A la recherche des dragons vivants 2

Par Richard Freeman

campagne promotionnelle pour la série Game of Thrones, Malaisie 2019

Dragons ailés

Une thĂ©orie intĂ©ressante a Ă©tĂ© avancĂ©e par l’auteur Peter Dickinson, dans un livre remarquable publiĂ© en 1979. Dans The Flight of Dragons, Dickinson tente quelque chose qui n’a pas Ă©tĂ© fait depuis les Monstres mythiques de Charles Gould – expliquer les dragons ailĂ©s et le feu qu’ils crachent comme s’ils Ă©taient de vrais animaux dans le cadre reconnu de la zoologie.

Les illustrations choisies par l ‘Ă©diteur ne rendent pas compte avec exactitude du contenu du livre, et le dessin animĂ© de 1982, intitulĂ© The flight of the dragon n ‘est pas inspirĂ© de l ‘ouvrage.

ImpressionnĂ© par le caractĂšre universel des lĂ©gendes de dragons, Dickinson croyait qu’ils avaient une base vĂ©ridique. Mais la premiĂšre et principale pierre d’achoppement Ă©tait la taille des dragons – des animaux qui, aprĂšs tout, Ă©taient censĂ©s avoir volĂ©. En regardant les reconstructions mĂ©diĂ©vales, il a estimĂ© leur poids Ă  environ 9 tonnes. Pour pouvoir ĂȘtre soulevĂ© grĂące Ă  la puissance musculaire de ses ailes, un dragon de ce poids aurait besoin d’une envergure de plus de 180 mĂštres – beaucoup trop massif pour ĂȘtre rĂ©el. Et comment un animal pourrait-il projeter du feu ? Ces problĂšmes lui semblaient insurmontables, jusqu’Ă  ce qu’ il tombe par hasard sur des images de l’accident du Hindenburg.

Plus grand dirigeable commercial Ă  l ‘Ă©poque, le Hindenburg s’Ă©crase Ă  l’atterrissage le 6 mai 1937, tuant 36 de ses 100 passagers, 14 mois aprĂšs sa mise en service. Un cable d’arrimage, entrĂ© en contact avec le sol humide du New Jersey aurait provoquĂ© un choc Ă©lectrique responsable de la catastrophe

« … un  jour, il m’est arrivĂ© de voir Ă  la tĂ©lĂ©vision un vieux film d’actualitĂ© sur la chute du dirigeable Hindenburg, et presque en un Ă©clair,  toutes mes idĂ©es ont changĂ©. Alors que je regardais la forme monstrueuse se froisser et s’écrouler en flammes, avec les nuages de fumĂ©e tourbillonnant au-dessus, je  me suis dit : il s’est enflammĂ©, puis il est tombĂ© ;  et mon esprit n’a fait qu’un tour. Toutes les piĂšces du puzzle que j’avais assemblĂ©es jusque-lĂ  volaient en Ă©clat et se retrouvaient dans une place diffĂ©rente. J’ai compris que le Hindenburg n’Ă©tait pas seulement une trĂšs grosse machine qui volait- c’Ă©tait une machine qui ne pouvait voler que parce qu’elle Ă©tait trĂšs grande. De mĂȘme, les dragons pouvaient voler parce que la plupart de leurs corps Ă©taient creux et remplis d’un gaz plus lĂ©ger que l’air. Ces dragons avaient besoin d’un corps Ă©norme capable de contenir suffisamment de gaz pour garantir l’élĂ©vation complĂšte de la bĂȘte malgrĂ© son poids. Les dragons n’avaient donc pas besoin d’Ă©normes ailes, parce qu’ils les utilisaient uniquement pour le dĂ©collage et les manƓuvres.

Les dragons respiraient du feu parce cela leur Ă©tait nĂ©cessaire,  une condition indispensable pour rĂ©ussir leur mode de vol spĂ©cialisĂ©.

Un principe proche de celui des montgolfiĂšres a-t-il permis le vol des dragons ?
Serpentum et draconum historiae d’Ulysse
Aldrovandi (1522-1605) mĂ©decin et naturaliste de Bologne, auteur de 3 600 livres imprimĂ©s et d’environ 300 manuscrits dont une histoire naturelle, il possĂ©dait un cabinet de curiositĂ© de 18 000 piĂšces, dont d’aprĂšs lui, un squelette de dragon

La thĂ©orie de Dickinson postule que le dragon a Ă©voluĂ© Ă  partir de grands dinosaures carnivores rapides comme Tyrannosaurus rex. Ils auraient ensuite dĂ©veloppĂ© d’Ă©normes estomacs ballonnĂ©s qu’ils ont remplis d’hydrogĂšne gazeux, rendant ainsi possible le vol. L’hydrogĂšne se formait Ă  partir d’un mĂ©lange d’acide chlorhydrique dans l’intestin, mĂ©langĂ© au calcium des os de leurs victimes.  Mais le gaz provoquait en consĂ©quence la digestion partielle de leur propre structure osseuse. Le calcium prĂ©levĂ© sur leurs propres os Ă©tait donc constamment remplacĂ© par une consommation rĂ©guliĂšre de calcaire. Cela pourrait expliquer la passion lĂ©gendaire des dragons pour l’antre des grottes.

Au départ Peter Dickinson remarqua une représentation de dragon au ventre bombé .
Sa forme mĂȘme suggĂ©rait une sorte poche de gaz. (…) j’avais rĂ©ussi Ă  mettre en place tout ce que je savais sur les dragons – pourquoi ils se promenaient dans des grottes, autour desquelles rien ne poussait jamais, et oĂč des tas d’or pouvaient ĂȘtre trouvĂ©s, pourquoi leur rĂ©gime prĂ©fĂ©rĂ© Ă©taient les princesses, comment et pourquoi ils crachaient du feu, pourquoi ils n’avaient qu’un seul endroit vulnĂ©rable et pourquoi leur sang fit fondre la lame de l’Ă©pĂ©e qui les a tuĂ©s, etc. – tout cela formait une thĂ©orie cohĂ©rente qui montrait autant d’ Ă©tapes nĂ©cessaires dans l’Ă©volution vers le vol plus lĂ©ger que l’air.

Leur vaste corps rempli par ce gaz,  l’animal a agi essentiellement comme un dirigeable vivant. Comme tout chimiste le sait, l’hydrogĂšne mĂ©langĂ© Ă  l’oxygĂšne est trĂšs inflammable. C’est lĂ  que l’attribut le plus cĂ©lĂšbre du dragon – le feu qu’il crache- entre en jeu. Les dragons avaient besoin d’expirer des flammes afin de contrĂŽler leur vol. Pour dĂ©coller, ils gonflaient de gaz leurs estomacs, et pour descendre ils brĂ»laient le gaz en le respirant – peut-ĂȘtre avec un catalyseur chimique, comme le feu.

Son souffle ardent reprĂ©sentait aussi une arme redoutable – un jet de flamme vengeur pour tuer les proies et pour impressionner les autres membres de son espĂšce. Une arme similaire est utilisĂ©e par le colĂ©optĂšre bombardier (Brachinus) qui crache un jet de produits chimiques bouillants sur ses ennemis. Les deux composants chimiques sont produits Ă  partir de glandes diffĂ©rentes, et n’atteignent des tempĂ©ratures aussi Ă©levĂ©es qu’une fois Ă  l’extĂ©rieur du corps du colĂ©optĂšre.

Quand ils sont capturĂ©s, certains de ces insectes bombardiers libĂšrent leur substance Ă  l ‘intĂ©rieur de leur prĂ©dateur naturel, le forçant Ă  rĂ©gurgiter sa proie, encore vivante.

Les ailes des dragons partent elles de l’énorme cage thoracique – un peu comme celle du lĂ©zard moderne Draco volans, une petite espĂšce utilisant le vol planant, souvent appelĂ©e le «dragon volant». Chez le dragon, les ailes Ă©taient recouvertes d’une membrane ressemblant Ă  celle d’une chauve-souris et Ă©taient utilisĂ©es par l’animal pour naviguer en vol.

Draco est un genre de sauriens de la famille des Agamidae, vivant des les forĂȘts tropicales asiatiques. Les 41 espĂšces de ce genre sont appelĂ©es Dragons volants.

Dickinson croit aussi qu’il peut ainsi expliquer certains des aspects les plus Ă©sotĂ©riques des lĂ©gendes du dragon. Le culte de l’adoration des dragons aurait surgi de la peur des gens primitifs d’une crĂ©ature aussi terrifiante. Les fameux trĂ©sors auraient Ă©tĂ© amassĂ©s pour apaiser les monstres. Dickinson dit que les dragons auraient utilisĂ© l’or comme matĂ©riau de nidification car il est non-combustible et assez doux. Leur affection pour les vierges peut avoir sa genĂšse dans le culte humain et le sacrifice de victimes de haut-rang, peut-ĂȘtre nĂ©es et Ă©levĂ©es spĂ©cifiquement pour des sacrifices aux dragons.

extrait de The flight of the dragon, ouvrage que Peter Dickinson qualifie lui mĂȘme de « monographie pseudo-scientifique »

Sa thĂ©orie fournit Ă©galement une bonne raison pour laquelle il n’y a pas de fossiles de dragons connus. En vie, une Ă©paisse couche de mucus le long des parois de l’estomac piĂ©geait le puissant acide chlorhydrique nĂ©cessaire pour produire de l’hydrogĂšne. AprĂšs la mort, la muqueuse n’Ă©tait plus gĂ©nĂ©rĂ©e, et l’acide a tout simplement dĂ©truit le corps de l’animal. La crĂ©ature s’est littĂ©ralement digĂ©rĂ©e. D’oĂč l’absence d’os et de fossiles de dragon. C’est pour cette raison mĂȘme que la thĂ©orie de Dickinson est impossible Ă  prouver. En effet, il s’est pris Ă  son propre jeu, et sa merveilleuse thĂ©orie doit – pour l’instant – rester juste une hypothĂšse allĂ©chante.

Mais les observations de dragons ailĂ©s se produisent encore dans l’Ăšre moderne. Imaginez un globe fantomatique et Ă©thĂ©rĂ© de lumiĂšre qui semble flotter dans le ciel nocturne. En occident, cela serait sans doute appelĂ© un ovni, et certains le qualifierait de vaisseau spatial extraterrestre.

Selon une Ă©tude anthropologique rĂ©cente, les premiĂšres lĂ©gendes de dragons sont arrivĂ©es en Europe au palĂ©olithique, depuis l ‘Afrique
le sud de la Namibie

Pour le peuple Namaqua de Namibie, cependant, cette lumiĂšre signifierait quelque chose d’infiniment plus terrifiant – un dragon de l’apocalypse. Les Namaqua signalent de telles crĂ©atures depuis des dĂ©cennies. Leur serpent volant est dĂ©crit comme Ă©tant de la taille d’un grand python, jaune, mouchetĂ© de brun. De son crĂąne, deux cornes germent, et une paire d’ailes ressemblantes Ă  des chauves-souris poussent derriĂšre la tĂȘte. Le plus Ă©trange :  une boule de lumiĂšre rougeoyante est censĂ©e briller sur son front. Cela rappelle de façon frappante les perles ou les bijoux magiques qui Ă©taient selon les lĂ©gendes incrustĂ©s dans les tĂȘtes des dragons asiatiques. Il serait facile de cataloguer cela comme du folklore indigĂšne, cependant des colons europĂ©ens les ont vus ainsi.

En janvier 1942, Michael Esteruise, 16 ans, s’occupait des moutons lorsque quelque chose sort d’une grotte au sommet d’une colline voisine et lance une attaque.

« J’ai entendu un bruit comme du vent soufflant Ă  travers un tuyau, puis soudain le serpent s’est mis Ă  voler dans les airs, vers moi… .il a atterri avec un bruit sourd et je me suis jetĂ© hors de son chemin. Le serpent a dĂ©rapĂ©, jetant du gravier dans toutes les directions. Puis il s’est Ă©levĂ© dans l’air Ă  nouveau, passant juste au-dessus d’un petit arbre, et est retournĂ© sur le  sommet d’une colline tout proche « 

vue d’artiste du serpent volant namibien

Michael avait Ă©tĂ© envoyĂ© par son pĂšre – propriĂ©taire d’une vaste ferme Ă  Keetmanshoop, dans le sud de la Namibie – pour s’occuper du « mumbo-jumbo Â» indigĂšne qui lui avait coĂ»tĂ© Ă  la fois des hommes et l’argent. Tous ses ouvriers agricoles Ă©taient partis aprĂšs qu’il eut ignorĂ© leurs histoires d’un serpent volant gĂ©ant qui flottait dans les airs au-dessus des montagnes oĂč paissaient ses moutons. Il a finalement mandatĂ© son garçon pour montrer Ă  ces « sauvages ignorants Â» la folie de telles croyances. Le garçon n’est pas revenu. Il a Ă©tĂ© retrouvĂ© plus tard inconscient, et quand il est revenu Ă  lui, a racontĂ© son histoire dramatique. Curieusement, il a racontĂ© que le serpent sentait le « laiton ( alliage zinc + cuivre) brĂ»lĂ© ». La police et l’agriculteur sont venus enquĂȘter juste Ă  temps pour apercevoir le serpent ailĂ© ramper dans sa grotte. Des bĂątons de dynamite allumĂ©s ont Ă©tĂ© lancĂ©s Ă  sa suite. AprĂšs les explosions, ils ont entendu un faible gĂ©missement pendant un certain temps, qui a finit par s’éteindre.

Cet incident a fait l’objet d’une enquĂȘte par une autoritĂ© non moins compĂ©tente que le Dr Marjorie Courtenay-Latimer, une femme immortalisĂ©e Ă  jamais dans les annales de la cryptozoologie comme la dĂ©couvreuse du coelacanthe (Latimeria chalumnae) – un poisson archaĂŻque que l’on croyait Ă©teint depuis 65 millions d’annĂ©es. Elle a interviewĂ© le garçon qui l’a emmenĂ©e sur les lieux de l’attaque. Elle ne pouvait pas voir la bĂȘte, mais observa le grand sillon qu’elle avait creusĂ© dans la poussiĂšre. Elle a Ă©galement remarquĂ© l’absence de petits animaux comme les oiseaux et les rats.

Marjorie Courtenay-Latimer correspondait avec Roy Mackal au sujet des Ă©vĂ©nements de Keetmanshoop, elle lui fit part de son hypothĂšse: pour elle il s’agissait probablement d’un python blessĂ© rendu agressif, au comportement erratique, une thĂ©orie que Roy Mackal rejeta et qui le poussa Ă  venir enquĂȘter lui mĂȘme sur ce dragon africain.
Roy Mackal au Congo dans les annĂ©es 1960 Ă  la recherche d’un autre reptile mystĂ©rieux, le MokĂ©lĂ© BembĂ©

En 1988, le professeur Roy Mackal – mieux connu pour ses excursions au Congo – a enquĂȘtĂ© sur des tĂ©moignages fantastiques issus d’ une propriĂ©tĂ© isolĂ©e appartenant Ă  des colons allemands. Les habitants ont dĂ©crit une crĂ©ature massive sans plumes, d’une envergure de neuf mĂštres, qui a planĂ© entre deux collines distante l’une de l’autre d’environ 2km, au crĂ©puscule. La chose semblait avoir des repaires dans les crevasses des collines.  Les membres de l’Ă©quipe ont dĂ©couvert les restes de carcasses d’autruches dans des zones trĂšs inaccessibles, et ont conclu que les crĂ©atures avaient chassĂ©, avant de ramener leur proie dans la zone du nid. Mackal est retournĂ© aux États-Unis sans avoir trouvĂ© l’animal, mais peu de temps aprĂšs, un membre de son Ă©quipe a eu de la chance. James Kosi – qui Ă©tait restĂ© en Namibie pendant un certain temps – a vu le monstre d’une distance d’environ 300 mĂštres. Il l’a dĂ©crit comme un planeur gĂ©ant, noir, avec des marques blanches.

Au milieu des annĂ©es 1970, la plus intense vague d’observations modernes de dragons a atteint son apogĂ©e. La scĂšne de cet Ă©pisode se trouvait ĂȘtre la vallĂ©e du Rio Grande, et sa star principale :  une horreur reptilienne que la presse a alors surnommĂ© « Big Bird ». La rĂ©gion n’Ă©tait pas une friche dĂ©solĂ©e, mais une zone semi-urbaine cosmopolite du Texas. Des hordes d’adolescents armĂ©s erraient alors dans les rues dans l’espoir d’encaisser la rĂ©compense offerte pour la capture du monstre. Les ornithologues ont essayĂ© dĂ©sespĂ©rĂ©ment d’expliquer la apparitions comme Ă©manant de quelques espĂšces banales et connues. Les pĂ©licans, les hĂ©rons et les hiboux figuraient parmi ces thĂ©ories hĂątives. Ceux qui avaient vu la chose savaient qu’il ne s’agissait pas d’ un oiseau au pedigree normal. Certaines des observations ont Ă©tĂ© faites par des tĂ©moins multiples.

Big Bird fit les gros titres de la presse américaine en 1975

À la mi-janvier 1976, deux sƓurs – Libby et Deany Ford – ont vu un oiseau noir de la mĂȘme taille que «  big bird Â»  qui se cachait au bord d’un Ă©tang prĂšs de Brownsville. En comparant plus tard avec ce qu’elles ont trouvĂ© dans les livres, elles l’ont identifiĂ© comme un Pteranodon – un gigantesque ptĂ©rosaure Ă  crĂȘte Ă©teint il y a 65 millions d’annĂ©es.

L’observation suivante n’Ă©tait pas seulement une observation collective, mais elle a impliquĂ© trois enseignants d’Ă©cole primaire. Le 24 fĂ©vrier, Patricia Bryant, Marsha Dahlberg et David Rendon se rendaient en voiture le long d’une route isolĂ©e au sud-ouest de San Antonio. Ils ont pris peur quand un Ă©norme animal ailĂ© a volĂ© prĂšs du sol sur la route, jetant une ombre Ă©norme avec ses ailes. Le trio a estimĂ© son envergure Ă  plus de six mĂštres. Tous ont dit qu’il avait d’Ă©tranges ailes osseuses. Rendon a Ă©tĂ© particuliĂšrement frappĂ© par cela.

« … il avait d’Ă©normes ailes, mais les ailes Ă©taient trĂšs particuliĂšres comme, il avait une structure osseuse, vous savez, comme quand vous tenez une chauve-souris par les extrĂ©mitĂ©s de l’aile, il y a des os au sommet des ailes et entre les deux. « 

La bĂȘte Ă©tait pratiquement aussi haute qu’un poteau tĂ©lĂ©graphique et a aurait eu une crĂȘte proĂ©minente. En arrivant Ă  l’Ă©cole, ils ont cherchĂ© dans une pile d’encyclopĂ©dies jusqu’Ă  ce qu’ils trouvent une correspondance – le ptĂ©ranodon encore une fois. 

PtĂ©ranodon, d’une envergure de 7m, vivait il y 85 millions d’annĂ©es dans ce qui est aujourd’hui l’AmĂ©rique du nord

Ailleurs, d’autres monstres reptiliens volants ont Ă©tĂ© vus au-dessus de l’AmĂ©rique.

En 1783, un orfÚvre et sa fille ont été pris en chasse sur la colline de Rattlesnake Hill prÚs de Silver Run, Maryland. Ils ont décrit la créature comme « un dragon ardent aux mùchoires béantes ».

Dans une lettre au Fredrick News – un journal dans le Maryland – un homme qui s’est signĂ© « R.B » a affirmĂ© avoir vu un dragon. À 6h30 un matin ce jour de 1883, alors qu’il se tenait au sommet d’une colline, il vit un dragon monstrueux avec des globes oculaires Ă©clatants, une large bouche et une langue qui pendait comme une flamme de ses mĂąchoires. La crĂ©ature s’Ă©lĂšve dans le ciel puis plonge au-dessus du mont Catotcin. Cela rĂ©sonne comme le mĂȘme type de crĂ©ature dĂ©crite plus haut.

En 1873, dans le ciel de Bonham, au Texas, un serpent volant se manifeste. Des hommes travaillant dans une ferme ont vu un serpent rayĂ© jaune, de la taille d’un poteau tĂ©lĂ©graphique, flottant dans le ciel. La crĂ©ature s’enroulait, puis se prĂ©cipiterait vers l’avant comme si elle frappait quelque chose. Peu de temps aprĂšs, la bĂȘte a Ă©tĂ© vue au-dessus de Fort Scott, Kansas.

L’enquĂȘteur en paranormal Ken Gerhard a rĂ©cemment publiĂ© un ouvrage traitant du phĂ©nomĂšne des reptiles volants aux USA

C’Ă©tait peut-ĂȘtre le mĂȘme animal que l’autrice Mari Sandoz avait dĂ©crit plus tĂŽt :

« Dans les moments difficiles de 1857-1858, il y avait ces histoires d’un serpent volant qui planait au-dessus d’un bateau Ă  vapeur de la riviĂšre Missouri, ralentissant comme pour un atterrir… Au crĂ©puscule, c’Ă©tait comme un grand serpent ondulant, entrant et sortant des bas nuages, expirant du feu semblait-il, avec des stries Ă©clairĂ©es le long des cĂŽtĂ©s. « 

La scĂšne s’est dĂ©roulĂ©e dans le comtĂ© de Darlington, Caroline du Nord en 1888. Des tĂ©moins ont affirmĂ© avoir vu un reptile ailĂ© de plu de 4m de long qui volait aussi vite qu’un faucon et qui avait fait un sifflement. Des rapports ont Ă©galement Ă©tĂ© signalĂ©s dans trois comtĂ©s voisins

En 1891, les cieux au-dessus de Crawfordsville, Indiana furent hantĂ©s par un reptile ailĂ© de 6m de long et 2m50 de large qui avait l’habitude de fondre en piquĂ© jusqu’au niveau du sol en battant ses ailes frĂ©nĂ©tiquement. Le dragon s’est manifestĂ© pendant deux nuits puis a disparu.

Crawfordsville Daily Journal, du 5 september 1891: tĂ©moignage de deux tĂ©moins :
[Il Ă©tait] d’environ 6m de large et se dĂ©plaçait rapidement dans l’air grĂące Ă   plusieurs paires de nageoires latĂ©rales. . . . Il Ă©tait d’un blanc pur et n’avait aucune forme dĂ©finie, ressemblant quelque peu Ă  un grand linceul blanc Ă©quipĂ© d’ailettes propulsives. Il n’y avait ni queue ni tĂȘte visibles mais il y avait un grand Ɠil enflammĂ©, et une sorte de sifflement plaintif a Ă©tĂ© Ă©mis par une bouche qui Ă©tait invisible. Il flottait comme un drapeau dans le vents au fur et Ă  mesure qu’il avançait et donnait frĂ©quemment un grand tortillement comme s’il souffrait d’une agonie inexprimable. Pour certains il ne s’agissait que d’un essaim de pluviers kildir dĂ©sorientĂ©s par la rĂ©cente installation de l ‘Ă©lectricitĂ© en ville.

Dans une lettre publiĂ©e dans Occult review de dĂ©cembre 1917, (par un homme qui se qualifiait lui-mĂȘme d’ « aviateur philosophique ») – l’auteur avait Ă©tĂ© informĂ© d’une rencontre entre un pilote aĂ©rien de la PremiĂšre Guerre mondiale et un dragon. Alors qu’il se trouvait Ă  une hauteur considĂ©rable, le pilote avait vu un dragon s’approcher rapidement de lui. Il fit plonger son avion pour Ă©viter une collision avec le reptile colorĂ©. En atteignant la terre, il ne dit rien Ă  ses collĂšgues de peur qu’ils le pensent ivre. Ce tĂ©moignage est suspect d’abord parce que les dĂ©tails manquent. L’auteur,  le tĂ©moin sont anonymes, et l’emplacement n’est mĂȘme pas mentionnĂ©. L’observation peut avoir Ă©tĂ© causĂ©e par la privation d’oxygĂšne Ă  une grande hauteur. Pourtant, un autre tĂ©moignage semblable suffit Ă  re-donner du poids Ă  l’histoire du pilote.

The Occult Review Ă©tait un mensuel illustrĂ© britannique paru entre 1905 et 1951 publiant des articles et de la correspondance ecrits par les principaux occultistes de l’Ă©poque, dont Aleister Crowley
le tĂ©moignage original de l ‘ »Aviateur philosophe »

Une nouvelle fois, l’Occult Review a repris l’histoire avec une lettre de Georges Lajuzan-Vigneau imprimĂ©e en avril 1918. Il affirme avoir vu une lettre dans un journal Français en 1909. L’histoire implique trois aviateurs qui ont rencontrĂ©  dans le ciel un dragon bleutĂ© Ă©norme, qui a rattrapĂ© leurs avions, et a continuĂ© Ă  gentiment voler Ă  la mĂȘme vitesse, parallĂšlement Ă  eux. Les hommes paniquĂšrent, et commencĂšrent Ă  descendre de l’avion, aprĂšs quoi le dragon s’empara d’un des trois pilotes, et s’envola avec lui. Une histoire sombre, avec peu de preuves pour l’étayer.

La lettre originale de Georges Lajuzan-Vigneau

En octobre 2001, Stevenson Fisher de Camden, Minnesota a vu un monstre volant avec une envergure de 7m. La crĂ©ature grise avait des ailes de cuir ou de peau fine au lieu de plumes. Fisher a dit qu’il pouvait voir la lumiĂšre Ă  travers les ailes. Il a volĂ© prĂšs des fils tĂ©lĂ©graphiques et le toit de sa maison. Fisher a utilisĂ© ces repaire pour Ă©valuer la taille du monstre. Il a encore vu la mĂȘme crĂ©ature (ou une autre de la mĂȘme espĂšce) cet hiver-lĂ .

Linda S. Godfrey, chercheuse en cryptozoologie a Ă©tĂ© contactĂ© par des tĂ©moins qui ont affirmĂ© avoir vu des dragons dans le Wisconsin en 2007. Un jeune homme qu’elle appelle «Jim» (un pseudonyme) a Ă©crit ce qui suit …

Autrice, enquĂȘtrice et artiste Linda S. Godfrey a Ă©crit plus de 18 livres sur des crĂ©atures, des phĂ©nomĂšnes et des personnes Ă©tranges

« Le 7 octobre 2007, Ă  Oconto Falls, Wisconsin, certains de mes amis et moi Ă©tions Ă  une arcade maintenant fermĂ©e. Alors que nous Ă©tions Ă  l’extĂ©rieur sur le froid, sous une nuit partiellement nuageuse, l’un des gars qui Ă©tait lĂ , de Green Bay a dit qu’il pensait avoir vu quelque chose dans le ciel. La plupart des gens Ă©taient sceptiques, mais nous avons alors dĂ©cidĂ© de nous allonger sur l’herbe et sur les fourgonnettes et les camions ainsi peut-ĂȘtre nous pourrions voir ce que c’Ă©tait.

AprĂšs une quinzaine de minutes de conversation et de rires, ces Ă©motions ont changĂ© pour la surprise et la stupĂ©faction, tandis que nous regardions un Ă©norme dragon blanc mais bronzĂ© voler au-dessus des nuages. Nous savions qu’il devait ĂȘtre un dragon, parce que comment d’autre voulez-vous dĂ©crire quelque chose dont le vol Ă©tait presque silencieux, qui Ă©tait plus grand qu’un avion, avait une queue et des ailes de chauve-souris, long cou, une Ă©troite tĂȘte pointue et des Ă©cailles?

Je me souviens avoir remarquĂ© les Ă©cailles parce qu’elles reflĂ©taient faiblement la lumiĂšre des lampadaires en dessous. Nous avons pensĂ© que peut-ĂȘtre nous inventions des choses, mais cinq minutes plus tard, il a volĂ© Ă  nouveau, cette fois dans la direction opposĂ©e. Les huit habitants de Green Bay voulaient rester, mais ils ont dĂ» partir. Ils espĂ©raient en voir d’autres Ă  la maison.

Moi et mon ami K, cependant, a dĂ©cidĂ© d’aller Ă  ma maison et se sont couchĂ©s dans la cour et regarder. Ma mĂšre s’est jointe Ă  nous, ne croyant pas vraiment tout cela. Mais alors qu’elle Ă©tait sur le point de partir, un autre grand a volĂ© juste au-dessus de la maison. Si je me souviens bien de ses mots   » Je n ‘en crois pas un mot… Je suis fatiguĂ©e et je vais me coucher…..oh !! …nom de dieu !! « 

Nous en avons vu quelques un plus petits aprĂšs cela, mais pas autant que cette nuit-lĂ . Je crois qu’ils Ă©taient en migration Ă  cette Ă©poque. J’espĂšre que je vais les revoir en Octobre prochain. Quand on en a parle Ă  l’école,  l’une des filles de notre groupe a affirmĂ© avoir vu la mĂȘme chose avec son cousin deux ans plus tĂŽt ».

Depuis 2011 il y a une équipe de football féminin dans le Wisconsin, voici son emblÚme

Linda a plus tard Ă©tĂ© en contact avec la mĂšre de Jim qu’elle surnomme « Janet ». Jim avait tĂ©lĂ©phonĂ© Ă  sa mĂšre pour qu’elle vienne le chercher et lui avait racontĂ© ce qu’il avait vu. Janet pensait que son fils plaisantait et elle est partiele chercher. Elle a remarquĂ© une ombre traversant un parking, puis a vu une boule de feu, bleu avec orange autour traverser d’est en ouest le ciel. Jim lui a dit que lui et ses amis avaient vu la mĂȘme chose avant l’arrivĂ©e du dragon. Janet a ensuite ramenĂ© son fils Ă  la maison.

Linda a Ă©galement parlĂ© Ă  Jill, la sƓur de Jim. Jim l’avait poussĂ©e Ă  rester en place. Le couple gisait sur un trampoline dans leur derniĂšre annĂ©e en regardant le ciel. Ils ont vu une boule de feu foncer d’est en ouest, suivie rapidement d’une autre qui se dĂ©plaçait d’ouest en est. Puis ils ont entendu un cri fort qui a fait aboyer tous les chiens du voisinage. Jill :

« Alors que nous regardions le ciel, venant de l’ouest, de la riviĂšre jusque chez nous, nous avons vu ce qui semblait ĂȘtre – et c’est la seule façon de le dĂ©crire, un dragon. Il voltigeait de haut en bas, ne battant jamais ses ailes, un peu comme une sirĂšne est … en fait il n’a jamais battu ses ailes,  du tout. Et il avait l’air presque crĂšme. Le dessin le montre une vue de dessous. C’est l’estomac m’a rappelĂ© le dessous d’une vache, torse baril, et d’oĂč nous Ă©tions oĂč il avait l’air aussi grand qu’une vache. Je me souviens que la lune Ă©tait trĂšs brillante et pleine cette nuit-lĂ . Il avait une tĂȘte en forme de serpent et une queue longue. « 

La crĂ©ature volait seulement 50m au-dessus de leur maison de deux Ă©tages. AprĂšs avoir regardĂ© des photos de ptĂ©rosaures ils ont jugĂ© que la structure de l’aile Ă©tait trĂšs diffĂ©rente. La famille a Ă©galement vu de plus petits dragons qu’ils ont pris pour ĂȘtre les jeunes des plus grands. Les petites crĂ©atures semblaient jouer en s’encerclant les unes les autres. Elle a poursuivi son tĂ©moignage :

« Je me fiche de ce que disent les scientifiques, ce n’Ă©tait PAS un ptĂ©rodactyle. Je pouvais voir qu’il avait des Ă©cailles nacrĂ©es et pĂąles. Et la boule de feu est venue de sa bouche. Ils Ă©taient beaux et volaient gracieusement. Je pouvais voir qu’ils avaient quatre jambes, aussi. Ils Ă©taient cachĂ©s sous eux comme quand un oiseau vole. « 

Aurores borĂ©ales en 2019 et 2017 au dessus de l ‘Islande, formes qualifiĂ©es par la Nasa qui les a photographiĂ©es de  » surprenantes »

En 2010, le volcan islandais Eyjafjalljokull est entrĂ© en Ă©ruption en crachant des nuages titanesques de cendres dans l’atmosphĂšre et en clouant au sol des avions pendant plusieurs semaines. Un local regardant l’Ă©ruption a vu quelque chose autour du volcan. Il s’est rendu compte que ce qu’il a vu devait ĂȘtre Ă©norme en raison de la grande distance depuis laquelle il observait. Au dĂ©but, il pensait que c’Ă©tait un avion jusqu’Ă  ce qu’il discerne un battement d’ailes..

Dans un e-mail Ă  Lars Thomas, biologiste danois et cryptozoologue, il a dit ce qui suit:

 » Comme je le vois,  il n’y a que deux explications possibles, soit j’imaginais le tout, soit ce que j’ai vu Ă©tait en fait un dragon. Je trouve cela trĂšs difficile Ă  croire, mais lĂ  encore, je ne pense pas que je pourrais imaginer quelque chose comme ça. « 

Le 18 mars 2012, dans la partie sud du comtĂ© de Fayette en Pennsylvanie. Un homme promenait son chien dans une zone rurale vers 23 h 45. Il Ă©tait devant chez lui et loin de toutes les lumiĂšres quand son attention et son regard ont Ă©tĂ© attirĂ©s en hauteur aprĂšs avoir entendu un bruit de hurlement provenant d’au-dessus de sa tĂȘte.

Volant au-dessus de lui Ă  une distance d’environ 150 mĂštres Ă©tait une grande crĂ©ature volante qui, «ressemblait Ă  un dragon« . Comme la crĂ©ature volante passait, il a Ă©tĂ© en mesure d’obtenir un bon aperçu de l’Ă©trange animal volant. Le corps Ă©tait long d’environ 7 mĂštres, d’environ 5 mĂštres 50 de large, et semblait ĂȘtre brillant avec un corps comme rĂ©flĂ©chissant, sans Ă©cailles. Sa couleur Ă©tait foncĂ©e, brun auburn. Au bout des ailes, il semblait y avoir 3 Ă  4 doigts en formes de serres. Les bras autour des ailes semblaient musclĂ©s. Les ailes Ă©taient assez Ă©paisses, pas comme de la peau. Il semblait y avoir une nageoire arriĂšre des deux cĂŽtĂ©s de son corps, et la crĂ©ature montrait une queue en forme de tĂȘte de flĂšche. Le tĂ©moin a Ă©galement vu ce qui semblait ĂȘtre deux pattes arriĂšre allongĂ©es. La crĂ©ature avait une forme de cĂŽne autour de la tĂȘte qui finissait par s’aplatir sur la base du cou.

La caractĂ©ristique physique la plus Ă©trange que le tĂ©moin m’a mentionnĂ©e Ă©tait que la bouche et les yeux Ă©taient illuminĂ©s avec, «une lueur orange trĂšs inquiĂ©tante». Alors que la crĂ©ature survolait un arbre au bas de la cour et s’Ă©loignait au loin, le type entendit un bruit profond, semblable Ă  la corne de brume d’un bateau. L’observation a durĂ© environ 20 secondes.

A suivre : les dragons asiatiques

Richard Freeman, membre Ă©minent du Center for Fortean Zoology, http://www.cfz.org.uk/, il est la dĂ©finition mĂȘme du cryptozoologue : un passionnĂ©, un aventurier, un Ă©crivain, un libre-penseur, quelqu’un qui consacre sa vie Ă  enquĂȘter sur les mystĂšres du monde animal, aux quatre coins du monde. Son dernier ouvrage est disponible notamment ici : https://www.bookdepository.com/Adventures-Cryptozoology-Richard-Freeman/9781642500158

3 commentaires

  1. Tout aussi passionnant…
    L’imaginaire et la rĂ©alitĂ© s’entrechoquent, s’Ă©pousent mĂȘme !
    Cet article est une belle dĂ©monstration de ce que l’humanitĂ© est capable de produire Ă  diffĂ©rents endroits de la planĂšte, avec diffĂ©rentes croyances, diffĂ©rents peuplements, sans mĂȘme se croiser. Au final, tous ces ĂȘtres-humains arrivent Ă  produire une communautĂ© de mythologie, qui n’est pas sans incidence. On est obligĂ© de se poser la question, comment se fait-il qu’il y ait autant de corrĂ©lations entre certaines manifestations, visions, rĂ©cits, traces orales ou Ă©crites ?
    En lisant ces articles, on comprend qu’il existe de maniĂšre assez universaliste une sorte de « communautĂ© de l’inconscient et du symbolisme », une sensibilitĂ© au monde oĂč toutes nos peurs ancestrales se matĂ©rialisent dans la crĂ©ation de tous ces univers de fascination.
    Je pense que je vais introduire votre blog en dĂ©crivant trĂšs humblement ce que sont la cryptozoologie et la cryptoanthropologie, et puis je mettrai le dĂ©but d’un de vos articles, pour la suite il faudra cliquer sur « suite ».
    Je dois trouver l’article qui fonctionne le mieux avec mon blog, afin de ne pas dĂ©router mes abonnĂ©(e)s.
    Je vous prĂ©viendrai, en ce moment je manque de temps…
    Corinne
    P.S: les aurores boréales sont époustouflantes et si mystérieuses !

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    1. Exactement c’est ce que nous aimons , quand les frontiĂšres entre imaginaire et rĂ©el s’estompent. Dissiper des brouillards en abordant sĂ©rieusement le fantastique, l’obscure. Croiser les disciplines, mais pas l’orthodoxie, flirter avec l ‘incongru, l ‘inconvenant, et plus que tout un respect infini pour la parole humaine, la croyance, le tĂ©moignage.
      Plus concrĂštement, les articles oscillent entre histoire du folklore et science » freaks », avec une certaine obsession pour les autres humanitĂ©s, qu’elles soient naines, velues, couvertes d’Ă©cailles…
      C’est bien dommage, mais on doit le constater, ce n ‘est pas dans l ‘air du temps. Corinne, merci de l ‘idĂ©e d’introduire notre blog mais je pense que cela ne sera pas facile Ă  vendre Ă  vos lecteurs. pardonnez moi l ‘expression, mais vous ĂȘtes un oiseau rare !

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      1. Merci pour votre rĂ©ponse, vous ĂȘtes adorable !
        Le film Freaks notamment, je ne suis pas sĂ»re qu’aujourd’hui il jouisse d’une bonne rĂ©putation. À l’heure de la cancel culture, ce genre de cinĂ©ma est surement considĂ©rĂ© comme une abomination. Alors que l’histoire est magnifique. j’adore ce film.
        Bien Ă  vous et surtout continuez !!
        La mode n’est pas une rĂ©fĂ©rence, la culture se fout bien de ce qui est ou pas Ă  la mode. Et votre travail est Ă  la fois culturel, scientifique et historique. Il a sa place en ce monde.
        Corinne

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