂ©e des deux, voire de la totalitĂ©. Malheureusement, les cartes sont un peu difficiles Ă  comprendre. Je m’excuse pour les erreurs que j’ai commises en vous transmettant ces informations.

        Quoi qu’il en soit, il est regrettable que RoumeguĂšre ait gardĂ© secrĂštes les zones de ces hominidĂ©s. Je comprends ses raisons pour ça, ça me déçoit juste en mĂȘme temps, je pense. Cependant, un AmĂ©ricain du nom d’Alex Mistretta prĂ©voit apparemment une expĂ©dition au Kenya pour trouver X. Je n’en connais pas beaucoup de dĂ©tails, cependant, mais c’est nĂ©anmoins une information passionnante.

        Je suis d’accord avec vos commentaires sur les elfes, etc. De nos jours, de nombreuses crĂ©atures mythiques de la culture populaire ne ressemblent probablement pas vraiment Ă  celles que nos ancĂȘtres ou nos ancĂȘtres considĂ©raient comme telles. Les idĂ©es ont beaucoup changĂ© et Ă©voluĂ©. L’idĂ©e que j’ai eue Ă©tait juste une petite idĂ©e amusante. Bien sĂ»r, les Maasai ne penseraient pas aux crĂ©atures magiques X2 comme des elfes, ou au X1 comme des carnivores massifs ressemblant Ă  des gorilles qui pillent et dĂ©truisent des villages, comme des orcs. Mais je suis tout Ă  fait d’accord avec ce que tu dis.

        Soit dit en passant, j’ai entendu de quelques sources les noms de quelques hominidĂ©s X. Le X2 s’appellerait Naibor, ce qui signifie « le blanc ». Dans le livre de Coudray, il dit que le X4 est connu sous le nom de « kapwoopwo » en Tanzanie. Ce sont les seuls noms « X » que je connaisse.

        Enfin, sur une note (un peu) sans rapport, vous m’avez parlĂ© d’un petit singe cryptide nommĂ© Mounzouli au Congo. Connaissez-vous un singe cryptide gĂ©ant d’Afrique, ou de taille humaine ? De plus, avez-vous entendu parler d’un cryptide de chimpanzĂ© ou d’un cryptide de gorille, qui compterait comme une nouvelle espĂšce de l’un ou l’autre de ces genres ? DĂ©solĂ© si ce n’est pas le bon endroit pour demander, et que je pose tant de questions. Si j’en demande trop, faites-le moi savoir. Encore une fois, merci pour votre rĂ©ponse, monsieur. J’apprĂ©cie que vous preniez le temps de rĂ©pondre Ă  mes commentaires.

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      2. Bonjour, c’est un plaisir d’Ă©changer ensemble sur ce sujet.

        Effectivement Alex Mistretta a eu l’excellente intuition qu’il fallait partir au Kenya sur les traces de ces X pour continuer et prolonger le travail de JRE. Nous faisons Ă©quipe pour ce projet, mais pour l ‘instant nous en sommes encore a chercher a rassembler une Ă©quipe de scientifiques crĂ©dibles pour partir sur les traces de ces X. Le dĂ©part n ‘est pas du tout pour tout de suite.
        Il y a Ă©videmment beaucoup d’informations cruciales dans le livre de B.Heuvelmans « Les bĂȘtes humaines d’Afrique ».
        Pour les singes géants, et les cryptides africains nous avons publié plusieurs articles :
        https://strangereality.blog/2021/02/02/anthropoides-inconnus-du-congo/
        https://strangereality.blog/2020/11/18/mokele-mbembe-un-dragon-au-coeur-des-tenebres/
        https://strangereality.blog/2019/10/10/le-tokoloshe/

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  2. Bonjour. J’ai juste besoin de clarifier quelque chose.
    Ces hominidĂ©s sont toujours mentionnĂ©s comme Ă©tant prĂ©sents au Kenya, mais ils sont dans d’autres pays, n’est-ce pas ? Pour les montagnes mentionnĂ©es, Meru et Kilimandjaro sont en Tanzanie, Rwenzori est Ă  la frontiĂšre de la RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo et de l’Ouganda, Elgon est Ă  la frontiĂšre de l’Ouganda et du Kenya, et le Kenya est, eh bien, au Kenya, et est le seul celui qui est complĂštement au Kenya, en fait. Philippe Coudray a une carte de l’endroit oĂč se trouvent les X1 et X4 (ainsi que d’autres cryptides de grands singes africains) dans son Guide des Animaux Caches. Sur cette carte, l’aire de rĂ©partition de X1 semble s’Ă©tendre sur la majeure partie de l’Ouganda et du nord-ouest du Congo. Je pose cette question uniquement parce que le Kenya est toujours mentionnĂ© en relation avec ces hominidĂ©s, et jamais avec les autres.
    Sur une autre note: je trouve intĂ©ressant de voir comment certains de ces hominidĂ©s X pourraient correspondre Ă  des crĂ©atures mythiques europĂ©ennes de type hominidĂ©, du moins celles connues dans la culture populaire. X1, Ă©tant grand et robuste, correspond aux Orcs. X2, Ă©tant grand et mince, correspond aux Elfes. X4, Ă©tant petit et trapu/robuste, correspond aux nains. Je ne mentionne pas X3 et X5 car je pense qu’ils ne sont que des Homo Sapiens et, tout au plus, pourraient ĂȘtre des reprĂ©sentants de tribus jusqu’alors inconnues. C’est tout ce que j’ai Ă  dire.

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    1. En ce qui concerne ma mention de la portĂ©e de X1 sur la carte de Coudray, j’ai fait une erreur : je voulais dire le nord-est du Congo, PAS le nord-ouest du Congo. Excuses!

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      1. Bonjour,
        En effet Jacqueline RoumeguĂšre Eberhard affirmait avoir des informations sur la prĂ©sence des X dans de nombreux pays voisins, mais elle restait concentrĂ©e sur le Kenya, elle Ă©tait spĂ©cialisĂ©e sur ce pays, et les MassaĂŻs, et non sur les hommes sauvages. Dommage bien sĂ»r. D’aprĂšs elle, partout oĂč on trouve un milieu naturel de type afromontane ( pour rĂ©sumer : montages +forĂȘts) , on y trouve aussi des primates inconnus. Pour la localisation, je ne sais pas quoi en penser, j ‘ai le livre de Jean-Luc Coudray, c’est un ouvrage extraordinaire, mais concernant les X, JRE avait pris la prĂ©caution de ne pas rĂ©vĂ©ler les endroits prĂ©cis, ou moins prĂ©cis d’oĂč provenaient les tĂ©moignages. Fautes de donnĂ©es, je ne me risquerai pas Ă  tenter d’Ă©tablir une carte des X, mais j’imagine que Jean-Luc est parvenu Ă  croiser plusieurs sources.
        Pour les crĂ©atures du folklore et de la mythologie, certes nous soutenons l ‘idĂ©e que nos crĂ©atures folkloriques et celles des autres cultures se rejoignent. L’universalitĂ©, des hommes sauvages, des lutins, des dragons, des fĂ©es, etc…Mais il faut faire attention. DerriĂšre ces noms, il y a des descriptions qui varient selon le temps et les Ă©poques, et les contextes culturels. Relativement pour certains, mais si on ajoute les confusions, les usages inappropriĂ©s, il devient difficile de faire un portrait robot stable des Elfes de notre folklore, des hommes sauvages des fĂ©es, des lutins etc…
        Votre dĂ©marche est naturelle et pertinente, je la partage, je pense juste que c’est plus compliquĂ© que cela. Les correspondances les plus Ă©videntes sont, comme le fait JRE, Ă  trouver Ă  mon avis dans l’ arbre gĂ©nĂ©alogique de l ‘espĂšce humaine. D’ailleurs, une info Ă  creuser/vĂ©rifier/infirmer, parmi les scientifiques dĂ©couvreurs d’Homo Habilis, certains ont installĂ© des piĂšges car ils pensaient pouvoir en capturer un spĂ©cimen vivant…

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